‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 165 sur 393 · Juvénal, vi, o/jl et suiv. ; xiv, 96 et suiv · texte numérisé non relu

Juvénal, vi, o/jl et suiv. ; xiv, 96 et suiv

234 DRIGINES DU CHRISTIANISME. [An 91]

d'une dame romaine, Veturia Paul la, qui se convertit à l'âge de soixante et dix ans, prit le nom de Sara, et fut mère des synagogues du Champ de Mars et de Volumnus, durant seize ans encore1. Une grande parlie du mouvement de ces immenses faubourgs de Rome, où s'agitait un bas peuple bien supérieur en nombre à la société aristocratique renfermée dans l'enceinte de Servius Tullius2, venait des enfants d'Israël. Relégués près de la porte Capène3, le long du ruisseau malsain de la fontaine Egérie4, ils étaient là, mendiant, exerçant des métiers interlopes, des arts de tsiganes, disant la bonne aventure, levant des contributions sur les visiteurs du bois d'Égéiie, qu'on leur avait loué. L'impression produite sur les esprits par cette race étrange était plus vive que jamais 5 : « Tel à qui le sort a donné pour père un observateur du sabbat, non content d'adorer le Dieu du ciel et de

\ . Orelli, n° 2o22. L'inscription paraît postérieure à l'époque des Flavius; malheureusement on n'en possède plus l'original. On a identifié cette Véturie avec la Bélurit du Talmud, qui se convertit avec tous ses esclaves et eut des entretiens avec Gamaliel sur les Écritures. Graeiz, Gesc/i. der Jud., IV, p. 123, 506, 507.

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