‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complète du ciel visible à l'il nu et de tous les objets célestes faciles à observer;Chapitre 139 sur 399 · FI 4- 0.049 -I · texte numérisé non relu

FI 4- 0.049 -I

Atlas 4- 0.020 + 0.070

Pléioae. .. = ............. + 0.017 -J- 0.072

On voit que toutes ces étoiles sont emportées vers l'est d'une part, vers le sud d'autre part, autrement dit vers le sud-est. On s'en rendra mieux compte sur une figure, et c'est pourquoi je me suis encore intéressé à tracer le diagramme ci-contre (/î^. 222), où chacune de ces étoiles porte une flèche représentant la dii-ection de sa marche et sa grandeur pour dix mille ans. La communauté du mouvement est frappante. Les divergences indiquées sont-elles réelles, ou seulement dues aux petites erreurs inhérentes à ces observations si délicates? C'est ce que nous ne pouvons encore décider ; de même que nous ne pouvons affirmer que

, j . Fig. 222. — Mouvements propres des Pléiades.

chacun de ces mouvements se con- ^

tinue en ligne droite pendant dix mille ans (mais il sont si lents qu'il faut prendre un intervalle de temps respectable pour les rendre sensibles). Peut-être quelques-unes de ces étoiles tournent-elles les unes autour des autres, comme les composantes des systèmes d'étoiles multiples. Il y a là d'ailleurs plusieurs étoiles doubles qui forment sans doute de véritables couples physiques. Quant à décider quel est le centre de gravité de ce vaste système, et si toutes les étoiles des Pléiades gravitent autour de ce centre, c'est là un problème réservé aux progrès de la science des siècles futurs. Nous ne pouvons même pas décider si ce mouvement commun des Pléiades vers le sud-est leur appartient en propre et ne serait pas simplement dû à la translation de notre système solaire dans l'espace, car il se trouve être précisément parallèle et contraire au nôtre, et si ces étoiles reposaient tranquillement ensemble dans le sein de l'infini, elles nous paraîtraient en effet se déplacer ainsi par suite de notre propre translation séculaire à travers rimmensité. Peut-être même voguent-elles de concert avec nous, un peu plus lentement. C'est cette lenteur dans leur mouvement propre, c'est ce repos relatif qui avait conduit l'astronome allemand Miidler à l'hypothèse que cette importante agglomération de soleils pourrait bien être le centre, le foyer sidéral, autour duquel notre soleil gravite. Mais il n'y a là qu'une hypothèse, assez peu probable même, car les Pléiades ne se trouvent pas juste à angle droit avec la ligne que nous suivons dans l'espace. Examinez la carte générale des mouvements pi-opres {Astronomie populaire, p. 797) et vous verrez que l'équateur tracé à angle droit sur notre axe de direction, avec le point d'Hercule pour pôle, vous verrez, dis-je, que cette courbe sur laquelle doit se trouver le centre de l'orbite du Soleil, si ce centre existe, passe assez loin des Pléiades, au nord d' Algol et de Capella. Il n'est donc pas probable que nous tournions autour de cet amas; mais peut-être fait-il partie des étoiles qui, sans doute, forment avec la nôtre un courant, un système sidéral, composé d'un grand nombre de systèmes solaires emportés dans l'espace et dans l'éternité par une commune destinée.

Par un hasard (est-ce un hasard?) assez curieux, il y a, au sud d'Alcyone, un alignement de sept étoiles, alignées à peu près directement dans le sens du mouvement propre des Pléiades. Ce sont des étoiles de 8' et 9° grandeur, qui, dans

3oe

une lunette ordinaire, indiquent en quelque sorte d'elles-mêmes à l'observateur

la direction de ce mouvement vers

Fig. 223. — Curieux aligaements d'étcilcs dans les Pléiades.

très exactement la direction et la vitesse

FIg. 2Î4. — Mouvejnents propres des Hyadas,

le sud-sud-est, et en même temps la direction du nôtre vers le nordnord-ouest. Non loin do là, entre Alcyone et Mérope, on en voit quatre autres alignées à peu près dans le même sens ( la supérieure de celles-ci est double). Plusieurs autres alignements se font encore remarquer dans cette direction spéciale.

