‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 188 sur 411 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Fin de la description du Zodiaque. — Les étoiles de l'automne. Le capricorne.

Etoiles doubles faciles à observer. — Le verseau.

Nébuleuses remarquables. — Origine des signes du zodiaque.

Nous arrivons ici aux deux dernières constellations du zodiaque, à celles que le soleil traverse en janvier et février et qui par conséquent passent au méridien à minuit en juillet et août, à dix heures en août et septembre, à huit heures en septembre et octobre. La première, celle du Capricorne, se fait remarquer principalement par ses étoiles a et |3, qui brillent dans la direction des trois étoiles de l'Aigle ( y, a, (3); la seconde, celle du Verseau, est reconnaissable à un groupe d'étoiles ( «, y» ^>^, t^ ) q^ii scintillent au-dessous du carré de Pégase, un peu à droite, c'est-à-dire au sud-ouest. Mais faisons successivement connaissance avec elles.

Le Capricorne est, comme on le sait {fig. 290), un animal mythologique dont la tête rappelle celle d'un bélier et dont la queue ressemble à celle d'un poisson. Dans la disposition des étoiles qui le composent, il n'y a guère que les deux brillantes, « et |3, qui aient quelque rapport avec la figure, en représentant une corne toute droite, élevée vers l'Aigle, vers le haut du ciel. Macrobe, au cinquième siècle de notre ère, nous assure que ce symbole du Capricorne a eu pour but de rappeler que lorsque le soleil atteint ce signe du zodiaque, il arrive au plus haut de son cours, « ce qu'il est naturel de représenter par une chèvre, dont l'habitude est de grimper toujours». Il y a deux mille ans, en effet, le soleil était dans le Capricorne au tropique d'hiver et dans le Cancer au tropique d'été, et encore aujourd'hui les géographes ont l'habitude de tracer sur les globes et planisphères terrestres un cercle à 23" au sud de l'équateur qu'ils appellent le tropique du Capricorne, et un pareil à 23° au nord nommé le tropique du Cancer : ce sont les lieux géographiques au zénith desquels le soleil arrive respectivement le 21 décembre et le 21 juin. Mais nous avons déjà vu que les constellations sont plus anciennes que la formation du zodiaque, et que le zodiaque n'a été tracé qu'après coup, à travers des figures inégales <Ht

420 l-E CAPRICORNE

hétérogènes, u'ayant aucun rapport primitif avec le cours du soleil. Le mouvement séculaire de la précession des équinoxes remonte actuellement vers le nord toute cette partie du ciel et rend visibles pour nos latitudes des étoiles qui leur étaient cachées autrefois. Actuellement, c'est le Sagittaire qui s'éloigne à 23 degrés de l'équateur et occupe la contrée la plus australe du zodiaque.

On trouvera, comme nous le disions tout à Theure, les étoiles aei^ du Capricorne en se servant de la direction indiquée par les trois étoiles principales de l'Aigle; puis dans )a même direction, au delà

^ , de p du Capricorne, le trian-

'/y ' gle formé par o, tt, et p qui

marque l'œil du Capricorne.

L'étoile a du Capricorne est une double très écartée, vi- #^ sible à l'œil nu pour les vues excellentes : 3* et 4" grandeur, écartement = 376"; ou / 6' 16". — Les anciens ne l'ont

/ pas dédoublée : ni Ptolémée

/ ni Sùfi ne la signalent à cet

/ . , égard. Ils ont remarqué la

/ petite étoile v qui est à 43' de

/ . • distancedea. Les Arabes nom-

^•o: 9^ maient a et p Ssid al-dzàbiJi

^^ A « le bonheur du boucher » et

/ ^ «les égorgeuses», parce qu'ils

^Circ ^ regardaient la petite v comme

une brebis égorgée dans son

Fie. 285. — Alignement pour trouver le Capricorne. *" i li • t i ~ •

^* ° ' abattoir. — La plus ancienne

mention de l'étoile « comme double est celle de Bayer (1603).

La constellation elle-même est peu apparente : elle ne compte comme étoiles brillantes que quatre étoiles de 3* grandeur (a, p,y, d) et cinq de quatrième, assez éclatantes. Parmi ces étoiles, plusieurs présentent des variations séculaires fort curieuses. Ainsi, par exemple, au dixième siècle de notre ère, Sùfi déclare que « Ptolémée a noté ç trop brillante en la faisant expressément de quatrième, tandis qu'elle n'est que de quatrième et demie ». Or elle est aujourd'hui, comme du temps de Ptolémée, des hrilla,ntes de la quatrième et mieux encore 3,7), tandis que de 1590 à 1756 on ne l'a jamais vue que de cinquième.

