LA MAIN DE JUSTICE. - LE LÉZARD
marquer que le bonheur de la France, se renouvelant sous son règne, durera autant que la monarchie; ce sont les vœux..., etc. »
Quelques années après, Hévélius de Dantzig, qui paraît avoir ignoré la création d'Augustin Royer, annonçait, dans son Prodromus Astronomiœ, publié en 1690, qu'il avait remarqué entre les constellations d'Androniède et du Cygne, dix petites étoiles très brillantes, qu'il a réunies sous la forme d'un Lézard, parce qu'if n'y a pas déplace pour mettre là autre chose que ce petit animal, et que du reste sa peau est constellée de petites étoiles, d'où il conclut : Id quod nostro animulculo cœlesti omnium optime convertit.
En fait, c'est le Lézard qui est resté. La Gloire de Louis XIV, comme plus tard la Gloire de Frédéric, s'est évanouie dans les cieux, et l'inoffeusif animal est encore là, étonné sans doute de tant d'honneur. J'engagerai à peine mes lecteurs à le chercher, car il n'est vraiment composé que d'étoiles insignifiantes (insignifiantes ! le qualificatif n'est pas modeste de notre part, car chacune de ces étoiles est bien plus importante que notre Terre tout entière ; mais enfin, tout est relatif); néanmoins, pour ne rien laisser à désirer, comparons aussi les étoiles de ce petit astérisme, en commençant par les observations de Royer et Anthelme (1670). Inscrivons-les par ordre actuel de grandeur.