SCÈNE V
Lbs précédents, MINDHA.
D«l»ui* ifuelqae temps Mindha a para u fond ; elle a entendu Im enfante.
mindha. k port. Les baisers qui font vivre I toby. Petite mère... chante nous la chanson.
abrtly, k part, qui » »u Mindha. La comtesse 1 (Haut.) Oui, je vais vous la chanter, celte chanson qui appelle les mamans au secours de leurs enfants. (Chantant.)
U «tait un petit enfant
Qui, dans son berceau roae et blanc.
Nuit et jour, était languissant,
Loin des baisers de ta maman !
jane. Tout comme ta petite sœur.
GRETLY.
Bientôt mourut le bel enfant.
Et tous, à ton enterrement.
Disaient : Il est mort l'Innocent,
Loin des baiser» de sa maman !
jane. Comment! il est mort?
gretly. Dam! ça devait arriver. Aussi le dernier couplet dit bien -
Atin que les petits enfants,
Soient toujours gais et bien portants.
Il leur faut, eouvent et longtemps.
Lire embrassés par leurs maniaus.
(Elle le» embrasse.)
jane. Mais alors, il faut dire à madame la comtesse... GRETLY, prenant le» enfants k part ei k ini-roi*. Allez le lui dire, (Le» enfante se tournent, «nient Mindha et connut k elle.)
les enfants. Madame la comtesse, venez vite.
mindha, t'approtluai . Gretly,... cette chanson, tu l'as chantée pour moi.
gretly. Madame Ut comtesse...
mindha Tu es donc certaine que je n'aime pas ma fille, Gretly.
gretly. Toby, Jane,... allez jouer plus loin, (u* enfant» «oat au fond.) Madame la comtesse, c’est peut-être un tort à moi ; mais je n ai jamais pu me taire quand quelque chose ine déborde. — Je suis dans un de ces moments-là. — Oui, madame la comtesse, je doute de votre amour pour votre enfant.
mindha. Pourquoi?
gretly. Pourquoi ? pour vous te faire comprendre... je ne vois rien de plus avisé que de vous parler de moi... qui suis mère aussi. Quand j'épousai Williams, mon mari, j’en eus grand bonheur; mais ce ne fut rien auprès de ce que j'éprouvai quand je me sentis devenir mère; je vivais double alors... Deux cœurs battaient en moi ; je ne savais pas encore si c’était fille ou garçon... ça m’était égal, je t’appelais l'enfant I et je l'aimais, je l'aimais d’avance. Ah ! connue jo l’aimais on l’attendant I El quand il fut là, avec quelle ivresse je fus sa nourrice!... Lui donner son lait après lui avoir donné son sang ! C'est vrai qu’on éprouve de la fatigue, qu'on ne se repose j*as toujours quand on vout; mais, comme, par contre, on regarde ce petit dormir sur votru poitrine! rose, blanc, fort, souriant, les lèvres mouillées de et fait qui donne tout ça!... Alors le cœur sc remplit do diamants qui vous remontent aux yeux en grosses larmes de triomphe et de joie!... Et toute* repentent ça!... — Les mères qui ne nourrissent pas elles- mêmes.
LES ETRANGLEURS DE L’INDE
pour moi... ne sont que des moitiés de mères! (ibnvaaiMi de Mimiiu.) Panlon. madame la comtesse,... quand je parle do ces choses-là, je ne me connais plus,... mais je crois que c'est ainsi pour toutes les mères de tous les pays eide tous les rangs... Paysannes ou princesses, les berceaux sont les coffres à bijoux..! Seulement, si ic vous ai offensée, pardonnez-moi... (DMlcnaut te baraaaa.)à cause de la petite... Je vous ai dit tout ça pour que vous l'aimiez, l'ombrassiez et la sauviez...
mindha. La sauver ! Elle est donc en danger?
orbtlt. Elle doit avoir bien faim eL bien soir d'ôtre aimée, caressée... et, à la longue... surtout une petite fille... Vous ne l'avez déjà pas nourrie... Eh bienl donnez-lui au moins tout le reste en réparation. (Appelant.) Toby, Jane. (La* enfant» aaeoaranl.} Des baisers. (EU* Im eabrasM a»ae panlon .) Des mots d amour. . Mes chéris, mes adorés !... [Ln enfant» Kri Milonrent le roo de leur» brai.) Regai dez-lt'8,
mes colliers de perles, madame la comtesse 1... Essayez; faites comme moi... C'est si bon, vous vous volez du bonheur !
Ml ND H A, avec impétnoMtl. Oui, j'irai! (Ella va ver» le berceau, rointae enl/àinue. Elle «‘arrête en voyant apparaître KJ» tu au fond.) Ah 1