L'examen qui précède du mouvement propre des Pléiades m'avait si ardemment intéressé que j'ai voulu me rendre compte en même temps de celui des Hyades, et que j'ai également calculé pour une durée de dix mule ans les déplacements en ascension droite et en déclinaison constatés sur les 30 étoiles de ce groupe observées depuis Bradley.

Les chiffres absorberaient trop de place ici pour être reproduits, mais la carte que j'en ai tracée montre lie ces mouvements. Sans une seule exception, ces 30 étoUes voientleurascension droite augmenter et marchentvers l'orient. Pour toutes aussi, le mouvement en déclinaison est dirigé vers le sud (il n'y a que deux exceptions, pour S' et 63, encore le mouvement est-il à peine indiqué : 1" en cent ans).

Les divergences de chaque étoile n'empêchent pas la translation générale d'être dirigée vers l'est-sud-est, et, ce qu'il y a de plus remarquable, c'est que la direction de perspective due au transport du système solaire dans l'espace tend vers le sud-sud-est, à peu près comme la flèche d'Aldébaran, formant un

angle de 45° à 50" avec celui du mouvement général des Hyades. Il n'est donc pas douteux que ce soit là aussi un groupe physique de soleils associés dans une destinée commune, et il est presque certain que le radieux Aldébaran n'en fait pas partie. Il est sans doute en avant, de ce côté-ci, et l'étoile n en arrière, isolée dans le désert infini.

Cette discussion sur les Pléiades a été longue et laborieuse; mais les diver» gences et les difficultés se sont montrées si grandes dès l'origine, qu'elles réclamaient une enquête rigoureuse et qu'elles nécessitaient un examen comparatif complet de tous les documents pouvant servir à l'histoire scientifique de ce groupe célèbre. Nous venons de reproduire les principaux, en omettant ceux qui n'avaient aucune valeur, car il n'est pas inutile de remarquer que sur plusieurs atlas et globes célestes modernes (par exemple, sur le plus grand et l'un des plus soignés qu'on ait jamais construits, sur le grand globe de Coronelli, gravé pour Louis Xiy en 1693), les Pléiades ne sont souvent représentées que sous l'aspect d'un amas quelconque, composé de 5, 6, 7,8, 9 étoUes jetées sans ordre les unes à côté des autres. On agissait là comme dans les autres branches de la science, en négligeant certains détails qui paraissaient insignifiants. C'est ainsi que dans les ouvrages d'anatomie, le cerveau humain était tout simplement dessiné comme un paquet d'intestins, sans avoir égard aux circonvolutions les plus essentielles même et les plus caractéristiques de cet organe. Aujourd'hui la science est plus exigeante (' ).

Revenons maintenant à notre description générale de la constellation du Taureau. Parmi les amas d'étoiles et nébuleuses qui lui appartiennent, il en est un dont l'observation est accessible aux instruments de moyenne puissance : c'est la nébuleuse en forme de poisson ou de crabe, que les Anglais appellent crabnebulcL, à cause de ses franges et de ses appendices si curieux. Cette nébuleuse du Taureau se trouve à 1° au nord-ouest, ou nord précédent, de l'étoile ç, et elle porte le n" 1 du catalogue de Messier. Cet astronome la découvrit accidentellement en suivant la comète de 1758, et c'est ce qui le conduisit cà construire son catalogue de nébuleuses. On l'appelait «le Fig. 225. - Nébuleuse du Taoreau, vue

•-^ .■'■'■ . , 1 dans une lunette de moyenne puissance.

cnerclieur de comètes du roi » ; mais s il

n'avait cherché de comètes que pour Louis XV, on peut croire qu'il

(') Nous aurions pu encore signaler d'autres irrégularités, d'un ordre purement grammatical. Ainsi, dans son beau travail sur les Pléiades, M. Wolf, de l'Observatoire de Paris, appelle constamment Alcyone Alcyon, ce qui dénature toute l'histoire mythologique de cette famille célèbre; M. Ilouzeau, directeur de l'Observatoire de Bruxelles, appelle Celaeno, Seleno, comme si elle était parente de la Lune; etc. Mais ce sont là des détails.

