I. 2790 ; Pr. rg
rouge foncé.
H. 1050 : Pr. or.
orangée.
orangée clair.
rouge.
rouge clair.
var.
très rouge.
var.
rouge.
rubis.
var.
rouge.
rubis clair.
orangi'e rougeâtre.
rouge feu.
1 2850 % Princ. rg
rouge jaunâtre.
orange.
orangée.
orangée.
rougeâtre.
orangée.
orangée.
I Lézard.
Pégase.
Pégase.
Céphée.
3 Lézard.
4 Lézard.
5 Lézard.
0 Céphie.
Céphée.
II Lézard.
,3 Grue.
Lézard.
Verseau.
TZ- Verseau.
X Verseau.
15 Lézard.
Pégase.
Andromède.
S Verseau.
16 Lézard.
Verseau.
Poissons.
(3 Pégase.
R Pégase.
55 Pégase.
286 Verseau. 9 Verseau.
y^ Verseau.
94 Verseau.
S Pégase.
Céphée.
Verseau.
Pégase.
Poissons.
Pégase
77 Pégase.
R Verseau.
78 Pégase.
19 Poissons.
Céphée.
p Cassiopée.
Pégase.
Sculpteur.
(^ Pégase.
R Cassiopée.
Poissons.
Cassiopée.
Cassiopée.
POSITIONS
Distribution dans le ciel.
En projetant ces 622 étoiles rouges sur un planisphère, on constate que:
1» Elles se distribuent d'une manière remarquable, le long du tracé de la Voie lactée,
2* Elles sont accumulées dans les constellations du Cygne, de TAigle, de Céphée, de Cassiopéai
et d'Orion; 3» Elles se présentent en grand nombre aussi dans Ophiuchus et dans le Serpent; 4* Elles sont au contraire très clairsemées dans le Cancer, le Petit Lion, Pégase, le Bélier. — On
ne peut encore rien décider pour l'ensemble de Thémisphère austral, les observations n'étant pas
suffisantes.
LES ÉTOILES VARIABLES
Absolument parlant, toutes les étoiles sont variables. Elles ont toutes corn, niencé; leur lumière et leur chaleur s'épuisent inévitablement avec le temps; elles s'éteindront toutes, tandis que d'autres se seront allumées; l'univers est on champ de perpétuelles métamorphoses. Sous le titre d'ÉxoiLEs variables, nous pourrions donc les inscrire toutes, si nos observations s'étendaient sur le nombre de siècles correspondant à la vie d'une étoile. Mais nous avons vu par cet Ouvrage que les plus anciennes observations précises que nous possédions sur l'état du ciel ne datent que de deux mille ans, et nous les avons toutes exposées dans les tableaux qui précèdent. Cet intervalle de temps n'est pas considérable dans l'histoire de l'univers, et pourtant il suifît pour mettre en évidence certaines variations séculaires assez importantes, certaines oscillalions d'éclat trop considérables pour pouvoir être expliquées par des erreurs d'estimation. Nous résumerons plus loin en un même tableau récapitulatif les résultats conclus de ces observations gcnéj'ales et les variations séculaires plus ou moins prononcées qui se sont manifestées. Mais il y a une certaine classe d'étoiles qui varient rapidement, et souvent sur une vaste échelle, qui oscillent de quatre ou cinq ordres de grandeur, et même davantage, soit régulièrement, soit irrégulièrement, paraissant pour la plupart soumises à une périodicité plus ou moins constante. Ce sont là des curiosités sidérales d'un genre spécial. Que ces variations périodiques de lumière soient dues à une rotation de l'étoile, amenant tour à tour devant notre vue des régions de sa surface lumineuses et sombres; ou bien qu'elles soient produites par le passage d'une planète ou d'un anneau de matière devant leur disque lumineux plus ou moins éclipsé par ce passage ; ou encore qu'il y ait ici un phénomène analogue à celui de la périodicité de nos taches solaires, plus fortement accusé que le nôtre, ce sont là des astres d'un intérêt particulier; il est utile d'en posséder la liste et d'en connaître exactement les positions dans le ciel. Leur observation est accessible à tous les amis de l'astronomie et présente un champ d'études des plus fertiles. Un grand nombre de périodes sont aujourd'hui exactement déterminées; d'autres ne sont .connues que par à peu près; d'autres encore sont restées rebelles à tous let 'essais de déterminations. En examinant le catalogue suivant, l'amplitude des variations, la durée des périodes connues, et certaines irrégularités présentées, on aura sous les yeux, sous sa forme la plus concise, l'état actuel de nos connaissances dans cette branche de l'astronomie sidérale.
