‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 186 sur 373 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Fin de la description du Zodiaque.— Lee étoiles de l'automne. Le cAPaicoRifs.

Etoiles doubles faciles à obsenrer. — Le ybrsbau.

nébuleuses remarquables. — Origine des signes du zodiaque.

Nous arrivons ici aux deux dernières constellations du zodiaque, à celles que le soleil traverse en janvier et février et qui par conséquent passent au méridien à minuit en juillet et août, à dix heures en août et septembre, à huit heures en septembre et octobre. La première, celle du Capricorne, se fait remarquer principalement par ses étoiles jf et p, qui brillent dans la direction des trois étoiles de TAigle ( y, a, jB); la seconde, celle du Verseau, est reconnaissable à un groupe d'étoiles ( «, y, ?,>?,«) qui scintillent au-dessous du carré de Pégase, un peu à droite, c'est-à-dire au sud-ouest. Mais faisons successivement connaissance avec elles.

Le Capricorne est, comme on le sait (/îg. 290), un animal mythologique dont la tète rappelle celle d*un bélier et dont la queue ressemble à celle d'un poisson. Dans la disposition des étoiles qui le composent, il n'y a guère que les deux brillantes, « et p, qui aient quelque rapport avec la figure, en représentant une corne toute droite, élevée vers l'Aigle, vers le haut du ciel. Macrobe, au cinquième siècle de notre ère, nous assure que ce symbole du Capricorne a eu pour but de rappeler que lorsque le soleil atteint ce signe du zodiaque, il arrive au plus haut de son cours, « ce qu'il est naturel de représenter par une chèvre, dont l'habitude est de grimper toujours ». Il y a deux mille ans, en effet, le soleil était dans le Capricorne au tropique d'hiver et dans le Cancer au tropique d'été, et encore aujourd'hui les géographes ont l'habitude de tracer sur les globes et planisphères terrestres un cercle à 23** au sud de l'équateur qu'ils appellent le tropique du Capricorne, et un pareil à 23** au nord nommé le tropique du Cancer : ce sont les lieux géographiques au zénith desquels le soleil arrive respectivement le 21 décembre et le 21 juin. Mais nous avons déjà vu que les constellations sont plus anciennes que la formation du zodiaque, et que le zodiaque n'a été tracé qu apris coup, à travers des figures inégales et

hétérogènes, n'ayant aucun rapport primitif avec le cours du soleil. Le mouvement séculaire de la précession des équinoxes remonte actuellement vers le nord toute cette partie du ciel et rend visibles pour nos latitudes des étoiles qui leiur étaient cachées autrefois. Actuellement, c'est le Sagittaire qui s'éloigne à 23 degrés de Téquateiur et occupe la contrée la plus australe du zodiaque.

On trouvera, comme nous le disions tout à l'heure, les étoiles a et p du Capricorne en se servant de la direction indiquée par les trois étoiles principales de l'Aigle; puis dans la même direction, au delà

m. de p du Capricorne, le trian-

'^ '^ gle formé par o, ir, et p qui

. '«^ marque l'œil du Capricorne,

f ^ k;v^^ L'étoile « du Capricorne est

^ une double très écartée, vi-

^K. sible à l'œil nu pour les vues / ^^ excellentes : 3* et 4* gran-

#0 / deur, écartement = 376'; ou

/ 6' 16'. — Les anciens ne l'ont

/ pas dédoublée : ni Ptolémée

/ ni Sûfî ne la signalent à cet

égard. Ils ont remarqué la

petite étoile v qui est à 43' de

/ distance de dt. Les Arabes nom-

f^ia a maient « et p Sad aUdzâbih

4q^ ,^ « lô bonheur du boucher » et

/ ^ «les égorgeuses», parce qu'ils

^ilky(^ ^ regardaient la petite v comme

une brebis égorgée dans son

FIg. 285. -Alignement pour trouver le Carrlcorre. ^j^^^j^-^^ l^ pj^^ ancienne

mention de l'étoile « comme double est celle de Bayer (1603).

