‹ Les étudiants drame en cinq actesChapitre 43 sur 54 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE CHIFFONNIER, «eui. Eh quoi! toujours... toujours... Ot habit même ne me met pas à l’abri de l’insulte... Par quelle fatalité le mot le plus indifférent me rappeUe-t-il toujours rot exécrable souvenir?.. Ce soir, à ccttft heure où tout dort, ou l.i solitude devrait me laisser seul avec mon désespoir... il faut que ce misérable vienne me jeter à la face de cm mots qui m ‘épouvantent et me glacent... Triste débauché qui trompe la tendresse de son père... mais qui ne rougit pas de lui, du moins. Oh! oui, c’est vrai... je suis descendu a cet excès de désespoir, que j’aimerais mieux le rencontrer ainsi, ivre, mais oublieux, perdu, mais content... Oui, je préférerais cela à le voir passer chaque jour drvant moi, pâle, sombre, désespéré.-, et se mourant dans son silence de lu honte que je lui ai léguée avec mon nom maudit... (Il m rlMtcd tar la borne. — La* port* i wm. — lia boaiae parait wr le tbéilra ; u trône nuirai , une fenèlre *'râ*r« *4 rae diBM pareil.)

l’homme km habit de voïace, «b bu. A demain, Aglaé... à de- : main, mon chai... dors tranquille, ma loulou le.,.. Si la dili- i jjenre passe par ici... je te ferai un petit cri d'amour.

LA FEMME, i U frnrtrc. Va donc... tU pirdrilS ta place, ( L'homme 1 /«loigua ru chaDlaanant. Dm feDÔtra ta f*« »'*u»rc. Arthur (tarait et chaule.) j ARTHUR, i U fenêtre. Mai» là, sur la place,

C’est minuit qui sonne. La patrouille passe ;

Entends, ma mignonne, Carhet-moi, «le grâce,

C'est l’heure où se «loooe Par respect pour tous.

Tendre rendoi-rous. La garde s’avance,

Ton mari qui gronde La porte en silenco

Va faire » ronde, S’onvre, Je m'élance...

Et ta nuit proronde Plaignes les jaloui.

Trompe le» jalon*. C'est mimitt, etc.

C’est minuit, etc. (remit al le refrain. U frmmr a dit-

(Produit U ritournelle, Il dc*-*»d et paru de ta fenèlre et a drteemlu

parait aur te théâtre ; il regard* Ja oomr 1a porte. — Le jaune homme

tous côtés.) anira } U porte m referme.)

ut chiffonnier, stoi. Je l’ai suivi jusqu'à la porte de la Chaumière... je l’eu ai vu sortir... Oui, il est moins triste... son visage semblait animé d'une espérance nouvelle... Oh! oui, oui, le plaisir, le bruit... auront enfin fait taire cette tristesse qui le consume... Le peu d’argent que je lui ai envoyé, il l’a accepté... Oh ! que le luxe le tente, l'éblouisse, l’égare, s’il le faut... Tout ce qu'il désirera, je le lui donnerai... et peut-être qu’alnrs il consentira à me voir... J'ucliètmi le droit do lui parler quelquefois... je le lui payerai de toute cette détestable fortune qui me pèse... je... Oh! malheur, malheur!... acheter le cœur de

Son (ils !... (il se rassied.)

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