‹ Les étudiants drame en cinq actesChapitre 45 sur 54 · MARIE, ROYER · texte numérisé non relu

MARIE, ROYER

roter, k pan. Allons, il faut qu'elle s'explique... il le faut. (a Mari*.) Marie, fa nuit s'avance... Il faut que vous sachiez...

MARIE, l’ail fixe, U voit brava et étoufée, durant (ouïe la teint. Comme

vous voudrez.

aovER. Mais vous ne m’entendez pas...

MARiK. Je vous entends.

aovER. Marie... l'amour n’a point de tristesse. . Oui, sans doute, souvent il é|K>u vante le cœur qui enfand son langage pour la première fois... Ce n’est pas sans trouble, sans crainte, que l'on confie son âme, son bonheur, son avenir à l'amant qui nous implore... On tremble... on a peur.

marie. Mais j'ai peur... je tremble...

roter. Oui, mais d'une terreur glacée... mais d’un horrible effroi...

marie. Au contraire... j'attends, j’espère.

roter. Marie, écoutez-moi bien.

MARIE. Oui.

rqtfr. Marie, je vous aime.

marie. Oui.

roter. Le croyez-vous?

MARIE. Oui. ,

royer. Croyez que votre bonheur sera mon premier espoir, ma seule pensée, mon unique occupation.

marie. Oui.

hover. Mais vous, Marie, m'aimez-vous?

MARIE. Oui. *

roter. Oh ! mais... cet amour, s’il u’est pas dans votre cœur, je le refuse... Je vous l’ai dit : l'amour seul paye l'amour... Oh! par grâce, répondez-moi... Pourquoi toujours celle pensée distraite... Marie, pourquoi ces réponses faites d'une voix brève, tremblante... épou vantée?

marie. Vous ai-je mal répondu ?

roter. Non... oh! non, certes! et ce serait le bonheur, si dans votre voix j'entendais parler votre cœur... Mais pardonnez-moi ce que je vais vous rappeler... M'avez-vous compris quand je vous ai dit : Marie, si vous voulez, je vous aimerai... Pour vous, j'oublierai toutes U» femmes... vous serez l'unique maîtresse de ma vie, de mon àme... Je suis riche, et je puis donner à votre existence, à celle de tous ceux que vous aimez, le bonheur, le luxe... M'avez-vous compris quand je vous ai dit tout cela ? marie. Oui, je vous ai compris.

roter. Mais je n’ai pas voulu vous tromper; je ne le veux pas encore... Marie, je vous l'ai dit... mon amour sera tout à vous... mais mon amour seulement... Vous m'avez entendu? marie. Je vous ai entendu.

rover. Vous m’avez entendu... Ainsi donc, lorsque je vous ai dit : Eh bien! laissez aux cœurs froids les vaincs hypocrisies... votre beauté n'a pas besoin de ces relus menteurs dont se servent les coquettes pour égarer les passions... Marie, comme je me donne à vous, donnez-vous à moi... et qu«: vous m'avez répondu : Je le veux... c’est donc que vous croyiez à mon amour ? marie. Sans doute.

rovér. Et maintenant, si je vous dis encore : Marie, soyez à moi... me répondrez-vous comme vous l avez fait il y a quelques instants... Oui?

marie. Oui.

roter. C'est donc que vous m’aimez ?

marie, a*ee eipkitk». C*cst que ma mère a faim et qu'elle se meurt !

rover. Oh! misérable! misérable et lâche ! ... Olivier avait raison!... Oli! Marie, grâce, pitié... ne me méprisez pas. Tant de beauté, tant de jeunesse avairnl troublé mon cœur... Mais

I BS ETUDIANTS.

nou. je ne plus d'amour... Venez, votre mère vous attend... Venez... venez!

maris. Oh! merci, Monsieur... Heureuse celle qui voua aimera!

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