‹ Les étudiants drame en cinq actesChapitre 9 sur 54 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CA VOIE, pais LOUISE.

cavoie, a u eunîM. Le petit bordeaux cachet vert; l’aloyau saignant, c’est entendu, et de fictivité... Examinons les couve rts... Pesle ! si tout n'clait pas en règle... nous aurions un beau tapage... Voyons... (il n rem i< txroMu.)

LOtiSE, «otrsot s r«e crainte. C*est ici... (Elle regsrde.) Personne encore... Je suis toute tremblante... Cherchons quelqu'un à qui m'adresser. (Ole sort do cMê du toupet, a gauche.)

CAVOIK, sous le berceau S droite, arrsogcaul. Pardieu ! VOÏld lin

accident nui a failli être bien triste el qui m’a amené une fameuse aubaine... C’est juste là, devant ma porte, que celui qui l’avait sauvée a abordé avec mademoiselle Rover d'Orilly, notre telle voisine, qui demeure de l'autre côté de Veau. Et s. ni frère a voulu que ce fût ici qu’on célébrât cet heureux événement... Ah! c’est qu'il a l’air de l’aimer fièrement sa sieur... ce bon M. Royer.

Louise, rentrant. Personne, . Comment faire?... Attendons. cavoie, se croyant seul Ma foi, c’eut clé dommage... une jolie personne... et il était temps... (a voit Louiic.) Ah! mon Dieu! ., vous ici, mademoiselle Royer?...

LOUISE. Ah! C'est WM, monsieur, monsieur...

cavoie, «n U situant. Cavoie... que messieurs les étudiants appellent en riant le père Fromage... à cause que, dans le commencement... c’était à peu près tout le fond de mu cuisine...

louise. Eh bien !... monsieur Cavoie, je viens vou$ demander un service.

cavoie. Un service à la sœur de monsieur Royer!... dix, vingt, trente!... Que voulez-vous?

louisk. Je voudrais que vous pussiez me cacher un moment..

cavoie. Vous cacher... et pourquoi faire?

louse. Je voudrais voir, sans être vue, le dîner que mon frère donne à ses camarades. cavoie, embarras té. Vous, Mademoiselle, vous... louse. Pcul-èlrc celui qui m’a sauvée sera-t-il avec enx ! Car vous savez avec quelle rapidité il s’est enfui...

cavoie, d< aime. Je sais tout ça... Mais... j’en suis bien fâché. Mademoiselle, ce n csi pas possible.

Louise. Pourquoi cela?

cavoie, Je rus »o |.ius cmUrrsAs*. C'est que... monsieur votre frère... ne vient pas seul...

louisk. Je le sais... C’est un dîner d’amis... cavoie, j « C’est qu’il y a des amis de... de l’autre sexe..

Louise. Comment, il vient avec des dames ! el il ne m’a pas invitée ?

cavoie. Hein?...

Louise. Ah ! c’est indigne! Je reste et je le gronderai... vous allez voir.

cavoie. C'est que je ne veux pas voir du tout... et surtout je ne veux pas que vous voyiez...

Louise. Pourquoi cela?

cavoie. Pourquoi ?... C'est que... écoutez , mademoiselle d'Orilly, la jeunesse est jeune... Alors, il y a des moments où elle ne marche pas dans la droite raison... on sc lance... Mon petit bordeaux lape serré.

louse. Je vous comprends... Mais aujourd'hui qu’il y a des dames, ces mevueurs seront sages.

cavoie, Sages?...

Louise. Que voulez-vous dire ?

cavoie. Je veux dire qu'il faut que vous parliez... Non. voyezvous Mademoiselle, ça n’est pas possible... Ils vont boire... ils vont chanter, ils vont danser... est-ce que je sais, moi !... Vous ne |M>uvcz pas rester, (n **iui»i* l iimter k ^t r.)

louise, pqué«. Cesl Jioii, monsieur Cavoie... cVstbon...(Ap*n.) Je reviendrai... (turn.? Adieu, monsieur Cavoie... je m’en vais...

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