A la suite du catalogue, on trouvera la liste des variables périodiques connues, classées dans l'ordre des périodes croissantes. Cette petite liste n'est pas la moins curieuse.
698 LES ETOILES VARIABLES
On n'a pas inséré dans ce catalogue les étoiles à conflagrations subites, telles que celles de 1572, de 1604, de 1848, de 18G6, de 1876, qui forment une classe à part et seront réunies plus loin, sous le titre d'étoiles temporaires, en une mêmp liste historique spéciale.
Remarque opportune : les chiffres des maxima et minima ne sont pas toujours identiques dans les citations diverses d'une même étoile. Il ne faut pas s'en inquiéter outre mesure, parce que cette divergence est dans la nature même. Telle étoile aura atteint, par exemple, la grandeur 7,0 à son avant-dernier maximum et la grandeur 6,0 à son dernier tandis qu'au prochain elle s'arrêtera à 7,2, 7,4 ou 7,6, etc. Dans un tel catalogue, les données sont d'autant moins absolues qu'elles sont plus exactes et plus sincères.
Cette connaissance des étoiles variables périodiques, des variations irrégulières, des apparitions subites, complète sous un aspect important notre étude des astres. Lorsque dans le silence de minuit nous contemplons le ciel étoile, au sein d'une nuit calme et tranquille, rien n'est plus difficilement acceptable pour l'imagination que l'idée, que dans l'immensité de cet espace infini tout soit mort et tranquille. Il semble que là aussi doivent régner la vie et l'activité qui se développent dans notre système. Mais, pour dissiper toute incertitude à cet égard et enlever toute illusion, il suffit de considérer les étoiles variables. On a ainsi la preuve d'une immense activité toujours permanente, que l'œil humain, même avec le secours des moyens les plus puissants, n'arrive pas ordinairement à saisir.
De tels phénomènes, au milieu de l'admÀrable stabilité de la sphère étoilée, sont des faits trop singuliers pour ne pas exciter l'attention des savants et la curiosité des amis de la science.
L'étude des étoiles variables a été très cultivée dans ces derniers temps, ainsi que celle de leurs couleurs. Les travaux de Schônfeld, Schjellerup, Baxendell, Schmidt, Secchi, Gould, Pickering, Birmingham, Winnecke, ont considérablement enrichi le domaine de la science. Les recherches spectrales ont montré la grande affinité qui règne entre ces deux qualités stellaires ; comme on l'a dit, toutes les étoiles rouges, ou fortement colorées, sont variables, et vice versa; l'une des études concorde donc avec l'autre. Et non seulement les grandeurs, mais même les spectres sont certainement variables ; cette étude a donc maintenant doublé d'importance. Avec le secours de la spectroscopie, on arrivera certainement à dévoiler le mystère qui enveloppe encore ces variations et ces apparitions singulières.
Plusieurs de ces étoiles, les plus importantes même, peuvent être observées à l'œil nu; d'autres peuvent être reconnues dans le ciel à l'aide d'une simple jumelle;' la plupart peuvent être suivies, observées à leur maximum, à l'aide des instruments de moyenne puissance. Les plus belles ont déjà été décrites dans le texte, avec lïndication de leur position. Ces étoiles variables, comme les étoiles doubles, sont des objets d'observation intéressants et faciles.