LE TAUREAU

n'en aurait guère trouvé, car ce n'est pas ce genre de beautés qui intéressait le plus le royal chasseur du Parc aux cerfs. — Messier, fort heureusement, cherchait des comètes pour son plaisir personnel, et, chemin faisant, il trouvait des nébuleuses dont la contemplation

faisait tressaillir son cœur d'astronome. Vue dans une lunette ordinaire, la nébuleuse dont nous parlons offre l'aspect d'une tache laiteuse ovale {fig. 225) mesurant 5' 1/2 de longueur sur 3' 1/2 de largeur. Un instrument plus puissant permet de découvrir une extension de la nébulosité vers les angles, qui donne à la figure un aspect presque rectangulaire.

Le grand télescope de Lord Rosse métamorphose encore plus complètement cet aspect en jetant sous les yeux de l'observateur le monstre sidéral reproduit ici (/ig.226), qui a fait donner à ce lointain univers le nom de nébuleuse de l'écrevisse. Quelques étoiles se projettent sur cette nébuleuse, mais elle ne se résout pas elle-même en étoiles.

Nous arrivons maintenant à la constellation des Gémeaux, qui succède vers l'orient à celle du Taureau, et qui se fait reconnaître à tous les yeux, par ses deux étoiles caractéristiques. Castor et Pollux, brillantes de deuxième grandeur. Il serait superflu de chercher en dehors de ces deux étoiles fraternellement associées dans leur cours céleste la cause ou l'origine du nom donné à cette constellation, car ces deux astres brillent sous la voûte étoilée comme deux frères jumeaux réunis par la même destinée. Ils commencent à se lever à l'est en novembre, trônent dans le ciel de décembre à avril et descendent à la fin de mai sous l'horizon occidental. On les voit toujours ensemble, et il n'y a rien de surprenant à ce qu'on les ait qualifiés de frères jumeaux. Cette

FIg. 226. ■» La nébuleuse du Taureau, vue dans un grand télescope.

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explication de leur nom me paraît toute simple, et par cela même beaucoup plus probable que celle de Dupuis, Francœur,Dulaure, etc., qui pensent que ce nom a été donné à cette partie du ciel parce qu'elle présidait à l'époque de la germination et annonçait la fécondité.

Les anciens appelaient les Gémeaux tantôt Castor et PoUux, tantôt Apollon et Hercule; ces quatre personnages étaient du reste tous les quatre fils de Jupiter. La première appellation a prévalu. La dénomination de Dioscures (littéralement enfants de Jupiter) a été réservée à Castor et Pollux. Si l'on en croit l'auteur de l'Iliade, leurs mères auraient été cette fameuse Léda dont on a tant parlé, et la belle Tyndare, plus modeste sans doute, ou moins originale dans ses goûts, car sa renommée n'est pas descendue jusqu'à nous. Le culte des Dioscures était répandu dans toute la Grèce et l'Italie. Castor et Pollux étaient les dieux tutélaires de l'hospitalité. On croyait aussi qu'ils avaient le pouvoir d'apaiser les tempêtes et qu'ils apparaissaient sous la figure de flammes légères au sommet des mâts et dans les vergues des navires. C'était là le phénomène électrique connu sous le nom de feux Saint-Elme. Nous les voyons encore sculptés aujourd'hui sur les portails d'un grand nombre de cathédrales.

