‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complète du ciel visible à l'il nu et de tous les objets célestes faciles à observer;Chapitre 155 sur 399 · LE LION. — REGULUS · texte numérisé non relu

LE LION. — REGULUS

que, dit Geminus, ceux à la naissance desquels elle préside directement, passent pour être de race royale. Ce nom de Basiliscos (littéralement : Petit Roi), est devenu chez les Arabes Al-Maliki, « la royale », comme on le voit dans Sùfi et Ulugh-Beigh. Copernic, le premier, a traduit ce mot dans le latin Regulus, qui veut dire également Petit Roi. Tycho lui donne les deux titres : Regulus et Basiliscus : c'est le premier qui a été universellement conservé. Ce nom de Regulus ne vient donc pas, comme on l'a parfois supposé, de celui du général romain qui vainquit les Carthaginois et eut la courageuse

Fig. 248. — Étoiles formant la figure du Lion.

folie d'aller se faire martyriser par eux, mais d'un titre attaché à la prétendue influence astrologique de ce lointain soleil.

La deuxième étoile du Lion par ordre d'éclat, p, a reçu le nom de Denebola, dérivé de dzanab al-asâd <c la queue du Lion » : on a d'abord prononcé Dzenebalaâd, et l'on a fini par Denebola. C'est du darwinisme dans la linguistique, et il n'est pas plus contestable que celui de l'histoire naturelle, quoique susceptible, lui aussi, de certaines interprétations aventureuses et erronées. — Sans 'l'imprimerie, qui a fixé les mots , les Italiens auraient peut-être fini par appeler cette étoile Debola, et les Français la débile.

346 LE LION. — Ul'XULUS

Regardez avec attention le resplendissant Régulus, le Cœur du Lion ; c'est sur lui que se réglait aux siècles antiques le calendrier primordial des vénérables astronomes delà Clialdée et de la Babylonie; c'est cette étoile que, la clepsydre à la main, les veilleurs de nuit de la tour de Babel observaient pour déterminer les équinoxes et les solstices; c'est cet astre dont Tymocharis et Aristillus ont mesuré avec soin la longitude, et c'est cette longitude et celle de l'Épi de la Vierge qui ont fait découvrir à l'Alexandrin Hipparque le mouvement séculaire de la précession des équinoxes. Les Annales de l'Astronomie nous ont conservé les observations suivantes :

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