‹ Les Évangiles apocryphesChapitre 118 sur 211 · EVANGILE DE THOMAS L'ISRAÉLITE · texte numérisé non relu

EVANGILE DE THOMAS L'ISRAÉLITE

C'est le seul écrit que nous possédions en grec de ceux, en assez grand nombre, qu'avaient composés au sujet des parents de Jésus et de sa nativité , des chrétiens mal dégagés des doctrines du judaïsme ou imbus des erreurs répandues dès les premiers siècles de l'église. Une portion de texte grec fut publiée pour la première fois et avec une exactitude scrupuleuse par Cotelier dans ses notes sur les Constitutions apostoliques, ill'avait trouvée dans un manuscrit du quinzième siècle , à la bibliothèque du roi. Déjà Richard Simon en avait dit quelque chose. (1) Fabricius reproduisit

(1) Ce laborieux et hardi critique s'exprime ainsi dans ses Nouvelles observations sur le texte du Nouv. Test. « Je mets au nombre de ces faux Évangiles un de ceux attribués à saint Thomas dont j'ai trouvé un assez long fragment à la Bibliolhèque du roi ; quoique ce manuscrit ne soit pas vieux, on ne peut douter cependant que cette pièce ne soit ancienne et qu'elle n'ait été fabriquée par quelques gnostiques. Il parait qu'il avait existé également un Evangile attribué à saint Thomas l'apôtre, mais il n'en est rien parvenu jusqu'à nous. » Ce n'est pas ici le lieu d'examiner sur quels fondements repose la tradition qui fait de cet apôtre le premier missionnaire qui ait prêché la foi dans les Indes. On trouvera de nombreux témoignages recueillis à cet égard dans l'ouvrage de MM. Martin et Cahier sur les vitraux de la cathédrale de Foufçes ( 4844-44, erand în-folio, p. £34),

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le texte et la version de Cotelier, en y joignant quelques notes. Mingarelli a donné plus tard le travail entier de Fabricius , et il s'est attaché à le compléter. Voir le douzième volume d'une Raccolta d'opuscoli scientifwi e filologici, imprimée à Venise en 176&.

La bibliothèque impériale de Vienne possède un autre manuscrit de Y Evangile de Thomas; d'après le début tel que le rapporte Lambéciusdans ses Comment, de Bibl. Cœsar. Vindob. livre VII , il présente , avec le manuscrit parisien, des différences sensibles.

Se servant d'un manuscrit conservé à Bologne, et qu'avait fait connaître Mingarelli, profitant d'un autre manuscrit du seizième siècle que renferme la bibliothèque de Dresde, Thilo a donné un texte bien supérieur à celui de ses devanciers ; il avoue cependant qu'il n'a pu bien établir certains passages qu'en recou= rant à la voie toujours un peu arbitraire des conjectures, et il regrette de n'avoir point découvert l'existence de quelque autre manuscrit qu'il aurait pu consulter avec profit.

L'Évangile de Thomas porte les traces d'une rédaction manichéenne. Origène dans sa première homélie sur saint Luc , cite comme ayant une certaine autorité un Évangile secundum Tkomam et juxta Mathiam ; ce passage a fort occupé les critiques , mais l'on s'accorde en général à y reconnaître un autre écrit que celui dont le texte nous est parvenu , et dont l'auteur est entièrement inconnu , texte où se rencontrent des formes de style qui ne permettent pas de le faire remonter au-delà du cinquième siècle.

Livre de Thomas l'Israélite, philosophe, sur les choses qu'a faites le Seigneur, encore enfant.

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