POSITIONS DANS LE CIEL ET ÉPOQUES LES PLUS FAVORABLES
Le ciel n'a maintenant plus de secrets pour nous, du moins ce ciel étoile qui se développe chaque soir devant tous les yeux, et que presque personne ne connaît encore. Nous pouvons désormais nommer par leurs noms toutes ces étoiles qui brillent h la voûte céleste pendant la nuit profonde, et quelle que soit l'étoile que nous désirions connaître, nous pouvons la trouver immédiatement dans cette géographie supérieure, dans cette uranographie. Cette connaissance du ciel visible à l'oeil nu est maintenant complète en elle-même. Mais il nous reste encore une lacune à combler pour que tous nos désirs soient satisfaits. Nous avons appris à connaître les étoiles^; il importe maintenant que nous reconnaissions les planètes. Les premières sont fixes, et nous les retrouverons toujours aux positions où nous savons qu'elles demeurent. Les secondes sont mobiles et ne restent pas deux années, deux mois, deux semaines de suite à la même place. Cependant il est indispensable à notre instruction astronomique que nous sachions les distinguer des étoiles, lorsqu'elles brillent sur nos têtes, et que nous connaissions les époques les plus favorables pour leur observation. C'est ce que nous allons essayer de faire, en apportant dans ce petit travail spécial toute la méthode et toute la simplicité requises pour arriver facilement à des résultats précis.
Sans nous préoccuper des centaines de planétoïdes qui circulent entre Mars et Jupiter, et dont l'observation n'intéresse que les astrouomes de profession, nous allons étudier successivement les marches