‹ Les étudiants drame en cinq actesChapitre 16 sur 54 · PREMIER CROUPE · texte numérisé non relu

PREMIER CROUPE

A<r do Cadet Rouuel. ,

Mes amis, de saint Nicolas > ... .

C’e*l aujourd'hui le branlo-bu... l '***’'

Surtout ménageons la décence Et respectons bien l'innocence...

Ah! ah! ah! oui, vraiment.

Noire patron est bon enfant!

(lit vont planter leur paoilloo tu bout du berceau.) DEUXIÈME CROUPE.

fklix, victo> , nmnirrri, KTi bUNTs, Gtisrrru, de même.

Air de la Bretonnière.

Nous venons à la cantine \

L’ gosier sec, le ventre au dos; J (Ma.)

Vieux coq allum' U cuisine, )

Ifanetingoe remplit les pots.

Ho! ho! de la Mêluitoe Ho! ho! du roi des canots!

(lia plantent leur patiHou à l'aisira extrémité du bercaau.)

TROISIÈME CROUPE

ROTER, m'DlARTS, CRISETTES.

(Tout le monde reprend le» deux vert du dernier chœur-)

royer. Eh bien! père Cavoic... la broche tourne-t-elle?... le vin est-il monté?... la chaloupe peut-elle commencer? cavoie. Vous aile* être servis dans une minute. roter. Très-bien!.. Je file une bordée jusque chez ma sœur, une minute, et je reviens avec le potage! (il remuait u scène.) tous. Ou t'attendra.

ROTER, t* retournant- et d’un lir ««nlimeotal. Et que je retrouve ici

le» gosiers prêts au sirop... les jambes prêtes au tricotage cl la concorde dans tous les cœurs !(u tort.)

RUCHOT, à Pioouneau. Mousse!...

picorseau. Capitaine?

ruchot. Les chapeaux de ces dames à la cambuse, (pfeonoenu prend tr» chapeaux.)

HEsiuETTE, aptrravani olivier. Ali ! vous voilà, monsieur Olivier... C’e*t bien genlil à vous de nous avoir tenu parole. olivier. Vous m’excuterez si je ne reste pas.

FÉLIX, • llanriatt*. Rielte!

■EsniETTE, i oiuier. Comment! vou* voulez nous quitter?

FÉLIX, avec impatience. R telle!

fasfah, b olivier. Ce n'est pas galant !

■surjette, de même. Vous allez rester... je le veux... je vous en prie...

FÉLIX, avec colère. Rictlc!

fautas, » olivier. On vous soignera.

h ev mette, de même. Vous vous mettrez A table à cAlé de moi.

FÉLIX, avec emportement. RlCttC !

HERRIETTC, avec impatience. Eh bien ! qu'est-CC qu'il VJ?

Félix, bae. Je vous ai défendu de câliner ce grand béta. herriftte. Ah ! je vous trouve joli... de faire le jaloux! farfar. Tii es bien heureuse... M. Ruchoi ne me fait pas cet fconneur-là.

bccbot. Je crois à la vertu, Kanfan... Je deviens sentimental. farfar. Sentimental et gros... Ça sc voit.

rtcHor, i pieonoeeu. Mousse, Madame vient d'insulter votre capitaine, il faut le venger.

picokreav. Comment?

iLCMOT. Il faut embrasser Madame... ce sera son châtiment.

(Lee etudiants t'approchent en riant.)

PICORREAU, t’approebant de Fatifts. Tout de SUilC... VouleZ-VOUS bien | >er met Ire...

FANFAR, lai itoanant un soufflet. Voilà !

PICORREAU. Hein? (Rire général.)

ruchot, » PleenMM. Tii compretids, je la connais... Il lui fallait çt pour la calmer... Tu as pris bravement la place de ton capitaine... ça t’honore... Et, maintenant Kanfan, vous m'avez pardonné?

farfar, ri»nt. Ah! gros monstre!

rlchot. Fan fan, je vous adore.

Félix. Ah! voilà Royer I .. Oh I le potage!

tocs. Le potage!

cavoie. Tout a l'heure... cl, en attendant, allez faire un tour à la balançoire.

tous. A la balançoire!...

HERRiETTL. Soit!... (a Royer, qui entre.) Eh bien! venez-vous?

roveh. Vous voyez bien que j'y vais.

rer mette, à Rayer. Qu’est-ce que tous avez donc?

ROTER, arec humeur. Rien.

FÉLIX. «‘approchant d'Rearlette. Riette!

hemultte, de inêaic. ii Rayer. Mais si, vous avez l'air tout triste, royer. Je vous dis que je n'ai rien! (n demeure pensif.)

FELIX, avec imptiienot. Riette!

herriette, i Félix. Qu’est -ce qu’il y a encore? feijx. Je vous ai défendu de faire des yeux à ce grand... herriette. Ah! mon cher, vous devenez excessivement., là... très-embêtant!

blt.hot, • Royer. Au (ait, qu’as-tu donc?

roter. J'ai... j'ai... Mais... je n’ai pas la balançoire dans ma poche... Vous pouvez bien y aller sans moi... .Mai >, tonnerre!... amusez-vous... chantez... dansez... laissez-raoi un moment... C’est lion, je serai gai tout à l'heure...

farfar. Ça va être amusant... Ah çàl qu’est -ce qu'il a donc, lui aussi?

suc bot. Est-ce que je sais?... (a fSeoanMo.) Mousse!.. picorreau. Capitaine?

bucnot. Le bras aux dames !

