‹ Les étoiles; essai d'astronomie sidéraleChapitre 17 sur 79 · LE SPECTROSGÛPE ET LES MOUVEMENTS STELLAIRES · texte numérisé non relu

LE SPECTROSGÛPE ET LES MOUVEMENTS STELLAIRES

qui s'éloignerait ou se rapprocherait de l'étoile, et non de celui d'une étoile réellement en mouvement dans l'espace. Nous faisons cette déclaration avec d'autant plus de franchise, que nous avons été peut-être le premier à attirer l'attention des savants sur cette question'. Toutefois, si ces difficultés pratiques peuvent être surmontées, et si la théorie est mise hors de contestation, nous pourrons par ce moyen arriver à étudier les mouvements propres même dans la direction du rayon visuel, et, en les comparant avec le mouvement latéral donné par les observations méridiennes, on pourra déterminer la résultante totale, au moins par approximation. Mais, pour le moment, la petitesse de la déviation, jointe aux doutes théoriques et à la difficulté des expériences, n'inspire pas la même confiance dans cette méthode que dans la méthode ordinaire.

Pour faire voir que nous n'exagérons pas ici les difficultés, nous dirons que, tandis que le spectroscope assignait à la comète de Coggia de 1874 une vitesse vers la terre de 46 milles anglais, cette vitesse n'était en réalité que de 24 milles.

d. Voir le Bulletin météor. de l'observatoire du Collège romain, 18G3, ii"5 1t, 16, 17, et aussi les Comptes-Rendus de l'Ae. des Sciences de Paris, 1 lars 1SG3.

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