‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 148 sur 373 · LES ÉTOILES DU LION · texte numérisé non relu

LES ÉTOILES DU LION

étoiles du Cancer, « et p, ne sont que de quatrième ordre, Bayer a dû, pour le Lion, épuiser presque toutes les lettres de l'alphabet grec pour les quatre premières grandeurs, et il n*a pas compté moins de 29 étoiles de la première à la cinquième grandeur inclusivement.

Cet ordre s'est sensiblement modifié depuis Tan 1603. Ainsi, les étoiles v et ( sont descendues de la quatrième à la cinquième grandeur (en 1693, Maraldi ne vit même l que de 6*), tandis ^e la suivante e gardait toujours son même éclat de quatrième brillante. Il en est de même de n et de r, qui sont également descendues de la quatrième à la cinquième. Sur ces quatre étoiles, l est celle qui a subi la plus forte fluctuation, car Ptolémée, Sûfi, Ulugh Beigh, Argelander, l'ont vue de sixième ; Piazzi, les observateurs d*Armagh, Tout vue de cinquième, Tycho-Brahé, Bayer, Hévélius, Mayer, l'ont inscrite de quatrième, et le plus étonnant peut-être encore, c'est qu'elle est cornplètement absente du grand catalogue de Lalande, qui ne renferme pas moins de 47390 étoiles de la première à la neuvième grandeur.

L'étoile ^ est descendue de la cinquième à la sixième entre Ptolémée et Sûfi, est remontée à la cinquième au temps de Tycho, Bayer et Hévélius, a complètement disparu pour les observations faites par Pigott de 1660 à 1667, est revenue à la sixième au temps de Flamsteed et de ses successeurs. Piazzi l'a notée de 5* 1/2, Lalande deux fois de 6* et une fois de 6* 1/2. Elle est actuellement de 5* 1/2.

L'étoile Ç a été observée par Piazzi 27 fois en ascension droite, et 23 fois en déclinaison, et il ne l'a notée que de quatrième et demie, tandis qu'en général on la note de troisième. La différence est trop sensible pour ne pas être fondée sur une variation réelle. Les observateurs d'Armagh l'ont également notée de quatrième et demie. Elle est actuellement d'une demi-grandeur plus brillante que n.

L'étoile p, autrefois de première, est actuellement de deuxième.

L'étoile p^ paraît également variable. J'ai inscrit pour la date de 1800 l'observation de Lalande, car Piazzi ne Tapas observée. Elle est absente aussi du catalogue de Flamsteed, ce qui porte à croire à un affaiblissement vers cette époque.

Les descriptions anciennes de r, u, f et 69 p* ne concordent pas. Je les ai corrigées de mon mieux.

Si les étoiles 93 et 92 n'ont pas été signalées anciennement, c'est sans doute à cause de leur situation un peu externe.

L'étoile P. IX, 230, remarquée par Hévélius et Flamsteed, était alors plus brillante que ses deux voisines du sud-est et de l'est, qui n*ont pas été remarquées

ÉT0ILB8 PRINCIPALB8 Dl LA CONSTELLATION DU LION DIUZ MILLE ANS ^'OBSERVATION

kXOait -m -fMO 1430 IM im 1610 1700 1796 1800 IMO

« (M0«thM|

P(I>«m6oU> 1

lt

Page 1