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Telles sont les principales étoiles de la constellation de Persée, Il faudra plusieurs soirées pour faire connaissance avec elles, car leur identification réclame une attention assez soutenue; d'ailleurs, il n'est pas indispensable de les connaître toutes ; le point le plus important
est de trouver les six premières, qui sont les plus brillantes et qui donnent une idée générale de la figure.
Quelques-unes méritent d'arrêter un instant notre attention. Ainsi, rétoile l était au temps de Bayer plus brillante que ses voisines A, b. c, d. Cependant, le 16 janvier 1693, Flamsteed consigna sur son rentre de rObservatoire de Greenwich que c était plus brillante que l. D'autre part, Piazzi a noté X seulement de 6* grandeur. Elle n'est pas dans le catalogue de Lalande ; mais c y est, notée 5 1/2. Elle est mar-
FIg. 55. — Persée ol Andromède, d'après an nutnaserlt espagnol dû xit« siècle.
quée 4,4 dans le catalogue de Radcliffe, et c 4,6 ; 4 1/2 dans le catalogue d'Armagh, et c 5 ; William Herschel l'a notée 4,5 et c 4,7 ; Argelander l'a notée 4,5 et c 4,0 ; Pierce les a mesurées photométriquement en 1874 et a trouvé X = 4,52, et c = 4, 27 ; c'est-à-dire d'un quart de grandeur plus brillante. Il y a donc là une variation certaine. Mais laquelle des deux varie ? — Toutes deux sans doute.
L^étoile ir a diminué d'éclat : elle n'est certainement plus de quatrième grandeur. L'étoile v a, au contraire, augmenté d'édat. Les étoiles 4^, » et b ont diminué.
L'étoile m a été notée de huitième par Piazzi, grandeur invisible
Fig. M. — Dessin de Persée an temps d'Alphonse X (xiix* siècle).
à Fœil nu. Cependant, vers la même époque, Lalande Ta observée de sixième. Herschel Ta marquée 6,9, c'est-à-dire presque de septième. Elle est de 6,3 dans Radcliffe, de 6 dans Armagh. Il est probable que le chiffre de Piazzi est erroné; en Testimant de 6* 1/2, les faibles divergences d'appréciation s'expliquent.
L'étoile 16 est une brillante de 4* 1/2. Si elle n'a pas reçu de lettre de Bayer, ce n'est pas qu'elle ait été moins brillante que les précédentes, car sur son propre atlas elle est gravée de cinquième grandeur, mais c'est parce qu'elle se trouve en dehors de la figure classique, précédant la Tète de Méduse. Les anciens l'appelaient obscure, ce qui est bien inexplicable.
L^étoile 995 B.A.C. et l'étoUe double 29-31, qui précèdent», ont dû augmenter d'éclat, car aucune des
anciennes cartes ne les ont représentées, quoiqu'elles soient admirablement visibles.
Remarquons aussi que l'étoile 24 a été notée de 6* grandeur par Hévélius et de 4* 1/2 par Flamsteed.
Est-ce une erreur de l'astronome anglais? Oui, sans doute. Elle a été notée de 6* par Lalande et de 5* 1/2 par les observateurs d'Armagh, ce qui est à peu près sa grandeur constante.
L'étoile <T est rougeâtre.
Mais, de toutes ces étoiles, la plus curieuse est sans contredit la seconde de la liste précédente, l'étoile |3, ou Algol f qui indique dans le ciel la place de la Tète de Méduse. Ce nom d' Algol dérive de l'arabe Algliùl, le monstre, ou le diable, et sur plusieurs anciennes cartes, Persée s'appelle le Porteur de la tête du Diable. On sait que Persée ayant coupé cette fameuse tête de Méduse prit Thabitude de la tenir à
Fig. 57. — Dessin de Persée an temps de Sûfl (z«sièoie).