‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 238 sur 393 · Hégésippe, dans Eusèbe, H. E., IV, xxii · texte numérisé non relu

Hégésippe, dans Eusèbe, H. E., IV, xxii

336 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An 9]

de beaucoup les limites de l'Eglise de Corinthe. 11 n'y eut pas d'écrit plus imité, plus cité. Polyearpe ' ou celui qui a écrit l'épître qu'on lui attribue, l'auteur des épîtres apocryphes d'Ignace*, l'auteur du morceau faussement appelé Deuxième Épître de saint Clément', y font des emprunts comme à un écrit presque su par cœur et qu'on s'était incorporé. La pièce fut lue dans les Eglises comme une écriture inspirée4. Elle prit place parmi les annexes du canon du Nouveau Testament. C'est dans un des plus anciens manuscrits de la Bible (le Codex Alexandrinus) qu'elle a été retrouvée à la suite des livres de la nouvelle alliance et comme l'un d'eux5.

La trace laissée à Rome par l'évêque Clément fut profonde6. Dès les temps les plus anciens, une église

\. Corap. Géra., 1, à Polyc, 4; Géra., 5, à Polyc, 9; Gém., 7, à Polyc, 7; Gém., 9, à Polyc, 2: Clém., 13, à Polyc, 2; Gém., 21, à Polyc, 4.

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