SCÈNE IV
Les PRÉCÉDENTS. Entré* da rorrigo de* brahmtne* ; Bi m rangent gilrnricTHcmcnt »n demi- cercle Autour de U sUtiw de Siva; parai ettt
SALEM bt SÉL1M, p* PENJAB.
Salem, u milita. Collège des fils Pt prêlrcs de Brahma, le plus grand de nous vient dose rendre infâme... Penjab a fait alliance avec les infidèle». . Qu’il soit chassé de ht caste sainte... qu’il soit, lui, ra fille et ra maison... anathèmes et parias! to vs. Anathèmes! et parias!
Salem, k u «uim. Siva, qui te plais à la destruction... nous te l'abandonnons... Fais-en ta proie!
tous. Fais-en la proie I penjab, «« plaçant dotai u tutae. Arrière 1 tous. Penjab!
penjab. Arrière!
salbm. Tais-lni, paria!
penjab. Vous m'avez dévoué à Siva... cl nous sommes dans son temple... Je suis donc ici chez moi... et c’est mon dieu qui vous interroge par ma bouche... Répondez, prêtres de T Indu... vous qui {Kjssédez sa noblesse, son or et ses âmes... qu'nvez-vous fait pour moi?... Vous vous taisez?
salbm. Nous honorons Brahma qui crée et Vichnou qui conserve.
penjab, ««ec ironie. Les dieux do la paix!
Salem. Les dieux do la concorde...
penjab, me força. I.es dieux dos lâchas! dès qu'a retenti le signal de la révolte el des armes!... Ce signal s’agite dans nos temples depuis te jour où lo premier Européen loucha lo rivage indien, il va y avoir un siècle. D'hôte accueilli, il est devenu maître despote... Et vous avez laissé faire, adorateurs de la paix!... Si voua m'aviez donné plus souvent mon tour, la vieille Inde serait pure de ces hontes-là... Cent militons de croyants ne ramperaient pas aux pieds de huit cent mille infidèles... Pour me fléchir et vous sauver... revenez à mon culte... Exlenninez-les, ou je vous fais dévorer par ML
salkm. Mais toi qui nous accuses...
penjab. Vous m’accuserez à votre tour... Connaissez ma pensée... J’avais seize ans, et l'amour do ma patrie me transportait... et j'en parlais orgueilleusement à mon père, vieillard fameux par sa science... Et chaque fois, un sourire d'angoisse accueillait ma joie... Il se taisait et je l’interrogeais vainement... Une seule fois, comme se parlant à lui- même, il s'écria ; • Bienheureux les morts! «et peu après, sombre et désespéré, il las rejoignit dans l’antique cimetière. Je méditai ms dernières paroles... et j'en trouvai le sens dans l'histoire de mon pays... surprit et sourdement pillé par l'Européen... La douleur me Biait... puis vint la colère... puis l'orgueil d'être libre!... Je revins sur la tombe de mon père... et, le l>oignard levé, comme toi, tout à l'heure, Ségor, je me dévouai à Si val... et je fis. à nos morts de soixante siècles, le serment d'ètre leur vengeur et le sauveur des vivants... Il y a de cela trente ans... et l'œuvre marche dans le ailpnce, la rusa et le succès... Dam le Nizam, à Golconde, au Penjaub, dans l'Oude, dans le Bengale,., vingt mines épuisées sont devenues des volcans souterrains où s'an absent, Innombrables, la poudre el les arme* qui frapperont.,, l'ai dressé, pour la lutte sainte, des hommes au corps de fer, srdi ata ot habiles au carnage... et, afin de loe rendre souverains pour détruire... je leur ai apprig à m jouer de leur propre destruction (il
remonte rert la statue , donne u signal. Paraissent déni Thttgg*.) La Ci use sainte demande deux cadavres. (Lai d*« Tbug»* s'inotuuwt, a nubr.ment, m poignardcat rdrtpfoqtMniMl »t tombent mort*. Penjab, Uni» point te* corps.) J'en ai vingt mille qui obéissent ainsi. (n*d e *c#od al) Et l'oeuvre a grandi... elavec olle s'approche l'aurore, mais bu: file danger... C'est pour lui foire face et maintenir l'ennemi confia: t cl assoupi... qu'aprèslut avoir prodigué vingt uns de caresse et d'or... je lui ai livré mon plus riche trésor... Mindlia, qui a oon, mli au sacrifice aussi fièrement que ces deuxdà. (il design* !•* ««n .) SÉGOR, ITM admiration. Elle a fait cela ?
penjab. Oui... Ségor... et voua tous... l’amour de# Jnd s a été votre seul rival... Siva souriait durant ce mariage... il soi iait quand l'Anglais annonça, cette nuit, qu'il allait emmener Mi Jha en Europe.
ségor. Elle part?...
penjab. Comme nos aigles qui poursuivent leur proie... Elle part, mai*, au jour marque, elle reviendra plus digne d'au iur, Ségor, plus digne de puissance, Indiens, que la plus inspiré* des vierges du Soleil... Écoulez ses adieux.