La constellation elle-même est peu apparente : elle ne compte comme étoiles brillantes que quatre étoiles de 3* grandeur (a, p,y, i) et cinq de quatrième, assez éclatantes. Parmi ces étoiles, plusieurs présentent des variations séculaires fort curieuses. Ainsi, par exemple, au dixième siècle de notre ère, Sûfi déclare que « Ptolémée a noté C trop brillante en la faisant expressément de quatrième, tandis qu'elle n'est que de quatrième et demie ». Or elle est aujourd'hui, comme du temps de Ptolémée, des brillantes de la quatrième et mieux encore 3,7), tandis que de 1590 à 1756 on ne l'a jamais vue que de cinquième.

4îl

e a subi une diminution et une recrudescence analogues. I et X peuvent être stables vers 4 1/2.

ç, tt et A sont descendues toutes de la quatrième à h sixième grandeur et sont revenues à la quatrième. C'est là une fluctuation bien

L%\HiLL

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% , *■* LE nàt*niCOflNF.

Ifld M4tI1TAUir

Fig. 286. —Étoiles principales de la constellation dn Caprlcorno.

étonnante, bien extraordinaire ; mais comment ne pas l'admettre en présence du nombre et de la concordance des observations?

46 c s*est élevée de la 6* grandeur à 4 1, sous les yeux d'Argelander.

Regardez à gauche de 0 : il y a là une petite étoile qui est tantôt visible à Tœil nu et tantôt invisible. Elle n*a été observée ni par Piazzi, ni par Lalande.

ÉT01LB8 PAINCIPALSS DB LA GONSTBLUlTIOIf DU CAPaiCORMB DBUZ IflLLB ANS D'OBSBRYATION.

ÉTOILES

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Tycho-Bralié a qualifié de nébuleuses les étoiles Ç, o, tt, ct, et il a été suivi en cela par plusieurs astronomes. Cette qualification peut provenir soit d'un aspect nébuleux de l'étoile elle-même, soit de l'impression produite sur la rétine par une étoile très voisine se confondant avec la première. Cette dernière explication peut encore s'appliquer aujourd'hui à l'étoile Ç, attendu qu'elle est accompagnée à 14' d'une étoile de 6* gr. | qui se confond avec elle et qui a pu autrefois être un peu plus brillante et perceptible à Tœil nu. Mais les trois autres ne sont pas dans le même cas. o est double ; mais son compagnon, de V grandeur, la touche presque, à 22'. w est double aussi; mais son compagnon n'est que de 10* grandeur, et presque en contact : 3'. (t n'a aucune étoile dans son voisinage. Le ciel a encore subi là quelque changement.

Au-dessous de a, on trouve Tétoile FI. 4, de sixième grandeur : tout près de cette étoile, un peu au-dessus, une jumelle en montrera une un peu plus petite, qui jette des feux d'un rouge i^bis. C'est Tune des pins curieuses du ciel comme constitution chimique. Son spectre appartient à la classe si rare du quatrième type, comme celui de Tétoilei de la Vierge, de (x Céphée, et des étoiles rouges en général. Intéressante à suivre, car elle paraît varier de 6 à 8.

Les variables connues, périodiques ou irrégulières, de cette constellation, ne peuvent être trouvées qu'à l'aide d'un grand atlas et suivies qu'à Taide d'instruments relativement supérieurs :

R vane de 9 à 14 en u:i an environ

8 7 à 8^ en un temps indéterminé

T — 9 àii en 274 jours

U — 10 i à 14 en 450 jours

Ce sont là des observations spéciales.

Dans les belles soirées de septembre et octobre, dirigez une jumelle sur a : vous la dédoublerez facilement. La distance des deux composantes de ce système est actuellement de 376% comme nous l'avons dit. Estce là un véritable système physique? Les deux astres, de 3* et 4* grandeur, sont-ils emportés par un mouvement propre commun à travers l'espace, en restant fixes l'un par rapport à l'autre, comme tant de couples que nous avons rencontrés dans notre voyage sidéral? Non. La comparaison ^^^-^ST. -L-étolle. du capricorne .ue dan. une Jumelle.

de toutes les mesures prises montre que les deux étoiles s'éloignent lentement l'une de l'autre, avec une vitesse d'environ T par siècle.

