‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 262 sur 393 · Comp. saint Hippolyte, édit. Lagarde, p · texte numérisé non relu

Comp. saint Hippolyte, édit. Lagarde, p

4. Fragm. Bensly, v. 93 et suiv. Comp. Recogn., Il, 43; saint Hippolyte, l. c, et surtout l'horrible passage de Tertullien, De tpectaculis, 30.

[An 97] LES EVANGILES. 3C3

père, le frère pour son frère, l'ami pour sou ami1? » La réponse est terrible. « De même que, dans la vie présente, le père ne saurait donner procuration à son fils, le fils à son père, le maître à son esclave, l'ami à son ami, pour être malade, pour dormir, pour manger, pour être guéri à sa place; de même ce jour-là personne ne pourra intervenir pour un autre; chacun portera sa propre justice ou sa propre injustice. » Esdras objecte en vain à Uriel les exemples d'Abraham et d'autres saints personnages qui ont prié pour leurs frères i. Le jour du jugement inaugurera un état définitif, où le triomphe de la justice sera tel que le juste lui-même ne pourra avoir pitié du damné 3. Certes nous sommes avec l'auteur quand il s'écrie après ces réponses, censées divines :

Je l'ai déjà dit, et je le dirai encore : « Mieux eût valu

1. Fragm. Bensly, v. 402 et suiv. C'est ici certainement le motif pour lequel le feuillet contenant ce passage a été coupé dans le manuscrit de la traduction latine (Paris, fonds de Saint- Germain, maintenant n° 41505, écrit l'an 822) d'où sont provenus tous les autres manuscrits que l'on connaît, excepté celui d'Amiens. Le moyen âge tenait beaucoup à la prière pour les morts; or le passage dont il s'agit en était la négation directe et servait de base à l'erreur de Vigilance (saint Jérôme, Ad Vigil., c. 10, Opp., IV, 2e part., col. 283, 284, Mart.). Cf. saint Ambroise [De bono mortis, c. 10, 14, 12; Épître34, ad Horontianum, Opp., t. II, col. 921-924).

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