‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 190 sur 373 · LES SIGNES DU ZODIAQUE M · texte numérisé non relu

LES SIGNES DU ZODIAQUE M

tracé par le cours de la Lune et des planètes ; mais il n'y a pas plus de trois mille ans que notre zodiaque actuel est dessiné.

Nous parlions tout à l'heure de Fomalhauti ou a du Poisson austral. Remarquons à ce propos que Aldébaran du Taureau, Ântarès du Scorpion, Régulus du Lion et Fomalhaut se trouvent à peu près à angle droit Tune avec Fautre et partagent le ciel en quatre parties ^^es. Ces quatre étoiles, brillantes et remarquables, appelées aussi étoiles royales, étaient vénérées par les Perses 2500 ans avant notre ère, comme les quatre gardiens du ciel. Alors Aldébaran, ou l'œil du Taureau, était dans Téquinoxe du printemps et gardien de l'est; Antarès, ou le cœur du Scorpion, se trouvait précisément dans l'équinoxe d'automne et était le gardien de l'ouest; enfin Régulus, le cœur du Lion, n'était qu'à une petite distance du solstice d'été, et Fomalhaut, à une petite distance du solstice d'hiver, de manière à désigner pour les Perses le midi et le nord. C'est sans doute de ces mêmes étoiles que parle le Chou-King, le monument historique le plus ancien et le plus authentique de la Chine, lorsqu'il rapporte que l'empereur Yao, vers Tan 2357 avant notre ère, ordonna aux astronomes Hi et Ho d'observer d'étoile Niao du printemps; l'étoile Ho de l'été; l'étoile Hiu de l'automne, et l'étoile Mao de l'hiver, en vérifiant en même temps l'ombre du soleil ». Â cette époque lointaine, ces quatre étoUes réglaient la mesure du temps et le calendrier; elles réglaient même les affaires politiques.... Mais de tous les peuples anciens qui les ont consultées, Ég3rptiens, Babyloniens, Perses, Mèdes, Chinois, tous ont disparu, excepté cette étrange Chine qui semble cristallisée depuis quatre mille ans.

On s'est souvent demandé quelle est l'origine des signes par lesquels chacime des douze constellations zodiacales est représentée depuis un temps immémorial. Les voici, tels qu'on les reproduit encore aujourd'hui dans les almanachs :

V^kmm

m WiMT

Tii^ctait CémuÊax Cnetr

Lioav

^•Tgt

BtfaiMf

xr

Sur ces douze signes, six sont faciles à expliquer : — Deux poissons dos à dos, — Cornes de bélier, —Tête de taureau,— Balance,— Flèche

Page 1