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MOIVEMEMS STELLAIRES
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CHAPiTRl:: II
GOMMENT LE SPEGTROSCOPE PEUT SERVIR A DETERMINER LES MOUVEMENTS STELLAIRES.
Beaucoup de spectroscopistes émineuts pensent que les mesures spectrales peuvent nous donner un moyen trèsprécis de reconnaître même les mouvements absolus dans la direction du rayon visuel. Comme c'est là un point trèsdélicat, nous croyons nécessaire d'exposer la chose en toute impartialité.
A la fin de l'année 1842, Doppler fit remarquer que, si une étoile avait un mouvement propre quelconque, elle devait changer de couleur. En effet, on sait que les mouvements viljratoircs se propagent avec une vitesse um'fonno dans l'espace libre; donc, si le corps vibrant est fixe et si la durée de sa vibration est constante, l'ébranlement moyen est réparti en un grand nombre de zones appelées ondes, toutes d'égale longueur, et l'onde peut se définir « ïcsjKice 2Kircourit par le mouvement ondulatoire durant le temps d'une vibration de la molécule. » Mais si la molécule vibrante est en mouvement vers l'observateur (toujours sui\'ant Dopplei'), les ondes se trouveront raccourcies, par rapport à ce
qu'elles étaient quand la molécule était en iv^pos, car on devra retrancher de leur longueur primitive l'espace parcouru par la molécule pendant la vibration. Vice versa, si la molécule s'éloigne, les ondes s'allongeront de la même quantité. S'il s'agit du son, la liauicur (jntch en anglais, tono en italien) montera dans le premier cas et descendra dans le second. Il en sera de môme si l'observateur s'approche ou s'éloigne de l'origine du mouvement vijjratoire. Pour le son, ces variations ont été démontrées expérimentalement par M. Fizeau, et chacun peut le vérifier en observant le sifflet d'une locomotive, dont le son change notablement de hauteur suivant qu'elle s'approche ou s'éloigne, quand le train passe devant l'observateur. Telle est la théorie de Doppler, admise par beaucoup de savants. Les objections n'ont pourtant pas fait défaut : quelques-uns ont admis seulement l'influence du mouvement de l'observateur et nient celle du mouvement du point vibrant, surtout pour la lumière dont les vibrations sont transversales, bien (fu'ils l'admettent pour le son, où elles sont longitudinales i.
1. A cette théorie, et surtout à sa première partie, ou peut rationnellement opposer ce qui suit. Aussitôt après la première vibration qui sera raccourcie (le fait est exact), la vibration suivante, née de la première, parcourra, dans le temps 0 de la vibration moléculaire, l'espace qui est déterminé d'après la vitesse de propagation propre à l'élasticité du milieu, sans ressentir l'influence du raccourcissement éprouvé par la première. En effet, par la définition même de l'onde, si, dans le temiis ©de l'oscillation moléculaire, le centre vibrant se déplace de -\-u dans le sens de l'œil, en appelant a l'espace que parcourt la Iransmission du mouvement vibratoire pendant le même tenq)s 0, la longueur de la première onde sera o-u, c'est évident; mais il n ' s'ensuit pas que les autres ondes cpii prennent successivement naissance dans le milieu doivent être raccourcies, parce que, dans le temps 0 on se fait la seconde vibration, bien qu'elle n'eut aussi qu'une longui'ur ï-w, rien n'empêche que l'onde primitive, librement formée dans le milieu lluide, ne parcoure son espace a, et par conséquent ne conserve sa longueur normale, due uniquement à l'élasticité du milieu et non à l'impulsion delà molécule vibrante. Alors la translation du centre vibrant n'aurait aucune inUueucc sur la longueur des oudes qui se fonmjut successive-