LE CAPRICORNE

e a subi une diminution et une recrudescence analogues. i et V. peuvent être stables vers 4 1/2.

(p, w et A sont descendues toutes de la quatrième à la sixième grandeur et sont revenues à la quatrième. C'est là une fluctuation bien

Fig. 286. —Étoiles principales de la constellation du Capricorne.

étonnante, bien extraordinaire; mais comment ne pas l'admettre en présence du nombre et de la concordance des observations?

46 c s'est élevée de la 6' grandeur à 4 |, sous les yeux d'Argelander.

Regardez à gauche de 6 : il y a là une petite étoile qui est tantôt visible à l'œil nu et tantôt invisible. Elle n'a été observée ni par Piazzi, ni par Lalande.

422 LE CAPRICORNE

ÉTOILES PRINCIPALES DE LA CONSTELLATION DU CAPRICOIINE DEUX MILLE ANS D'OBSERVATION.

ÉTOILES

ISM

bi

néb.

nèh.

nèb.

néb.

néb.

néb.

néb.

néb.

néb.

néb.

oï

Tycho-Brahé a qualifié de nébuleuses les étoiles l, o, tt, a, et il a été suivi en cela par plusieurs astronomes. Cette qualification peut provenir soit d'un aspect nébuleux de l'étoile elle-même, soit de l'impression produite sur la rétine par une étoile très voisine se confondant avec la première. Cette dernière explication peut encore s'appliquer aujourd'hui à l'étoile^, attendu qu'elle est accompagnée à 14' d'une étoile de 6" gr. | qui se confond avec elle et qui a pu autrefois être un peu plus brillante et perceptible à l'œil nu. Mais les trois autres ne sont pas dans le même cas. o est double ; mais son compagnon, de T grandeur, la touche presque, à 22". tt est double aussi; mais son compagnon n'est que de 10* grandeur, et presque en contact : 3". a n'a aucune étoile dans son voisinage. Le ciel a encore subi là quelgut? changement.

LE CAPRICORNL 423

Au-dessous de a, on trouve rctuili; Fi. A, du isixiùmc grandeur : tout près de cette étoile, un peu au-dessus, une jumelle en montrera une un peu plus petite, qui jette des feux d'un rouge rubis. C'est l'une des plus curieuses du ciel comme constitution chimique. Son spectre appartient à la classe si rare du quatrième type, comme celui de l'étoile i de la Vierge, de ^ Cépliée, et des étoiles rouges en général. Intéressante à suivre, car elle paraît varier de 6 à 8.

Les variables connues, périodiques ou irrégulières, de cette constellation, ne peuvent être trouvées qu'à l'aide d'un grand atlas et suivies qu'à l'aide d'instruments relativement supérieurs :

R varie de 9 à 14 en un an environ

S - 7 à 8^ en un temps indéterminé

T — 9 à 14 en 274 jours

U — 10 -i à 14 en 450 jours

Ce sont là des observations spéciales.

Dans les belles soirées de septembre et octobre, dirigez une jumelle sur oc. : vous la dédoublerez facilement. La distance des deux composantes de ce système est actuellement de 370'', comme nous l'avons dit. Estce là un véritable système physique? Les deux astres, de 3' et 4* grandeur, sont-ils emportés par un mouvement propre commun à travers l'espace, en restant fixes l'un par rapport à l'autre, comme tant de couples que nous avons rencontrés dans notre voyage si- ^

dérar?N0n. La comparaison ^'^-^S^- -LetoileaduCupncurnevuedau.unejumelle.

de toutes les mesures prises montre que les deux étoiles s'éloignent lentement l'une de l'autre, avec une vitesse d'environ 1" par siècle.