On trouve parfois de singuliers rapprochements entre les peuples les plus éloignés ethnologiquement et historiquement. Ainsi, une race humaine tout entière a récemment disparu de la surface de notre planète : la race des Tasmaniens, en Australie, dont le dernier survivant est mort en 1876. Eh bien, cette race sauvage avait cependant une sorte d'astronomie rudimentaire; Castor et Pollux étaient pour eux deux Noirs, les inventeurs du feu, aujourd'hui transportés parmi les étoiles.

Les Gémeaux ont été représentés dans les atlas célestes sous difi'érentes formes. Généralement ils sont dessinés, comme sur notre fig. 196 (p. 281), sous l'aspect de deux enfants accolés, dont l'un. Castor, tient une lyre, et dont l'autre, Pollux, porte une massue; ce sont clairement là les attributs d'Apollon et d'Hercule, dont nous parlions tout à l'heure. A une certaine époque on les a retournés et on ne les a plus dessinés que vus de dos ou de profil, près de l'Ecrevisse. (Revoir la fig. 106, p. 156). Au xv' siècle, on leur a mis des ailes et on en a fait des anges, comme on le voit sur les éditions d'Aratus et d'Hyginus de cette époque. Sur certaines cartes du xvii° siècle , ils sont séparés et debout, Pollux est armé d'une lance et d'une massue. Castor porte d'une main sa lyre qui parait être devenue une cage (c'est une sorte de cythare verti-

LES GEMEAUX

cale), et de l'autre un petit bâton, servant sans doute à jouer

de cet instrument. Sur l'atlas de Bayer, PoUux est armé d'une faucille. La place nous manque pour reproduire tous ces curieux dessins ; mais pourtant je ne puis résister au plaisir de vous offrir ici d'une part {pg. 227) ces deux petits héros que j'extrais d'une carte pu- Fig. 227. -Dessin des Gémeaux, au XVII» Biècie. bUéc à Amsterdam au Commencement du règne de Louis XIV, et d'autre part {flg. 228) une autre représentation des Gémeaux non moins curieuse assurément,

extraite de VAstronomie du roi Alphonse X (douzième siècle), et sur laquelle le commentateur paraît avoir voulu ressusciter Adam et Eve, les deux premiers jumeaux de la création. Mais nous n'avons pas le temps de nous appesantir plus longtemps sur ces aspects particuliers de l'histoire des constellations, car les étoiles nous réclament, et parmi celles qui nous attendent ici, plusieurs peuvent compter parmi les plus intéressantes du ciel tout entier.

Outre les deux étoiles principales Castor et Pollux, qui ont reçu les lettres a et p de la constellation, les Gémeaux renferment une autre étoile de deuxième grandeur, y (au pied de Pollux en descendant vers « Orion), et six de troisième grandeur : S, e, ç, n, 9 et ja. Ç est variable, comme nous le verrons, etixa augmenté d'éclat. On apprendra à connaître les étoiles de cette constellation et à les trouver dans le ciel à l'aide du tableau ci-dessous et de la fig. 229 qui le complète.

La comparaison des éclats observés depuis deux mille ans met en évidence quelques variations intéressantes. Et d'abord Castor et Pollux sont présentés par tous les anciens comme égaux et de deuxième grandeur. Flamsteed fait Castor de première, mais il n'a inscrit qu'une seule fois sa grandeur dans toutes ses observations de Greenwich, de sorte que ce témoignage perd de son importance intrinsèque. A l'opposé, Piazzi a fait Castor moins brillant que Pollux,

Fig. 228.

— Dessin des Gémeaux, au xu« siècle.

