variable
Variable.
Variable.
RÉSULTATS SPECTRAUX
brillantes, entrecoupées de zones ou bandes obscures, qui, quand le spectre est complet,, sont au nombre de neuf, disposées comme autant de colonnes cannelées vues en perspective et ayant la partie éclairée du côté du rouge. Le type de cette classe est a d'Orion ; parmi les plus belles, on remarque encore a du Scorpion, Omicron de la Baleine, p de Pégase, a d'Hercule, et beaucoup d'autres belles étoiles dont nous donnons ci-dessus un petit catalogue.
Les spectres de troisième type sont représentés dans la pi. VII (fig. 3 et 4), par deux exemples remarquables, a d'Orion
Fig. 13.
et a d'Hercule. Au fond, ils sont formés de fortes lignes sombres qui séparent des traits plus lumineux d'éclat et de distance inégale, et qui donnent au spectre l'apparence plus ou moins nette de colonnes cannelées vues en perspective. Ces colonnes sont très-nettes et bien visibles dans a d'Hercule et peuvent se réduire au type théorique ci-dessus indiqué Tig.13)'.
Seulement ces deux figures sont comme des limites; dans
1. Comme il n'est pas toujours facile de reproduire exactement ces dégradations par le dessin dans la proportion voulue, on a adopté l'usage de représenter par des courbes leur intensité dans les différents degrés de lumière.
Les ordonnées de la coiirbe sont approximativement proportionnelles à l'intensité de la lumière, et les lettres placées au-dessous sont celles des raies principales du spectre solaire : celles du sodium D, du magnésium 6, F et G de l'hydrogène, dans la position relative qu'elles ont sur ces spectres quand on les reçoit sur la fente par le mécanisrae déjà décrit du petit prisme placé eu avant.
î)6 PHYSIQUE STELLÂIRE
la première de a d'Orion, les raies noires sont très-intenses et les bandes faibles; mais, l'étoile étant variable, les zones deviennent très-sombres quand elle est très-rouge et petite. Elles deviennent donc moins noires et moins larges quand l'étoile est grande. L'étoile a d'Hercule, au contraire, a les bandes très-fortes, et les raies à cannelures des colonnes si fines que quelquefois il est impossible de les séparer; en général, ce sont de simples diminutions de lumière plutôt que de vraies lignes noires nettes. L'étoile Omicron de la Baleine, quand elle est grande, a un spectre à colonnes cannelées; quand elle est petite, il se réduit à de petites raies claires à la place des parties vives du spectre de ce type.
Ces spectres doivent être considérés comme réellement formés de deux autres superposés, l'un formé de zones larges dégradées qui font l'effet des ombres sur une colonne cannelée, l'autre formé des lignes métalliques noires d'absorption. Le premier, par la structure des zones larges, a pour type a d'Hercule, où les cannelures sont ordinairement irrésolubles , même avec le grand prisme objectif; seulement quelquefois , et surtout dans les périodes oili l'étoile avait une couleur rouge-vif, nous avons pu y distinguer aussi des lignes noires, bien qu'elles fussent toujours trèsfaibles.
Avec ledit prisme objectif, elles n'apparaissent pas comme des lignes filiformes et tranchées, mais comme de simples dégradations ou inégalités de lumière. Les lignes de renversement de l'hydrogène sont très-faibles et parfois absentes; au contraire, les raies du sodium, du fer et du magnésium sont très-fortes, ce n'est même probablement pas ce dernier métal que l'on aperçoit; mais plutôt quelque bande du carbone voisine des raies du magnésium. L'hydrogène existe dans ces étoiles, mais il est difficile de le voir, parce
RESULTATS SPECTRAUX
qu'il est en partie renversé, c'est-à-dire qu'il est lumineux.
Pour mieux voir la complication et la richesse de ces spectres, nous renvoyons le lecteur à la figure de celui de a d'Orion, à une échelle convenablement agrandie, insérée dans le tome XXV de VAc. de N. Lincei, où l'on indique l'intensité relative des bandes claires par une plus grande hauteur que pour les autres.
i° Le quatrième type est très-bizarre et varié. Au premier abord, on pourrait croire qu'il rentre dans le troisième en supprimant quelques-unes des lignes obscures. Ainsi, dans
Pig. 14. — Courbe de la lumière dans le 3e typ\
la figure 13, en supprimant les lignes 1, 4 et 6, on a une figure très-voisine de ce type; néanmoins cela seul ne suffit pas, car les colonnes ici sont éclairées en sens contraire, c'est-à-dire que , tandis que , dans le 3« type, la lumière est plus vive du côté du rouge (voy. fig. 14), dans le 4« cas au contraire elle est plus vive du côté du violet (voy. fig. 15).
Fig. |3. — Courbe' de la lumière dans le 4e type.
En outre, la raie obscure du jaune ne coïncide pas avec celle du sodium, mais est moins réfrangible, bien qu'à la
SEGCHI. I. — 7
PHYSIQUE STELLÂIRE
place de D il y ait trace de zone obscure. Bref, dans le» divers exemples, ce type est extrêmement varié. Le plus régulier est l'exemple de la figure 1, pi. VIII, mais il présente diverses particularités sur lesquelles nous reviendrons plus tard.
Ce type comprend quelques étoiles très-curieuses, qui sont, pour la plupart, de couleur rouge sang et de faible