chapitre XX
Et la sage-femme , rentrant dans la caverne , dit à Marie : « Couche-toi , car un grand combat t'est
réservé. » Salomé l'ayant touchée, sortit en disant : « Malheur à moi, perfide et impie, car j'ai tenté le Dieu vivant. Et ma main brûlée d'un feu dévorant tombe et se sépare de mon bras. » Et elle fléchit les genoux devant Dieu , et elle dit : « Dieu de nos pères , souviens-toi de moi , car je suis de la race d'Abraham , d'Isaac et de Jacob. Et ne me confonds pas devant les enfants d'Israël , mais rends-moi à mes parents. Tu sais , Seigneur , qu'en ton nom j'accomplissais toutes mes cures et guérisons , et c'est de toi que je recevais une récompense. » Et l'ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Salomé, Salomé , le Seigneur t'a en tendue; tends la main à l'enfant, et porte- le; il sera pour toi le salut et la joie. » Et Salomé s'approcha de i'enfant et elle le porta dans ses bras, en disant : « Je t'adorerai , car un grand roi est né en Israël. » Et elle lut aussitôt guérie , et elle sortit de la caverne justifiée. Et une voix se lit entendre près d'elle, et lui dit : « N'annonce pas les merveilles que tu as vues , jusqu'à ce que l'enfant soit entré à Jérusalem. (7)