LES GEMEAUX 3U

et de troisième grandeur : son catalogue porte 200 observations en ascension droite et 34 en déclinaison, faites à Palerme de 1792 à 1813. Mais cà la même époque, Lalande à Paris l'a toujours fait de deuxième. Castor est une étoile double, l'une des plus belles du ciel, et Piazzi, qui séparait les deux composantes dans sa lunette et les estimait chacune de troisième, a pu les inscrire un peu au-dessous de leur valeur, de manière à rétablir par leur réunion une étoile de deuxième grandeur moyenne. On peut les considérer comme étant de 2,5 et 3,0. Le fait que Bayer a donné la première lettre à Castor et la seconde à Pollux a fait croire que l'ordre d'éclat était alors in» terverti, comparativement à l'état actuel. Mais ce n'est pas encore là une raison suffisante, attendu que les deux étoiles ont le même éclat sur la carte de Bayer, et que pour les nommer, il a suivi sa méthode habituelle qui est de procéder de l'ouest à l'est, de la droite vers la gauche, dans l'ordre des longitudes. D'autre part encore, comme les personnifications étaient faites dès l'antiquité, et qu'on nomme toujours Castor avant Pollux, il était tout naturel d'attribuer la première lettre à Castor et la seconde à Pollux. Voilà, je crois, plus de raisons qu'il n'en faut pour admettre que Castor n'a pas changé d'éclat depuis deux mille ans.

Je n'en dirais pas autant de Pollux. Il est depuis un siècle sensiblement plus brillant que son frère, et il arrive actuellement juste à la limite de la première grandeur. Selon toute probabilité, son éclat augmente lentement. Sa lumière est rougeàtre. Nous reviendrons tout à l'heure sur ces deux personnages célestes.

Il y a au pied des Gémeaux une étoile très remarquée par les anciens, qui l'appelaient Propus. Elle est certainement variable. Ptolémée l'a estimée de 4"; Sûfi de 4°f, Tycho de 4% Bayer de 3° Elle est aujourd'hui de 5% et n'a rien qui la signale à l'attention de l'observateur du ciel. — C'est près de cette étoile, nommée H par Bayer, que William Herschel découvrit la planète Uranus, le 13 mars 1781, à 10 heures du soir, découverte qui doublait d'un seul coup le diamètre du royaume solaire, en reculant sa frontière de 355 I à 710 millions de lieues. Elle a longtemps servi d'étoile de comparaison pour déterminer le mouvement d'Uranus. Cette planète avait déjà été observée par Mayer, le 26 septembre 1756 : elle était alort les Poissons (c'est le n° 964 de son Catalogue). Mais il l'avait prise pour une étoile. A quoi tiennent les plus grandes découvertes !

L'étoile Ç est une variable, périodique et très rapide : elle oscille régulièrement de 3,7 à 4,5, dans la période de 10 jours 3 heures 47 mi-

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mites 36 secondes. C'est là une observation très facile à faire à l'œil nu. L'intérêt de cette observation s'accroît encore sous un aspect 'spécial si nous ajoutons que cette étoile est double : on voit à côté d'elle, à 90", un compagnon de 8° grandeur. Nous pourrions même le qualifier d'étoile triple, car une lunette assez puissante montre, un peu plus près, à 65", une petite étoile de 13' grandeur. Il est probable que ce n'est là qu'un groupe optique.

PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DES GÉMEAUX DEUX MILLE ANS d'ODSERVATION

Étoiles a {Castor) P {Pollux)

CD

65 6' 76 c 36 d 38 e Uf 81 3

1 (Propus)

30 près i

var

var

var

L'étoile ï] est également variable, de 3,2 à 4,2, dans la période assez lente de 230 jours. Le dernier minimum a eu lieu le 5 décembre 1880.

L'étoile 9 varie de la 3° à la 5°. Périodiquement ou irrégulièrement? c'est ce que nous ne pouvons encore décider.

11 en est de même de \, estimée de 3° grandeur par Ptolémée et Ulugli Beigh, de 3° | par Sûfi, de 4" par Tycho-Brahé, Bayer, Hévélius, de 4' | par Piazzi, de 5" par Flamsteed.

Inscrivons v dans la même catégorie : Ulugli Beigh l'a vue de 3' grandeur, Sùfi de 3' |, Ptolémée de 3' | (et Sûfi fait la remarque de cette différence); Tycho, Bayer, etc., l'ont estimée de 4" et Piazzi de 5°.

L'étoile II, de troisième grandeur, est plus brillante que celles qui

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