Ce mouvement nous donne la clef de Ténigme posée tout à l'heure par le silence des anciens à propos de la duplicité de cette étoile. Du temps d'Hipparque, ces deux astres étaient, en effet, de 2' iV plusrapprochés que de nos jours, et leur distance angulaire ne surpassait guère 4 minutes. Il n'est donc pas étonnant que les anciens astronomes ne se soient pas doutés qu'ils avaient sous les yeux une étoile double. Nous nous trouvons ici dans un cas encore différent de celui

Fig. 288. — Séparation lente des deux étoiles a* et a* du Capricorne.

de 61 Vierge, qui était double il y a deux mille ans et qui ne l'est plus aujourd'hui, parce que Tune des deux a abandonné sa sœur primitive. Dans le cas de « du Capricorne, c'est parce que les deux étoiles

étaient trop serrées qu'on ne les a pas séparées. Depuis le xvii* siècle, les vues excellentes les séparent ; dans quelques siècles elles seront devenues accessibles aux vues ordinaires.

Une forte lunette montre une petite étoile de 12* grandeur à T de a'. Celle-ci est elle-même une double très serrée. On voit deux autres compagnons lointains.

Dirigez aussi une petite lunette vers p. Double écartée :

3' et 7% à 205", jaune orange et bleu ciel. (Jne troisième étoile, de 8* à 9' grandeur, forme avec elles un assez joli triangle.

L'étoile e*, de 5|, se montre accompagnée à 3' d*une petite voisine de septième grandeur.

L'étoile p, de cinquième grandeur, est accompagnée à 4' d'une étoile de 7*J; de plus, elle est double elle-même, assez serrée : le compagnon, de 9* grandeur, est à 3^,8.

(j : 5 |et 10% à 54" ; jaune orangé et lilas ; couple facile. 0 : 6* et 7% à 22'^; bleuâtres ; observation agréable. 7t: 5|et8% à 3'', 4; couple délicat. Ces trois étoiles étaient,

comme nous l'avons vu, qualifiées de nébuleuses par les astronomes du xvii* siècle.

Au-dessous du groupe formé dans la queue du Capricorne par les étoiles dy 7, st et c, on peut voir une étoile de sixième grandeur assez brillante : c'est 41. Pointez une lunette à l'ouest de cette étoile et vous admirerez un bel amas (M. 30), découvert r ig. 280. - La néb. M. 30, Capricorne, en 1764 par Mcssicr qui l'inscrivit comme nébuleuse, et résolu en étoiles par William Ilerschel en 1783. Cet univers lointain parait isolé au milieu d'un immense désert, comme

F ig. 290. ^ Dernières odnsteUatlons sodlaoales. ~ Le Capricorne. — Le Verseau.

ABTRONOMIB. — SUPPL&AŒNT. 5i

il arrive assez souvent; du reste, cette contrée de l^espaceest singulièrement pauvre en étoiles.

On trouvera un autre amas, non moins remarquable, entre les étoiles V du Verseau et p du Capricorne, à peu près sur le prolongement d'une ligne qui partirait de Tétoile 3 du Verseau, de quatrième grandeur, et passerait entre c et /ut. Il y a là une petite étoile de sixième grandeur (P. XX,325) : la nébuleuse la suit à un demi-degré environ. C'est M.72. Elle a été découverte par Messier en 1780, et résolue trois ans plus tard par le télescope d'Herschel. Son diamètre est de près de 2'.

La constellation du Verseau empiète si complètement sur celle du Capricorne, qu'elle s'étend presque au nord sur toute sa longueur, et qu'il serait impossible de faire ime complète connaissance avec l'une sans entrer également en relation avec l'autre. Nous avons dû, sur notre fig. 286, qui renferme le Capricorne tout entier, donner en même temps la partie occidentale du Verseau. L'étude de cette région du ciel est ainsi rendue beaucoup plus facile.

Il y a dans le Verseau un grand nombre de petites étoiles de cinquième grandeur qui, sans être alignées régulièrement, tracent néanmoins une espèce de courant qui peut donner très naturellement l'idée d'un courant d'eau, comme la disposition des étoiles des Poissons a donné l'idée de deux poissons réunis par un ruban.

