LÀ PREMIÈRE EUVANGILLE DE LÀ DEUXIÈME SIÈTE
Lors dist une ancienne fîUeresse : Pour aussi vray que Euvangille, quant une femme vœult estre de son baron ou de son ami bien amée, se elle lui fait mengier rachines de erbe de dbat, il sera de elle très amoureux
(II, i).
LÀ SECONDE EUVANGILLE.
L'autre vieille après dist : Pour vray et
B. Seconde Série. ii5
chose toute approuvée est que qui porroit finer de ung vray mandegloire , et le couchier en blaus draps, et lui présenter à mengier et k boire deux foiz le jour, et tenir net comme ung petit enfant , et tout par contenance, moult tost devenra riche, et à paynes sarail comment (II, a),
LA TIERCE EUTANGILLE.
L'AUTRE vieille ensievant dist. : Il est venté que quant quelque personne va au chemin , et que ung lièvre lui vient au devant, c'est ung très mauvais signe , et, pour tout dangier éviter, il doit par trois fois soy retourner dont il vient, et puis aler son chemin , car il est hors de péril (II, 3). Mais à rencontrer ung cherf ou ung dain, c'est moult bon signe (II, 3, Glose).
LA QUARTE EUVANGILLE.
Une autre fiUeresse dist que nulz homs jamais ne debvroit monter sur asne , tant en a despit , pour tant qu'il porta le saul- * veur du monde , mais très bien sur cheval : car qui chiet de son asne par terre, Tasne dist : Griève ; et le cheval nous dist : Liève (II, 4).
n6 Appendice.