‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 206 sur 411 · LE SYSTÈME Q D'ORION · texte numérisé non relu

LE SYSTÈME Q D'ORION

Dirigez une jumelle vers ce point de l'immensité, et, comme dans la Voie lactée, vous aurez déjà un avant-goùt de ces richesses. Pointez une petite lunette munie d'un faible grossissement, et par conséquent à champ large, vers cette attraction lumineuse, et vous verrez avec une joie indicible se manifester pour la première fois devant vous cette mystérieuse nébulosité, au foyer de laquelle se détachera une brillante étoile qui d'abord vous paraîtra triple, puis quadruple. C'est G'. Non loin de là, au sud-est, ou à gauche et en bas (si la lunette est simplement munie d'un oculaire terrestre ne renversant pas, ce qui est beaucoup plus commode pour chercher),

Fig. 309. — Étoiles les plus brillantes du groupe de la nébuleuse d'Orion.

vous remarquerez trois étoiles dont la première est presque aussi brillante que 6* : c'est 0^. La distance de l'une à l'autre est de 135". La première est de cinquième grandeur ; la seconde est de cinquième et demie.

Cette seconde étoile (6-) est suivie à Test par une étoile de 6*|, à 52". Vient ensuite une étoile de huitième grandeur. En détournant Toeil, on en aperçoit une autre, au sud, très petite, de neuvième grandeur, qui forme la pointe sud d'un triangle avec les deux suivantes de 6' On en distingue encore une autre, de môme grandeur, au nord de la quadruple. Le tout se présente sous l'aspect reproduit ici {fig. 309). La nébuleuse environne ce groupe entier, s'étendant au loin, à l'est et à Touest.

LA NEBULEUSE D'ORION

Le caractère de cette création lointaine n'a été reconnu que lentement parle progrès continu des perfectionnements de l'optique. Ce qui est étrange, toutefois, c'est que Galilée, qui a consacré une attention toute particulière aux étoiles d'Orion, n'ait pas découvert luimême cette nébuleuse, qui date de 1618, observation fortuite faite par Cysatus en suivant la comète de cette année-là. En 1656, Huygens en donna le premier dessin que nous reproduisons ici (/ig. 310), dans lequel l'étoile est triple, l'instrument employé ne permettant pas encore de découvrir la quatrième composante du trapèze. Il en est de môme du premier dessin fait à l'Observatoire de Paris par

Fig. 310. — Le fjroupe île» étoiles d'Orion, dessiué par Iluyguiu en H'.Mi.

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