Ce courant d'eau commence au nord, vers un groupe de quatre étoiles qui a servi à dessiner une urne qui verse l'eau ; il finit au sud vers une brillante étoile de 1" grandeur qui a servi à dessiner un poisson dont la bouche grande ouverte semble avaler ledit courant d'eau. Assurément, tout cela est d'une invention assez naïve; mais il faut se reporter au temps où des imaginations primitives aimaient peupler le ciel d'idées et de faits terrestres : ce vaste ciel devenait moins vide, moins muet, moins froid, moins silencieux. La vie réelle qui remplit de ses accords l'universelle harmonie n'était ni devinée ni pressentie. La grande doctrine de la pluralité des mondes habités, de la vie universelle et éternelle, ne devait s'établir que plus tard, comme complément positif et naturel des progrès de la science; nous nous sentons étrangers à tous ces mondes où règne une solitude apparente et qui ne peuvent faire naître en nos âmes l'impression immédiate par laquelle la vie nous rattache à la Terre ; nos pères ont peuplé comme dans un rêve ces vastes solitudes, et la naïveté même de leurs créations nous séduit en nous faisant revivre un instant en ces époques primitives où les villes, les codes humains, les temples de pierre, les

formes superficielles n'avaient pas encore recouvert de leur écorce les premiers sentiments de l'homme dans la nature. C'est dans ces sentiments, dans ces impressions mêmes, qu'il faut chercher l'origine de ces antiques figure» de la sphère, et non dans l'organisation logique et scientifique du zodiaque, qui n'est venue aussi que plus tard. Ce n'est point daÔ3 le but ^ symboliser des inondations qu'on a mis là un homme yersassbt de Veau et un poisson qui la boit mais seulement à cause de ce vague courant d'étoiles qui en a donné l'idée. Nous devons pen3er que lea auteurs de ces figures n'habitaient point les plateaux de l'intérieur des continents, mais qu'ils vivaientsur les rivages de la mer, la vie nautique entrant pour une part sensible dans leur existence, car l'élément aq^^tiq^u^e domine ici dans toutes ces images : le Verseau, le Poisson anislaraî, la Baj^ine, les Poissons. Cette simplicité n'est pas sans charmes. Considérez un instant notre fig. 290 : les additions faites par les modernes n» son;t vraiment pas heureuses et jurent singulièrement avec l'aspect primitif : un microscope sous les pieds du Capricorne ; ua aérostat SOI» le ventre du même animal; un chevalet de sculpteur sur la tête du poissoo. ! La simplicité antique a disparu.

U aérostat f dessiné par L^ande en 1798, en souvenir de ses propres ascensions,, est encore la constellation moderne la mieux inspirée, car un ballon va de lui-même se placer tout naturellement dans le ciel. Pour ma part, j'aime voir cet aérostat sur cette figure, et je garderai toute ma vie le plus sympathique souvenir de ce globe céleste qui déjà m'a emporté douze fois dans les plaines azurées, et qui dans ces divers voyages aériens, accomplis de nuit comme de jour, m'a causé des impressions à nulle autre pareilles. Mais il faut quelquefois savoir réprimer sea sympathies personnelles, et l'aéronaute s'éclipse devant lastronome lorsqu'il s'agit de mettre de la clarté dans la description des étoiles, de simplifier l'étude du ciel et d'en rendre la connaissance aussi générale que possible. Je suis donc absolument d'avis d'effacer ce dessin et délaisser le Capricorne, le Verseau et le Poisson austral reprendre leurs antiques et classiques frontières.

Cette belle étoile du Poisson austral, nommée Fomalhaut (de l' Arabo fom-aUhiit a la bouche du poisson »), est l'étoile de première grandeur la plus australe que nous puissions admirer de nos latitudes : elle marque le 30* degré de déclinaison. Nous ne pouvons la voir qu'en septembre vers 1 1 heures, en octobre vers 9 heures, en novembre vers 7 heures, et comme c'est aussi là la saison du Verseau,, nous pouvons nous servir de cette brillante étoile australe et du carré de Pégase pour trouver les principales étoiles du Verseau.