Ce mouvement nous donne la clef de l'énigme posée tout à l'heure par le silence des anciens à propos de la duplicité de cette étoile. Du temps d'Hipparque, ces deux astres étaient, en effet, de 2' 20" plus rapprochés que de nos jours, et leur distance angulaire ne surpassait guère 4 minutes. Il n'est donc pas étonnant que les anciens astronomes ne se soient pas doutés qu'ils avaient sous les yeux une étoile double. Nous nous trouvons ici dans un cas encore diÛerent de celui

LE CAPRICORNE

Fig. 288. — Séparation lente des deux étoiles a' et a' du Capricorne.

de 61 Vierge, qui était double il y a deux mille ans et qui ne l'est plus aujourd'hui, parce que l'une des deux a abandonné sa sœur primitive. Dans le cas de a du Capricorne, c'est parce que les deux étoiles

étaient trop serrées qu'on ne les a pas séparées. Depuis le xvn* siècle, les \T.ies excellentes les séparent; dans quelques siècles elles seront devenues accessibles aux vues ordinaires.

Une forte lunette montre une petite étoile de 12* grandeur à 1" de a'. Celle-ci est elle-même une double très serrée. On voit deux autres compagnons lointains.

Dirigez aussi une petite lunette vers |3. Double écartée :

3' et 7% à 205", jaune orange et bleu ciel. Une troisième étoile, de 8' à 9' grandeur, forme avec elles un assez joli triangle.

L'étoile e*, de 5|, se montre accompagnée à 3' d'une petite voisine de septième grandeur.

L'étoile p, de cinquième grandeur, est accompagnée à 4' d'une étoile de 7*|; de plus, elle est double elle-même, assez serrée • le compagnon, de 9^ grandeur, est à 3",8.

a \ 5 1 et 10% à 54" ; jaune orangé et lilas ; couple facile, a : 6* et 7% à 22"; bleucâtres ; observation agréable.

51 et 8% à 3\4; couple délicat. Ces trois étoiles étaient, comme nous l'avons vu, qualifiées de nébuleuses par les astronomes du xvii* siècle.

Au-dessous du groupe formé dans la queue du Capricorne par les étoiles ô, y, Jt et e, on peut voir une étoile de sixième grandeur assez brillante : c'est 41. Pointez une lunette à l'ouest de cette étoile et vous admirerez un bel amas (M. 30), découvert Fig. 28U. - La uco. .u. jo, Capricorne, en 1764 par Mcssicr qui l'inscrivit comme nébuleuse, et résolu en étoiles par William Herschel en 1783. Cet univers lointain paraît isolé au milieu' d'un immense désert, comme

Fiii. 2'Jù.

Dernières constellations zo

diacales. - Le Capricorne

Le Verseau.

A.STRO

NOMIB. - SUPPLÉMENT, ôi

il arrive assez souvent; du reste, cette contrée de l'espace est singulièrement pauvre en étoiles.

On trouvera un autre amas, non moins remarquable, entre les étoiles V du Verseau et p du Capricorne, à peu près sur le prolongement d'une ligne qui partirait de l'étoile 3 du Verseau, de quatrième grandeur, et passerait entre e et fx. Il y a là une petite étoile de sixième grandeur (P. XX, 325) : la nébuleuse la suit à un demi-degré environ. C'est M. 72. Elle a été découverte par Messier en 1780, et résolue trois ans plus tard par le télescope d'Herschel. Son diamètre est de près de 2'.

La constellation du Verseau empiète si complètement sur celle du Capricorne, qu'elle s'étend presque au nord sur toute sa longueur, et qu'il serait impossible de faire une complète connaissance avec l'une sans entrer également en relation avec l'autre. Nous avons dû, sur notre fig. 286, qui renferme le Capricorne tout entier, donner en môme temps la partie occidentale du Verseau. L'étude de cette région (lu ciel est ainsi rendue beaucoup plus facile.

11 y a dans le Verseau un grand nombre de petites étoiles de cinquième grandeur qui, sans être alignées régulièrement, tracent néanmoins une espèce de courant qui peut donner très naturellement l'idée d'un courant d'eau, comme la disposition des étoiles des Poissons a donné l'idée de deux poissons réunis par un ruban.

Ce courant d'eau commence au nord, vers un groupe de quatre étoiles qui a servi à dessiner une urne qui verse l'eau ; il finit au sud vers une brillante étoile de 1" grandeur qui a servi à dessiner un l)oisson dont la bouclie grande ouverte semble avaler ledit courant d'eau. Assurément, tout cela est d'une invention assez naïve; mais il faut se reporter au temps où des imaginations primitives aimaient peupler le ciel d'idées et de faits terrestres : ce vaste ciel devenait moins vide, moins muet, moins froid, moins silencieux. La vie réelle qui remplit de ses accords l'universelle harmonie n'était ni devinée ni pressentie. La grande doctrine de la pluralité des mondes habités, de la vie universelle et éternelle, ne devait s'établir que plus tard, comme complément positif et naturel des progrès de la science; nous nous sentons étrangers à tous ces mondes où règne une solitude apparente et qui ne peuvent faire naître en nos âmes l'impression immédiate par laquelle la vie nous rattache à la Terre ; nos pères ont peuplé comme dans un rêve ces vastes solitudes, et la naïveté même de leurs créations nous séduit en nous faisant revivre un instant en ces époques primitives où les villes, les codes humains, les temples de pierre, les

