SS B.A.C
l'étoUe polaire en vingt-quatre heures. Cette dernière remarque est importante pour trouver les constellations circumpolaires : leur direction change d'une heure à Fautre autour de l'étoile polaire, qui, seule, reste fixe : elles sont tantôt au sud, tantôt au nord, tantôt à l'est, tantôt à rouest; mais les rapports mutuels entre les étoUes ne changent pas, et par conséquent on peut toujours les chercher et les trouver La comparaison séculah-e des étoiles inscrites au petit tableau
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LES CONSTELLATIONS. — CASSIOPEB
précédent montre que parmi elles plusieurs paraissent avoir augmenté d'éclat, notamment les étoiles ^, o, ir, p, ^ et t; ce fait de plusieurs étoiles subissant une variation analogue dans une même région du ciel n'aurait rien d'extraordinaire, car l'analyse spectrale nous montre certaines prédominances de constitution chimique et physique particulières à certaines régions du ciel. L'étoile  est assez difficile à identifier sûrement entre les difl^érents catalogues; mais il ne me paraît pas douteux, toutefois, que ce soit celle que Tycho Brahé appelle Media Scabelli et que ce soit, non la 24% mais la 25* d'Hévélius. Or, cette étoile et la suivante sont absentes des catalogues d'Hipparque et d'Ulug Beigh, ce qui porte à croire qu'à ces époques elles n'étaient pas de quatrième grandeur, comme elles le sont aujourd'hui; d'ailleurs, Tycho et Bayer les ont notées de sixième. Cependant, elles ont déjà été vues de quatrième par Sûfi au dixième siècle. Il ne semble donc pas douteux que ces deux étoiles aient varié entre ces deux ordres d'éclat. — Les trois dernières étoiles de notre liste paraissent augmenter lentement.
On constate sur a des variations légères, de 2,2 à 2,8. La palme de la consteUation appartient actuellement à y : le 29 mars 1880, j'ai trouvé y = 2,0, p=: 2,2 et a= 2,5. Ainsi varient, lentement ou rapidement les soleils qui brûlent dans l'infini : il n'est rien de constant ni d'étemel.
L'étoile ^, notée anciennement de 6% a été notée de 4* 1/2 par Piazzi. C'est une étoile triple, composée d'une belle étoile jaime et de deux petites de 9* et 10* grandeurs, qui, à l'œil nu, ne lui ajoutent aucun éclat. Nous avons certainement là sous les yeux une étoUe variable, car la comparaison d'un grand nombre d'observations donne :
Tycho Brahé, 1590 .... 6«.
Bayer, 1603 G».
Flamsteed, 1700 5.5
Flammarion, 1880 .... 5,5
Hévélius, 1660 5.0
Struve, 1832 5,0
Piazzi, 1800 4.5
Struve, 1827 4,0
Secchi, 1857 4,0
U serait intéressant de la suivre avec attention, simplement à Tœil nu. Au télescope, son intérêt s'accroît par son petit compagnon bleu, de 9* grandeur , que l'on découvre à 29^, et qu'une bonne lunette dédouble lui-môme en deux étoiles de 9* et 10* grandeurs, écartées seulement à 3' l'une de l'autre. D'après l'analyse que j*ai faite des observations, ce petit couple est physique, animé d'un mouvement propre commun dans l'espace, mais est indépendant de l'étoile ^, près de laquelle il ne se trouve que par le hasard de la perspective