Luc, ii
3. Ainsi Luc, n, 42 et suiv. De tout temps, les juifs ont aimé les enfants prodiges, en remontrant pour la science de la Loi aux docteurs. Josèphe, Vita, 2.
280 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 94]
besoin d'elle et se laisse entraîner à parler longuement d'elle. On ne peut se figurer que la femme que Dieu a choisie pour la féconder par l'Esprit soit une femme ordinaire ; c'est elle qui sert de garant à des parties entières de l'histoire évangélique f; on lui crée dans l'Eglise un rôle chaque jour plus considérable '.
Très-beaux et tout aussi peu historiques sont les récils propres au troisième Evangile sur la Passion, la mort et la résurrection de Jésus. En cette partie de son livre, Luc a presque abandonné son exemplaire de Marc et a suivi d'autres textes. Il eu résulte un récit plus légendaire encore que celui de Matthieu. Tout y est exagéré. A Gethsémani3, Luc ajoute l'ange, la sueur de sang, la guérison de l'oreille coupée. La comparution devant Hérode Antipas est toute de son invention. Le bel épisode des ailles de Jérusalem, destiné à présenter la foule comme innocente de la mort de Jésus et à en rejeter tout l'odieux sur les grands et les chefs 4, la conversion d'un des malfaiteurs1, la prière de Jésus pour