formes superficielles n'avaient pas encore recouvert de leur écorce les premiers sentiments de l'homme dans la nature. C'est dans ces sentiments, dans ces impressions mêmes, qu'il faut chercher l'origine de ces antiques figures de la sphère, et non dans l'organisation logique et scientifique duzodiaque, qui n'est venue aussi que plus tard. Ce n'est point dans le but de symboliser des inondations qu'on a mis là un homme versant de l'eau et un poisson qui la boit mais seulement à cause de ce vague courant d'étoiles qui en a donné l'idée. Nous devons penser que les auteurs de ces figures n'habitaient point les plateaux de l'intérieur des continents, mais qu'ils vivaient sur les rivages de la mer, la vie nautique entrant pour une part sensible dans leur existence, car l'élément aquatique domine ici dans toutes ces images : le Verseau, le Poisson austral, la Baleine, les Poissons. Cette simplicité n'est pas sans charmes. Considérez un instant notre flg. ''290: les additions faites par les modernes ne sont vraiment pas heureuses et jurent singulièrement avec l'aspect primitif : un microscope sous les pieds du Capricorne; un aérostat sous le ventre du même animal; un chevalet de sculpteur sur la tête du poisson ! La simplicité antique a disparu.

U aérostat, dessiné par Lalande en 1798, en souvenir de ses propres ascensions, est encore la constellation moderne la mieux inspirée, car un ballon va de lui-même se placer tout naturellement dans le ciel. Pour ma part, j'aime voir cet aérostat sur cette figure, et je garderai toute ma vie le plus sympathique souvenir de ce globe céleste qui déjà m'a emporté douze fois dans les plaines azurées, et qui dans ces divers voyages aériens, accomplis de nuit comme de jour, m'a causé des impressions à nulle autre pareilles. Mais il faut quelquefois savoir réprimer ses sympathies personnelles, et l'aéronaute s'éclipse devant l'astronome lorsqu'il s'agit de mettre de la clarté dans la description des étoiles, de simplifier l'étude du ciel et d'en rendre la connaissance aussi générale que possible. Je suis donc absolument d'avis d'effacer ce dessin et délaisser le Capricorne, le Verseau et le Poisson austral reprendre leurs antiques et classiques frontières.

Cette belle étoile du Poisson austral, nommée Fomalhaut (de l'Arabe fom-al-hùt « la bouche du poisson »), est l'étoile de première grandeur la plus australe que nous puissions admirer de nos latitudes : elle marque le 30^ degré de déclinaison. Nous ne pouvons la voir qu'en septembre vers 11 heures, en octobre vers 9 heures, en novembre vers 7 heures, et comme c'est aussi là la saison du Verseau, nous pouvons nous servir de cette brillante étoile australe et du carré de Pégase pour trouver les principales étoiles du Verseau.

Tournez-vous vers le sud, prenez en main le tracé ci-dessous, fig. 291, et faites descendre une ligne idéale des deux étoiles de droite, /3 et a,

du carré de Pégase : avant

Carre de Ftfsâi

Poissons

^omaUiimC

Fig. ?'J1. — Alignement pour trouver le Verseau.

d'atteindre l'horizon, cette ligne rencontrera Fomalhaut. Sur son chemin vous trouverez d'ahord un petit triangle appartenant à Pégase ; puis 7 et (3 des Poissons ; puis 9, f et trois ^ du Verseau. A droite de ce groupe vous remarquerez \, de 4^ grandeur, puis,* en descendant, t, de 4* ; ^, de ^ 3^ et c2 de 4^ Entre a de Pégase et (j) du Verseau, il o-n ■■ est facile de trouver, à l'ouest, les étoiles rj, ^, y, t:, puis a.

