SCÈNE
GRETLY, TOBY, JANE, »ea enfante de oeuf k dis mu, KISNA.
ghbt l y. Tobv f Jane, allez jouer à côté...
TOIY, k Jane. Viens vite, Jane. (Il» sortant k gauche.) ohé tl y, k part. Quand je vois cotte femme, tout se retourne en moi. (Elle observe Ki»na qui va vers le berceau; »e placent devant elle.]
Kl SNA, la regardant. Eh bien?...
g b et l Y. J'aime mieux, que vous ne regardiez pas cet enfant. ki sna. Pourquoi?
gretly. Parce que je vous crois le mauvais œil qui porte malheur.
kisna. Tu me délestas, Gretly?
gretly. J'ai idée qu’oui.
kisna. Je u'ai toujours eu pour toi que des sourires et de douces paroles...
gretly. L'arsenic est blanc... Regardez-le! c’est du sucre... goûtez-y, c’est la mort.
kisna. Si j'étais méchante... ce* mots-là me mettraient en colère...
gretly. C'est si vous étiez bonne qu’ils vous mettraient en colère. (KUna, m uît ni u regarde.) Regardez- moi... Je suis d’une trempe à ne pas vous craindre, quoique vous connaissant. kisna. Que connais-tu?
gretly. Ce que j'ai vu : Il y a quatre ans, quand M. le comte, à
P eine ici de retour des Indes, dut rejoindre av ec mon mari, Williams, armée anglaise en Crimée... leur départ pour la guerre, qui souvent est la mort, vous rendit joyeuse. Je l'ai vu dans mille riens. Quand naquit cet enfant, vous en fûtes triste, cl vous l'avez privée des «oins de sa mère en me faisant sa nourrice. Jamais, devant vous... elle n'embrasse sa fille. Il y a do vous, dans tout cela...
kisna. Si J'étais méchante, Mindha n'aurait pas pour moi le respect...
gretly. Là-dessus, voulez-vous ma pensée? Toutes les deux, madame et voua, venez d’un pays où l'on raconte, qu’à côté des plus belles choses, toiles que les pierreries, les fleurs et les oiseaux rares, sc trouvent les plus hideuses... lo serpent, par exemple... lu serpent qui prend pour proie les oiseaux... et 1rs atteint d’une ma-
nière effroyable... en les regardant. L’oiseau choisi se sent attiré malgré lui; il lutte... se débat... se tord pour résister, s’envoler. Impossible... Il se rapproche toujours... toujours vers l’œil et la gueule empoisonnés, et, fou de terreur, y tombe. Est-ce vrai cette chasse-là I
KISNA, U regardant arne de» yen» flamboyant». Oui. gretly. L’oiseau, c'est la comtesse ; le serpent qui la regard:, c’est vous I
kisna, k part. Il y en a que j’ai détestés moins que cette femme... et qui sont morts. (En» »on lentement.',