‹ Les etrangleurs de l'Inde drame en cinq actes et neuf tableaux dont un prologueChapitre 32 sur 83 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

SYDNEY, MURRAY, MINDHA.

RTDNET, plein d'une poosée, va vert Mindha, U conduit pré» du bercean.

pUr* nn tiége auprét. Assieds-toi, Mindha... Vous Murray, ici près.

(Murray et Mindha to regardent urprit.)

sid n F. y, profondément. Mindha, |»ardonno-moi. mindha. Te pardonner!

svdney, Écoute. 11 m’avait semblé que tu m'avais accepté pour mari, malgré loi. Dans l'amour que tu m’inspirais... j'osai concevoir de te contraindre aie partagera force d'adoration... J'eus l'ambition d'atteindre à louies les grandeurs pour l'apprendre à m'aimer par fierté ! Vains efforts!... j'aimais toujours seul. Lorsque lu m'annonças l'existence d'un enfant... j'eus un éclair d'espérance. Cette Ame nouvelle me donnerait peut-être la victoire. J eus quelque temps d’anxieuse émotion, qui devint bientôt l'infinie tris, lesse. J'aimais toujours seul... et, puisque mon enfant ne pouvait rien pour son père.. ..c’est que l’avenir désormais était condamné. Je ne l'en parlai pas. Je m en pris à moi-tnéine et je partis pour celle guerre... résolu à te rendre libre.

mindha. Tu partis pour mourirl...

sydnbt. Certain de ne pas te coûter une larme... Dix-huit mois, j'ai fait beau jeu à la mort. Elle m a refusé obstinément. Quand lut annoncé le retour... au milieu du délire de joie de tous, je tressaillis d'angoisse; car toujours bruissail en moi ce refrain d agonie : Elle ne t'aime pas !... Et, en chemin, môme pensée, même torture. A la porte du château, je me suis senti comme confus, honteux de ma venue, me demandant quel serait l'accueil. J'entre et je te vois, notre enfant dans les bras .. et tout change;... une ivresse inconnue me saisit, et, en t'embrassant, j'ai senti que lu m'aimais, que tu m'attendais, que j'allais vivre... et j'en suis comme ivre de surprise, de félicité, et j'ai voulu être seul avec vous, mee bien-aimés, pour vous demander pardon d'avoir cherché la mort qui m'aurait enlevé ce jour et ceux qui vont suivre,... Mindha, dis-moi que lu m'aimes, dis-le moi maintenant que c’est vrai et que je le crois...

MINDIIA, comme tort art d'une lutte «t w répondant X *ll*-mé«n*. Oui, je t'aime. (Pio* kart.) Oui, je l’aime. (A Sydney.) Oui, ie l’aime, et, cette fois, sans retour. (Comma iatpirée.) Oui, règne dans mon âme, amour de mon mari, amour de mon enfant... Que ce jour soit celui de ma naissance, de ma résurrection! J'habitais l'ombre delà mort, je renais au soleil de la vie. Murray... Je crois, je suis chrétienne!

mur a a y. Vous m’avez exaucé, seigneur!

mindha. Svdney... j’aime et j’espère. [Ommt frappée d'on* peo»é* madainp.} J'espère... (Avec terreur.) Et les Indes qui là-lies les attendent.

LES ÉTRANGLEURS DE L’INDE

STHNBr. Qu'asdu, Mindha?

Ml N DII A, comme se répondant. J'ai peur!

8 T D. N B T. Peur!

min du a. Jouante. Sydney, un pareil jour, je dois être toutepuissante dans mes prièreaT SYDNEY. Oui, loulo-puissaitlo.

mindha. Jamais... noua ne retournerons aux Iode».

Sydney. Tu renoncerais à Ion pays? mindha. Pour toi., oui.

Sydney. A ton père?

MINDIIA. Pour toi... oui.

8YDNEY.il faut pour cela que je donne ma démission à la reine. mindha. Donne-la.

SYDNEY. Tu le veux?

MINDHA. Je veux que nous restions en Écosse... Va écrire cette déiiii'-ion. Sydney.

sydney. Murray, voici dix années que jo pave k l'Angleterre ma dette de sang... je puis lui redemander ma liberté. murray. Tu le peux.

sydnby. Mindha, je vais écrire à la reine. (Fausse «ortie avec

Murray.'

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