PICORREAU, offrant «cm bru. Elle» Cn 00 1 toutes.

ruchot. Alors, prends la gaffe... et serre-lui la taille... A la balançoire!...

TOUS. A la balançoire ! (lli sortant P*r U droite, au fond. — u • eEiff»naier parait a h plan plu» éloigné.)

ROVER, as»» aur le deraoi de la «cène, i droite. Louise pleurait... et

elle n'a pas voulu me dire la cause de son chagrin... Allons, je venais ici pour m'amuser... et il faut que je trouve Louise... désolée... cl, pour la première fois de sa vie... elle a un secret... un secret pour moi... Ah! ce ne doit fias être hou !... Je l'ai priée... rien ! J’ai voulu .. rien!... Je me suis en allé... Je lui aurais peut-être dit... à ma sœur .. Un mot dura ma sœur !... non... oh! non!... Ah ! mille tonnerre»! le» finîmes!... toutes... quand elb s ont quelque chose là... on plcun rail à genoux... on les briserait... rien !. . il n’y a pas moyen !

CAVOIE, au fu«d, passant. au chiffonnier. Que VOIlIcZ-VOUB ?

le cHiFFORRtr.H. Une bouteille de bière.

cavoie. Impossible ! IVlablisst'iorr.l e^t loué. roter. Eh bien! après?... Servez ce brave homme... Faut-il qu'il meure de soif parer que nous allons boire? le CHirroRR.EB. Merci !

! catchs. François, une bouteille de bière !

LE CMIFFORRIER, allant au placer à nu* tabla, tout le couvert, à gauche.

Je ne le vois pas !...

roter, k part. Elle pleurait !... Oh ! il y a de l'amour là-dcssous, c'est sûr !

FELIX, hor» scène. Ohé 1... le Capitaine I... (En ce momrol, 0 tir 1er rentre en tcèua )

roter. On y tj... Eh bien ! monsieur Olivier, ne les rejoignez-vous pas?

olivier. Pardon... tout à l'heure, (n «a do cèté d« Royer. )

LE CtllFFORRlER, apercevant Oli.iar. C’CSl luîî... il est de' leur

fêle... Enfin, il semble vouloir oublier sa tristesse.

OLIVIER, b part, remontant la Mène, i gauche. Non... il faut m’élot-

gner.

RUCHOT, entrant par l« droite, h !a cantonade. Patience les autres, je vais voir à la cambuse. (Appelant.) Hé! Olivier! olivier. Qu’y a-t-il ?

ruchot. Où vas-tu comme ça?... Est-ce que tu déserte le Barbillon ? Est-CC que tu trahis les amis?... Est re que tu fais le Mortagne ? (A ee mol, Royer c( fe chiffonnier »« lèsent.)

OLIVIER, «ree indignalion. «'élançant «ara Burhol. BllchoL prenez

garde à ce que vous venez de dire.

richot. Eh bien ! après?...

roter , i Bnehct, en ac mettant entre loi et Olivier. Il a raison ; nous

ne sommes pas ici pour nous dire des injures... U y a du sang sur ce nom.

olivier, k p«rt. Toujours le même outrage!... toujours .. ceUe honte!... Ah ! malédiction !... ce nom me poussera à ma perle !

pl tombe wr U eh me où était ntii» le chiffonnier et que relui. ci «icol de quitter eu taisant un geste de douleur.)

roter, ê part Je ne sais pourquoi, aujourd’hui, ce nom ro’a fait tant do mal à entendre !... (n reste P «»ir. — Pendant c« temps,

le chiffonnier a gngaé la fond du théitre, en aeenrhant d'OU«icr )

cavoie, qui repa»ae. Eh bien! dites donc, vou>... vous (liez sans

payer ? (Le chiffonnier jette une pièce de cent tout et s'enfuit.)

cavoie, ramassant la pièe*. Tiens... cent sous ! Hiles donc, et votre monnaie?

ruchot. Voilà qui est drôle! le père Croche-ù-Mort !... cavoie. Monsieur Royer... le dîner est servi... roter. Allons... i*t penserai plus tard... les camarades ne doivent pas cn souffrir... De la gaieté, morbleu! delà gaieté!.. Ohé! les canotiers de l'Amphitrite!

TOUS, du datera. Voilà !

ruchot. Ohé ! le Barbillon !

i tous, d« même. Présent !

ruchot. A la soute aux vivres I TOUS, d« même. A la SOllte RUX vivrCS 1 roter. Pas gymnastique !

BUCllOT. Marche !... (ils entrant aur l’air du Chasseurs d'Orléans et u

angtot tic chaque c&Li de U labié où ils marquent le pa».) Haiti* !... Place... repos!... (On *'aui«l cl on varie à boire.)

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