SCÈNE IV
Entré* d« MINDHA, SYDNEY, MURRAY, MONRÊAL, ' SALEM, et dm SOLDATS, lionrra da U foute k l'aspect de Mindha; Nain» liant t' enfant par la main.
PENJAB, regarde Mindha cousine pour l’assurer du premier coup d'wil de U v : rité. Mindha !
mindiia. Mon père,... sois salué !
PENJAB. Elle me reconnaît. (Conraol A «tir on ta regardant InterrogatWemeni, k mi-ioii.) Mindha. la raison t’est revenue t mindiia. La raison... cl les saintes volontés! penjab. Les saintes volontés?... Tu viens... m'a-t-on dit,... me livrer ces prisonniers ?
mindha. Si je n’avais pas été près d’eux, ils auraient été mis en pièces, pendant la roule.
penjab. Et tu ne l'as pas voulu... pour me les réserver... Merci! (L'épiant.) Elle se tait!... Nous revient-elle?... Jo vais le savoir, (An* artilleur».) Qu'on charge les canons il mitraille !...
mindiia, ntonaot Penjab. Mon père... qui suis-je maintenant pour toute celte foule ?
penjab, était'*. Qui tu es?... L’oracle qui va devenir la foudre pour l’ennemi et la splendeur des tiens... car tu leur verses la foi... plus ardente que jamais I mindha. Plus ardente que jamais!
penjab Tu es l’alnée des souverains de ces Inde» que tu sauves... Ils n'ont qu'une couronne,... tu as une auréole! mindha. Une auréole!... Je suis un dieu pour eux !... penjab. Tu es un dieu pour eux!
mi nd n a. Et les Européens... leurs frères, à eux, (Ucrijnaot le» priwnmm. seront ici... dans un instant.
penjab. Dans un instant!
MINDHA. El je suis un dieu pour ceux-là. IDérigaant les Indien».) qui attendent leur mort. (Arec eiptorion sourd*, îi Penjab qu'elle * pris A part.) Merci ! j'avais besoin de cetto puissancc-là pour sauver mon enfant et son père !
penjab. Que dis-tu ?
mindiia. Je dis... que je vais le les arracher maleré toi; ie dis... que mes Indes à moi, ce sont ces deux têtes adorées. Je dis... qu'en ce moment, il se passe uq immense prodige, c'est que,... pour arracher ces deux êtres d’entre les mille meurtriers qui se les disputent, il me fallait, à la fois, la puissance même du dieu de ces meurtriers et la raison que mon nouveau Dieu m’a rendue. ;$«
mlrmwal tonte paissante.)
penjab. Trahison!
mindiia. Silence.
penjab. Je [«lierai.
Salem, véhément. Rjjahl... Tu nous a toujours dit : Honte ;t mort à ceux qui ne lui seraient pas soumis. . Silence 1
LES ETRANGIÆURS DE L’INDE
minora. Tu vois que je l'ai... la puissance !...
PENJAB. frémi Mbfit . Ah ! tu veux le duel I soit. (S'indlaaal profoodrm< di devaat Miodiu.) Oui... j’ai dit : —Obéisse/. — Et je suis son premier esclave... A toi seule, Mindha, l'honneur de commander ici le saciilice de nos derniers prisonniers... A toi l'honneur, Mindha...
LES INDIENS. A loi l'honneur, Mindha I (Mindha treaaaille ©omion pii*e au pjéje.l ....
un indien, «cceannt. L’ennemi vient de franchir la dernière muraillo !
MINORA, k part. Il va être ici...
pbnjab. Le sacrifice... Mindha I
MINDHA, prenant k part P-'njat» et avec application meoaçîaio. Mon
père, sauvez-lest
penjab. Le sacrifice... Mindba !
les indiens. Le sacrifice !...
mindha, même jeu. Ne me dispute pas la vie de mon mari, de mou enfaul... de mou enfant... qui est le tien aussi, puisque je suis la fille.
PENJAB, arac rare et aonrdcmeot. Ma fille... Toil... Ecoute... Au bord de l’océan Indien, il y a une fosse qui, depuis vingt ans, contient deux cadavres européens... ton père et la mère... mindha. Mon père et ma mère!
penjab. Etranglés, sous mes jeux, par mes ordres...
mindha. Étranglés par toit...
penjab, une ra(o croiwanu. Par moi... qui ne l'ai laissé vivre que pour faire de toi... un piège, une flamme, un poignard à déchaîner contre ta propre patrie... Comprends-tu si je te hais, toi et ceux que tu aimes! Comprends-tu que c’est pour cela que je te crie : Le sacrifice, Mindha I
les indiens. Le sacrifice!
mindha. Oui, je comprends! Tout est vrai... je le sens... et tout va être vengé... (Am Indien», avec véhémence.) Indiens! savezvous pourquoi, depuis six mois, l’Europe vous assiège avec succès?... rugit dans l«i ville? et va vous foudroyer?... c'est que, suppliante devant le dieu... l'offrande qu’il me demandai! pour le salut de l'Inde... je la lui ai refusée!
LES INDIENS, avec fureur. Refusée!
mindha. Le dieu m'avait dit : Mindha, c’est la victime la plus chère au sacrificateur qui sera la plus puissante... Offre-moi celle qui te fera : le plus frémir... (Déacuot >«* prisonnier».) Ce ne sont pas ceux-là qui me coûtent et qui assouviront Siva... C’est... c’est... Indiens, criez Vivent les Indes!... et attachez mon père au canonl
(Hourra de» Imlieoj qui iVlaocent mit Penjab.)
PENJAB, avec rage. Vaincu! vaincu! (n «al enlevé, et, pétulant ce tetnp», le» Aaglak eavahitaeol U scène- Combat. Sydney et Monréal ukuiMal de» »ra«.
SYDNEY, »‘él*uçant devant Mindb». Mindha, à mon tour de te protéger !
MINDHA, regardanl Hume du combat favorable aux Européen» et nutrain au l Sydney et l'enfant ter* Penjab, Tu VOIS que les morts sont vengés! (De*i|*aot Sydnej et l'entant ) Et ceux-là sauvés!
penjab, avec rage Bm( appani d'un poignard Non... je ne le verrai pas... Ma patrie, je mourrai avant loi I
MUHHAY, Mindha deiant le cadavre de Penjab. A genoux, Mindha... i Mm J in installe ci heiite.) Le dieu de cet homme était le dieu de la vengeance... Nous. Mindha, nous adorons le dieu qui pardonne! (Mindta»»1n.iii»e et fait aceamilier ton enfant.)
{Panorama de la prive de Urthy.)
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