CHAPITRE Vï't
Lorsque Zacchée entendit l'enfant exposer tant de choses, il resta confondu de sa science et il dit aux assistants :'« Hélas! malheureux que je suis, je me suis donné un sujet de regret et j'ai attiré sur moi du déshonneur en attirant cet enfant chez moi ; reprends-le, je t'en prie, mon frère Joseph ; je ne peux soutenir la rigueur de ses raisonnements, et je ne saurais m'éiever jusqu'à ses discours. Cet enfant n'est pas né sur la terre; il peut avoir de l'empire sur le feu ; il a peut-être été engendré avant que le monde n'existât ; j'ignore quel est le ventre qui l'a porté et quel est le sein qui l'a nourri; je suis tombé dans une grande erreur; j'ai voulu avoir un disciple et j'ai trouvé que j'avais un maître ; je vois, mes amis, quelle est mon humiliation, car moi, qm suis un vieillard , j'ai été vaincu par un ehfarrt, rt mou âme sera abattue, et je mourrai à cause de lui. et dès ce moment, je ne puis plus le regarder
en face. Et quand la voix publique dira que j'ai été vaincu par un enfant , qu'aurai-je à répondre et comment parlerai-je des règles et des éléments du premier caractère après tout ce qu'il en a dit ? Je ne connais ni le commencement, ni la fin de cet enfant. Je t'en conjure donc, mon frère Joseph , ramène-le chez toi : il est quelque chose de grand, ou un Dieu, ou un ange, je ne sais. »