SCÈNE IX
Les mères. CAVOtB. mm»»!. p «- LOUISE.
ca voie, n debon. Par ici... par ici, Mademoiselle !
■oc bot, a|4KMui u«û««. Qu'est-cc que c’est que ça? iKi.it , de mène. Oh: la jolie femme!
ROYER, cherchent I voir. OÙ donc?
FÉLIX, montrent Louiee. Eh ! là.
ao y er. Ma sœur! Louise!... A bas lc$ bouteilles!
TOUS. Ta sœur!... (ils panent le» terre» et lu bouteille» I Piooweu. — ||| 6t«nl tou» Iran causette*, h l'eieeplkto de P»o>ujJ4iu, qni e»l *n»lnrru*d. — Rejer l'aperçoit el loi jette ton chapeau.)
ROYER, * pieonnetn. Eh bien! cJampm... Tu n’as pas entendu?.. I
ma sœur...
Louise, t’jnprochatii de Royer. Mon frère... monsieur Cavoie m’a tout dit... Ah! c’est bien... merci... Que je t’embrasse...
roter, aoihratuRi »» imr. À la bonne heure... J’ai ma récompense!
ionise . Pardon, Messieurs, pardon.
royer, le» preecniaat. Mes camarades... de bons amis.. .de braves jeunes gens !
LOUISE, à part. Lui !
FÉLIX, arec prcieation. Qui savent Rpprécier la grâce, la beauté... unies à l’esprit...
royer, tauant taire Féüi. Oui, mes camarades, qui en auraient fait autant que moi, si je n'avais pas eu les jambes plus longues qu’eux.
louise, rigirJant oliricr. Oui, je sais qu’ils sont tous dévoués et courageux.
OLIVIER, a part. 01»! qu’elle SC lai»C, mon Dieu! (U m détourné.) uliciiot. Certainement, Mademoiselle... uous sommes tous au service lût mis des autres... mais, vuvez-vous... »1 y cii .1 qui oui la main heureuse... Eh bien ! votru frère est comme ça... s’il y a une querelle, c'est le premier à taper, («ujer lai hit daa ►%»«.) S’il y a un duel... il passe avant les autres...
ROYER, roaUnt Interrompra. Hciü!... hcîl) !...
Louise. Alt! vraiment!
ROYER. Il rit...
buchot. El, de même, quand il y a uue partie à faire, une bonne panse à sc donner... ah! dame, c’est toujours le maître... il décoiffe une bouteille...
ROVER. Hem ! hem !
loi'isi:. En vérité!
buchot. Il enlève un cancan...
BOYER, d’une roi* tonnante Hum!
LOUISE. Ab! Georges, je ne savais pas...
royer. Mats non. il rit... je suis sage comme... ww image. locus. Je le crois... Mais votei les s éléments que lu as demandés pour rinfortuiiéc que tu as sauvée...
rover. Merci... donne... on va les lui porter ..
Louise. J’y vais moi-même... je veux U voir, la consoler peutêtre.
royér, u rctcaaaL La voir... Non, non, c’est impossible... elle St en compagnie...
feux, d'un te» prédns. Oui, elle est avec ees dames.
Louise. El) bien! en ce cas, je vais les rejoindre, (a pan.) Peut* être pourrai-je m'informer. . (xiio (ait m pa» pour aortir.j roy tu, t'arrétui. Les rejoindre?.. Non, non, pas du tout... Louise. Pourquoi cela?
royer. Oh! pourquoi... pourquoi... Ces dame* sont très-aimables, mai*... tu comprend*... tu la- les connais pas... ça les troublerait... N’est-ce pas, Messieurs, que ça les embarrasserait?..,
Félix, a»ac (abrité. Henriette a très-bon tou. royer, bas. Veux-tu le taira!
bl'cuot. Votre frère a raison, Mademoiselle... vous ne pouvez nas aller en compagnie de ces demoiselles... elles sont un peu tricoteuses...
ROI ER, rinlerrompM). Hum!...
LOUISE., à Bachot. VOUS dites?...
atenoT. Je dis...
roter, iaterroopaat BachuL Han.... huiu ! .... rien..-., tu cs bien bounc, Louise... toujours bonne... mais, vois-tu, tu seras mieux à la maiion.
Louise. Vous me renvoyez... c'est bon, c’est bon... Je vous laisse. Messieurs, je ne veux gêner personne... (a part, en n-gardant oliricr.) Pas un regard...
royer. Oui, va, mon enfant...
Louise. Mais, avant de vous quitler, il y a une chose que je veux vous dire... Moi aussi, il y a quelque* jours, j’ai été sautée par l’un de vous.
buchot. Et nous sommes ici |>our nous en réjouir...
