GRANDEUR. MOUVEMENT
En Ai. Eu décl.
1" classe : 180 brillantes, 2,75 2e » 206 moindres. u,G5 3e restant 1276 petites.... 10,34
D'où il suit que les mouvements propres sont en proportion des grandeurs. En séparant les étoiles en simples et en doubles, on trouve que les étoiles doubles ont des mouvements en général plus grands; ils seraient en moyenne, pour les étoiles simples de 9", 28, pour les doubles de 15",01, dans le rapport 1,618.
De cette discussion il ressort : 1° que les étoiles les plus grandes ont des mouvements plus givands; 2" qu'à grandeur égale, les étoiles doubles ont des mouvements plus grands que les simples. La dernière conclusion pouvait être prévue, parce que la division d'une masse cosmique en deux peut être favorisée dans son origine par une impulsion primitive plus énergique et excentrique; nous verrons bientôt l'importance de cette conséquence.
Donc, que les mouvements soient des mouvements vrais, propres aux étoiles, ou qu'ils dépendent simplement du mouvement de l'observateur d'après le principe de la probabilité, on trouve, avec cette seule donnée, que les étoiles les plus grandes doivent être les plus voisines, attendu que l'espace linéaire parcouru par un corps quelconque doit sembler, toutes choses égales d'ailleurs, d'autant plus grand qu'il est plus rapproché. Mais, pour décider si le mouve-
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ment est dû h l'une uu à l'autre de ces causes, il est nécessaire d'étudier plus avant le problème par une autre voie, et de : 1*^ clierchcr quel autre critérium on peut avoir pour connaître la distance relative des étoiles; 2** voir quels mouvements systématiques, dans les apparences, doit introduii'c la considération d'un mouvement propre de l'observateur. Ces deux points nous occuperont bientôt ; nous ferons seulement d'abord une digression indispensable sur la façon d'évaluer, s'il est possible, le mouvement absolu des étoiles, môme quand il se produit dans la direction du rayon visuel, car les mouvements propres relevés avec les iiislrurnents astronomiques ordinaires ne donnent que la composante angulaire du mouvement perpendiculaire audit rayon, et ne nous fournissent aucun renseignement sur le mouvement longitudinal suivant le rayon, non plus que sur leur vitesse linéaire
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