Poissons

Tournez-vous vers le sud, prenez en main le tracé ci-dessous, fig. 291 , et faites descendre une ligne idéale des deux étoiles de droite, |3 et a,

du carré de Pégase : avant

f^^ ^ ^^ d'atteindre Thorizon, cette

f ligne rencontrera Fomal-

j haut. Sur son chemin vous

Carre de Pesase i trouverez d'abord un petit

j triangle appartenant à Pé-

j gase ; puis y et p des Pois-

i sons ; puis 9, x et trois ^ du

^ Verseau. A droite de ce

groupe vous remarquerez

\ de 4* grandeur, puis,* en

descendant, t, de 4* ; d, de

3* et c* de A\ Entre a de

Pégase et f du Verseau, il

est facile de trouver, à

I l'ouest, les étoiles », Ç, y, ir,

puis a.

Cette constellation s'appelait chez les Grecs Hydrochos , chez les Latins AqiiariuSy chez les Arabes Sâkib al-mâ, ce qui, dans toutes ces langues, signifie un homme qui verse de Teau. Les Arabes appelaient aussi le groupe formé par a et 0 Sadalmalick « le bonheur du royaume », et le groupe formé par /3, l a les événements heureux» ; c'é-

Fig. ÎM)!. - Alignement pour trouver le Verseau. taient là deS étoilcS de boU

augure : elles S3 levaient au temps où le froid finit et où la fécondité commence.

Les deux étoiles principales, a et p, que Ton trouvera au sud de la tète de Pégase et du Petit Cheval, sont de deuxième grandeur et demie, presque de troisième, et de nuance rougeàtre; la plus brillante ensuite est cï, au sud-est de « : elle est de troisième grandeur; viennent ensuite ?I et X. Y a du diminuer d'éclat depuis la classification de Bayer,

*X Vçrsew

^omëUikut

car la position de cette étoile n'est pour rien dans le rang qu'il lui a donné.

X. diws Turnc du Verseau, au sud des trois étoiles y, C, », a augmente d'éclat entre Tcpoque de Ptolémée et celle de Tycho-Drahé.

Fig. 2W, — Principales étoile» de la constellation du Verseau.

En effet, Ptolémée passe absolument cette étoile sous silence. Voici sa description de cette région :

9 L'étoile qui est dans le coude droit 3» 9*30' -*" ^"^f' ^

10 La boréale des trois qui font la main droite. 3* 11.40 -+- 10.45 «

il L'occidentale des deux autres 3« 12. 0 -4- 9. 0 C

12 L'orientale 3« 13.20 + 8.30 ij

23 Ala sortie de l'eau, hors de la m:\in 4« 15. 0 "*" ^'.ft !

24 Près de celle-ci, au midi . 4« 14.50 -l- 0.10 X

25 Plus loin, après la courbure 4« 17.40 — l.iU H

La 23* manque au ciel aujourd'hui. La position de Ptolémée seraitelle erronée ? Proviendrait-elle d'une observation inexacte de Tétoile » qui est dans ce voisinage et qui est absente de la description de Tastronome alexandrin ? L'hypothèse n'a rien que de très plausible. Voyons ce que dit Sûfî dans sa révision d'à lAlmageste.

■ La S3« est la première étoile à rembouchore de Teau, au-dei^sous des quatre de la main droite (les Ô-, 10% 11' et 12* ), Entre elle et la 12* fi)), il y a plus de quatre coudées* Elle est de la quatrième grandeur, Eatrô la 12* et la 23*, il y a une étoile dont Ptolémée n'a paa parlé*

n La 24* {l) suit la 23*, un peu vers le sud, et est des petites de la quatrième

Srandeur ; entre ces deui il y a plus d'une coudée. La 25* (h) suit la 24* à plus ■une coudée vers le nord-eat. >

D'après cette description, l'étoile e, qui se trouve précisément entre 1 et la position de Tétoile disparue, aurait existé au ciel en même temps que celle-ci. La coudée arabe représentait environ 2*; quatre eoudées représentent donc environ 8 degrés, et comme » n'est qu'à quatre degrés de n/û serait d'autre part impossible de lui appliquer la position de Tétoile disparue* D'ailleurs Sùfi a bien réellement observé le ciel de ses propres yeuji ; nul ne le conteste. Donc la 23' étoile des catalogues anciens a bien réellement disparu du cieL

Notre /îg< "293 met en comparaison les quatre plus ancien nés re-

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