‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 46 sur 73 · LA SIESTE · texte numérisé non relu

LA SIESTE

(CON EL VIENTO MURMURA n)

Le vent glisse en doux accords, Glisse en la ramure,

Sous la feuille, je m'endors, Mère, à ce murmure.

Et branche et zéphyr, en balancement Me font un berceau. Dans ce bercement Mon cœur se recueille ;

Et le ciel entrouvre un dôme vermeil, Comme en Paradis, me vient le sommeil, Mère, sous la feuille.

Mon âme qu'emporte un rêve enchanteur Va de cime en cime, et de fleur en fleur, Félicité pure !

O songe béni, charmant oiseau bleu, Doux consolateur, reste encor un peu, Mon cœur t'en conjure!

L'air, dans les rameaux, glisse en frais accords, Il fait fuir mon rêve, et je me rendors, Mère, à son murmure.

De l'espagnol. Chant populaire.

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