Jos., Vila
Au 95] LES ÉVANGILES. 303
96 contre tout ce qui tenait au monde juif et à sa famille, permet à peine de supposer qu'il ait laissé sans le frapper un homme qui avait parlé de Titus sur le ton du panégyrique (crime, à ses yeux, le plus irrémissible de tous *), et ne l'avait loué lui-même qu'en passant 2. La faveur de Domitia, qu'il détestait et qu il avait résolu de faire mourir3, était d'ailleurs un grief suffisant. Josèphe, en 96, n'avait que cinquante-neuf ans. S'il avait vécu sous le règne tolérant de Nerva, il eût continué ses écrits et probablement expliqué quelques-uns des sous- entendus que la crainte du tyran lui avait imposés.
Aurions- nous un monument de ces sombres mois de terreur, où tous les adorateurs du vrai Dieu ne songèrent qu'au martyre, dans ce discours « Sur l'empire de la raison » qui porte dans les manuscrits le nom de Josèphe 4 ? Les pensées du moins sont bien