DEUX MILLE ANS D'OBSERVATION
Etoiles
a (Adiernar)
Étoiles
ff
n'existe pai
4969 Lai.
ix'
Ht»
Si
9284 Lai.
P. II, 195 i
Fourneai
chimique.
53 (Sceptre) 0 0
L'ÉRIDAN JH
Parmi les nombreuses étoiles dessinant ce fleuve céleste, il en est une surtout dont la vérification ne s'est pas faite sans difficultés : c'est l'étoile a, placée sur l'atlas de Bayer entre n de l'Éridan et t des Poissons, et qui n'existe pas au ciel. Ce n'est pas là, pourtant, une génération spontanée. Les anciens catalogues mentionnent l'existence d'une étoile à l'ouest de >i ; seulement, elle a été sans doute fort mal observée, car les positions qu'on lui donne sont loin d'être concordantes. On peut en juger en comparant entre eux les cinq diagrammes de la fig. 330, sur lesquels j'ai rapporté les étoiles de cette région prises dans les catalogues de Ptolémée, Sûfi, Ulugh-Beigh et Bayer, en ajoutant, comme comparaison définitive, l'état actuel du ciel. Sur Ptolémée, l'étoile rj est trop basse et l'inconnue trop haute ; sur Sûfi, l'étoile Y} est un peu élevée et l'inconnue en est trop proche : ses chiffres ne concordent pas exactement d'ailleurs avec sa description, qui est assez détaillée.
Ily a là, dit-il, quatre étoiles, dont la première (0, ou l'orientale, est de quatrième grandeur, quoique Ptolémée la dise de troisième. La seconde (p) se trouve à l'ouest de la première, un peu au nord ; elle est de cinquième grandeur, quoique Ptolémée l'ait indiquée de quatrième; il y a entre elles plus d'une coudée de distance ; elle est double. La troisième (rj) se trouve à l'ouest de la seconde, et est des grandes de la quatrième grandeur, quoique Ptolémée la fasse de troisième; entre elle et la précédente, il y a une coudée à peu près. La quatrième est à l'ouest de la troisième et à l'extrémité occidentale de la série, près des quatre étoiles de la poitrine de la Baleine; elle est des petites de la cinquième grandeur, près de la sixième, et il y a entre elle et l'étoile des quatre de la Baleine, qui en est la plus proche (e), moins d'une coudée.
D'après cette description, cette quatrième étoile, notre inconnue, aurait été assez proche de e Baleine, à 2 degrés au plus, et sa distance à cette étoile aurait été inférieure à celle de n à p, et surtout à celle de p à Ç. Les positions données par l'astronome persan dans son cata» logue ne correspondent pas avec son texte. La conclusion est que l'étoile de quatrième grandeur que nos ancêtres ont vue là n'a pas été mesurée avec précision.
On trouve, vers laposition de notreinconnue, une étoile de 5*| {4969 Lalande) qui pourrait bien être elle. Dans ce cas, elle varierait au moins de la quatrième à la sixième grandeur. A cause de cette proximité, je l'ai insérée au tableau, immédiatement après l'apocryphe a, en l'identifiant provisoirement à l'étoile anciennement observée. Peut-être aussi s'est-elle déplacée, mais cette hypothèse n'est pas nécessaire
512 L'ÈRIDAN
Plusieurs étoiles de l'Éridan présentent des fluctuations d'éclat dignes d'attention. ^, près de Rigel, de quatrième grandeur dans les catalogues anciens, est aujourd'hui de 2,8. 7 a été estimée de 2* par Flamsteed et de 2'|par Piazzi, tandis que Sûfi a soin de signaler qu'elle est « des petites de la troisième » (elle est rougeâtre). C, aujourd'hui presque de cinquième, a été inscrite de troisième au XVII* siècle.
L'étoile B a été estimée de 2,6 en 1873, de 2,8 en 1871, de 3,0 en 1870, de 3,3 en 1862. t a été vue de 4^ par Behrmann, et de 5^ par Gould. X a été observée de sixième par Santini et Gillis. il a été inscrite de 5* par Piazzi et de 3 | par Argelander ; mais l'observation de Piazzi n'est pas suffisante, car à la même époque Lalande l'a estimée de 4*. l a été observée de 4' par Lalande (= Bayer), de 5* par Hévélius et les anciens, de 6^ par Flamsteed et Piazzi.
p est marquée de quatrième simple, dans Ptolémée; Sûfi l'inscrit ce double et de cinquième » ; Ulugh-Beigh la fait de cinquième sans parler de sa duplicité ; Tycho la note de quatrième et simple, et il en est de môme de Bayer et d'Hévélius ; Flamsteed, à l'aide d'une lunette, les a estimées toutes deux de 5% et il en a été de même de Piazzi ; Lalande les a estimées respectivement : p* de 5* et p' de 4^ | le 3 décembre 1796, puis p* de 5% et p' de 4' le 13 novembre 1797; Argelander les a inscrites toutes deux de 6'; Heis marque p^e 5| et p* de 6"; Gould a vu, au contraire, p' moins brillante que p' : 5,6 et 5,3. Il y a là certaines fluctuations. A observer. Rappelons ici que ces deux étoiles sont précédées d'une petite, de sixième grandeur et demie. — 9 p' est rougeâtre.
Quelques autres oscillations se font encore remarquer. Les estimations de t' varient de la 3® | à la 5' grandeur ; celles de u* de la 4 à la 6» ; celles de u* de 3 1 à 5 (cette étoile est rougeâtre) ; celles de 51c de la 4^ à la 6^ aussi ; celles de 54 de 3 1 à 5 (elle est rougeâtre) ; celles de 60 de 5 à 6 (rougeâtre), Gould l'a vue une fois de 5,8; celles de 64 de 4,8 à .6 : Bessel l'a même marquée de 8% mais des nuages peuvent l'avoir obscurcie. L'étoile 9284 Lalande a été vue de 6^ par cet astronome, comme par Heis et Argelander ; mais Gould l'a déterminée scrupuleusement de 5,4 et l'a vue osciller. P. IV, 154 a été notée de 6 1 par Piazzi, de 6" par Lalande, et elle est actuellement de cinquième. Ce sont là autant de variations plus ou moins accusées.
Parmi les étoiles de cette région, inscrites au tableau précédent, cinq se trouvent enclavées dans le Fourneau chimique, dont nous avons parlé plus haut; Tune d'elles (12 FI.) est de 3|". Quelques