‹ Les Évangiles apocryphesChapitre 39 sur 211 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Et après le coucher du soleil , Joseph arriva avec la vieille devant la caverne et ils entrèrent. Et voici que la caverne était toute resplendissante d'une clarté qui surpassait celle d'une infinité de flambeaux et qui brillait plus que le soleil à midi. L'enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, tétait le sein de sa mère Marie. Tous deux restèrent frappés de surprise a l'aspect de cette clarté, et la vieille demanda à Marie : « Est-ce que tu es la mère de cet enfant? » Et Marie ayant répondu affirmativement, la vieille lui dit : « Tu n'es pas semblable aux filles d'Ève, » et Marie repartit : « De même qu'il n'y a parmi les en-

fants aucun qui soit semblable à mon fils , de même sa mère est sans pareille parmi toutes les femmes. » La vieille dit alors : « Madame et maîtresse , je suis venue pour acquérir une récompense qui dure à jamais , » et Marie lui répondit : « Pose tes mains sur l'enfant. » Lorsque la vieille l'eut fait , elle fut purifiée, et quand elle fut sortie, elle disait : « Dès ce moment, je serai la servante de cet enfant, et je serai vouée à son service durant tous les jours de ma vie. »

Page 1