CURIEUX SYSTÈMES STELLAIRES
La 61* du Cygne {fig. 275 B) marche vers le nord-est, emportée par un essor rapide de 508^ par siècle, et sa compagne marche à côté d'elle, un peu obliquement : elles se sont croisées à la fin du siècle dernier. L'étoile P. XIV, 212 marche vers le sud-est, avec une vitesse de 202^, et sa partenaire l'accompagne à peu près parallèlement, mais d^une démarche un peu plus lente. Ce sont là des systèmes stel* laires d'un ordre particulier. Nous en avons rencontré d'autres, composés de deux soleils qui voguent dans l'espace absolument parallèlement et avec une vitesse identique : ainsi, depuis Tan 1755 que nous les observons, les étoiles formant les couples de p du Cygne,
Fig. 275. — MouvemenU rectilignes des composantes de la 6l« du Cygne et de celles de l'étoUe P. XIV, 212 du Scorpion.
y du Bélier, v du Dragon, C des Poissons, ^ des Poissons, 6 du Serpent, 16 du Cygne, 20 des Gémeaux, sont restées complètement /ixe« l'une par rapport à Tautre, quoique voyageant assez rapidement ensemble à travers l'immensité.
Nous ne sommes encore, il faut bien l'avouer, qu'à l'aurore de l'astronomie sidérale, et le travail que nous faisons en ce moment pour nous reconnaître dans l'immensité du ciel, ne choisir que les objets les plus évidents et les mieux connus, distinguer les étoiles