Félix, tonjonr» préUnttan- Et maintenant, la joie que noos éprouvons est d'autant plus grande que nous connaissons la charmante personne...
roter, u», à Féii». Satané Petit Poucet, veux-tu te taire! Louise. Eh bien! Messieurs, moins heureuse que la personne que mon frère a sauvée et qui sait «ms doute déjà à qui elle doit son salut, je ne sais h qui je suis redevable de la vie. royer. Ah ! oui... et je comprends que ça te fasse de la peine. olivier, i part- Où veut-elle en venir?...
loi isr.. J'ignore son nom...
buc«ot. Pardon. Mademoiselle, mais comment savez-vous que c’est un étudiant?
Louise, M ioinui la pta* « otWer. Au moment où il m'a déposée, mourante... à cette même place, Ut, près de Monsieur... il m’a dit tout Lis... « Souvenez-vous que le pauvre étudiant qui vous a sauvée s’appelle... » Les forces m’ont manqué... ce nom m’a échappé... Et cependant il me semble que si je l’cntendais prononcer... je le reconnaîtrais... Et ce nom. si je le savais... je pourrais do moins le mêler dans mes prières...
bl'cuot. L’auteur n’est pas ici, c’cst probable... Il n'y en a pas un de nous qui ne fût si lier de vous avoir sauvée, qui ne le criât pildeMN le* toits.
tous. Certainement...
Louise. Qui sait?... le hasard... est si bizarre... royer, mcoiraat Félix. Quelle idée... D'abord, en voici un qui lie compte pas.
Félix, ««.irMuot, Phit-il?
royer. Il s’apitelle Royer... Et ce nom-là, tu le connais... Louise. Ce n'est pas cela.
buciiot, »’4»aDftu«. Je ne me compte pas non plus... Désiré Bachot... (a put) Ce jour-là, j’étais à l’Ilc-d’ Amour... (Haut ei ta montrant cru» dont d parle.) Amadis Piconneau... ça nage comme un boulet rainé... Victor Lorois... c’est pas ça... Lucie? Plantard... nisco... Nous en avons encore... (il montre oiiriar.)
LOUISE. Monsieur! .. monsieur?
olivier. Olivier, Mademoiselle.
Louise, * part. Ce n’est pas le nom qu’il m’a dit... (bma et c.» ton iaierrofatil.) Monsieur Olivier?...
buchot. C’est tout. . Olivier...
piconmeau. Mai* ce n’est qu’un nom de baptême... olivier. Et je n’ai pas d’autre nom... et cYst ponr cela que je vous dis... que si celui qui vous a sauvée se cache à tous les yeux... ce n’est («xs bien de vouloir pénétrer dans ses secrets... Louise. Pardon, Monsieur....
roter. Eh bien! Louise, tu t’excuses... (a O I M »». ) Dite* dune. Monsieur, je ne permets à personne de donner des leçons à tna sœur... Elle veut connaître son sauveur... elle a raison...
Louise. J’ai tort, Georges... et c'est Monsieur qui a raison... Mais si ce que je viens de dire est répété jamais... ajoute* que ce n’est pas une vaine curiosité qui m'a poussée à vouloir connaître mon sauveur, mais la reconnaissance. .. Il est si doux de avoir la témoigner... que je souffre de voir qu'on s’obstine à refuser.
royer. Est-ce donc pour cela que tu pleurais tout à l'heure? Louise. Peut-être...
OLIVIER, à part, il t'éloigne il« quelque» pat. Elle pleurait... Oh!
la force me manque. —
louis»:, à pan. Pas un mot. . Oh! mais qu’a-t-il donc?
ROVER, i pan. Il y a quelque chose d’extraordinaire dans tout ceci. Je le saurai...
HENRIETTE, en drhora. Ohé!... de ÏAtnpJullUt!
Félix. Voilà ces dames...
ROYER, tiennent, prenant Lo«i*n de toflir. AdicU, LOUiW... adieu... Tu comprends...
»ANFAH, en dehors. Ohé! du BatbiUonl LOUISE, m retournant. Qu’est-Ce que Cela?
royer. Bien... ce sont des amis... des camarades... Viens, je t'en prie, suis-moi... (a Buchot.) Retiens les petites, toi... louis»:. Allons, tout est fini. Adieu, Messieurs. tous, u aaïuaat . Mademoiselle..
roter. Allons, Louise... viens, (il *on «m Loiriw.)
RCCHOT, rtfirdanl Marie qui entre arec nae robe plu» disant*. Hein
quel chic...