Cette constellation s'ap- •A W^tseciu pelait chez les Grecs Uij-

drochos , chez les Latins Aquarius, chez les Arabes «^ Sàkib al-mâ, ce qui, dans toutes ces langues, signifie un homme qui verse de l'eau. Les Arabes appelaient aussi le groupe formé par a et 0 Saclalmalick « le bonheur du royaume », et le groupe formé par |3, l « les événements heureux» ; c'étaient là des étoiles de bon

'if

augure : elles S3 levaient au temps où le froid finit et où la fécondité commence.

Les deux étoiles principales, a et p, que l'on trouvera au sud de la tête de Pégase et du Petit Cheval, sont de deuxième grandeur et demie, presque de troisième, et de nuance rougeàtre; la plus brillante ensuite est<î, au sud-est de «: elle est de troisième grandeur; viennent ensuite *C et X. y a dû diminuer d'éclat depuis la classification de Bayer,

LH VKRSr:AU

car lu position de cette étoile n'est pour rien dans le rang qu'il lui a donné.

X, dans l'urne du Verseau, au sud des trois étoiles y, K, ri, a augmenté d'éclat entre l'époque de Ptolémée et celle de Tycho-Brahé.

r ;g. "sz. - i-iuicipaies etoues de la constellation au Verseau.

En effet, Ptolémée passe absolument cette étoile sous silence. Voici sa description de cette région : ^^^^.^^^^

9 L'étoile qui est dans le coude droit . ... 3» 9'>30' ^ S."^^' ^

10 La boréale des trois qui font la main droite. o» 1.40 ^ 'J-'^J ^

11 L'occidentale des deux autres •J" •:• ^ " ^

12 L orientale /ei^n ^^0'

23 A la sortie de l'eau, hors de la main 4 lo.u ^ ^.^^ ^

24 Près de celle-ci, au midi ''^ 't-'l j'io ;,

25 Plus loin, après la courbure ^ ^'•^'^

La 23" manque au ciel aujourd'hui. La position de Ptolémée seraitelle erronée ? Proviendrait-elle d'une observation inexacte de l'étoile X qui est dans ce voisinage et qui est absente de la description de l'astronome alexandrin ? L'hypothèse n'a rien que de très plausible. Voyons ce que dit Sûfi dans sa révision de l'Almageste.

« La 23e est ia première étoile à l'embouchure de l'eau, au-dessous des quatre de la main droite ( les 9% 10% 11' et 12« ). Entre elle et la 12' {t]), il y a plus de quatre coudées. Elle est de la quatrième grandeur. Entre la 12* et la 23*, il y a une étoile dont Ptolémée n'a pas parlé.

» La 24* (X) suit la 23*, un peu vers le sud, et est des petites de la quatrième G^randeur ; entre ces deux il y a plus d'une coudée. La 25* (h) suit la 24* à plus d'une coudée vers le nord-est. »

D'après cette description, l'étoile •/., qui se trouve précisément entre ri et la position de l'étoile disparue, aurait existé au ciel en même temps que celle-ci. La coudée arabe représentait environ 2" ; quatre coudées représentent donc environ 8 degrés, et comme x n'est qu'a quatre degrés de n, il serait d'autre part impossible de lui appliquer la position de l'étoile disparue. D'ailleurs Sûfi a bien réellemeni observé le ciel de ses propres yeux ; nul ne le conteste. Donc la 23^ étoile des catalogues anciens a bien réellement disparu du ciel.

Notre /îf/. 293 met en comparaison les qnn trr^ r>liis a n cl (^n nés re-

r — I — I — 1 — I — I — r— 1 — r—TT — i — i — r— i — i — i — i — r

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Fig:. 2D3. — Changement arrivé dans le Verseau.

présentations de cette contrée avec l'état actuel. Ptolémée et Sûfi s'accordent pour la position de l'étoile inconnue ; le dernier mentionne l'existence de x, sans en donner la position. Ulugh Beigh signale au nord-est de X une étoile qui doit être P. XXII, 250, à moins que ce ne soit une transcription erronée de l'étoile h, ce qui pourrait être, attendu que Sûfi signale cette étoile comme se trouvant au nord-est, au ïieu du sud-est. Il pourrait bien se faire que cette étoile ( P. XXII, 250) fût variable, car, quoiqu'elle soit actuellement visible à l'œil nu, Piazzi ne l'a notée que de septième grandeur. — Les catalogues identifient par erreur l'étoile d'Ulugh Beigh à FI. 78.

ÉTOILES PRINCIPALES DE LA CONSTELLATION DU VERSEAU DEUX MILLE ANS D'OBSERVATION.

Etoiles

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