‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 270 sur 393 · Comp. II Pétri, i, 19, et IV Esdr., xn. 4L · texte numérisé non relu

Comp. II Pétri, i, 19, et IV Esdr., xn. 4L

lAn 97] LES ÉVANGILES. 371

Hermas paraît l'imiter pour le plan, l'ordre et l'agencement des visions, le tour du dialogue. Clément d'Alexandrie en fait grand cas encore 4. L'Église grecque, s'éloignant de plus en plus du judéo-christianisme, l'abandonne et laisse se perdre l'original 2. L'Eglise latine est partagée. Les docteurs instruits, tels que saint Jérôme3, voient le caractère apocryphe de toute la composition et la repoussent avec mépris, tandis que saint Ambroise en fait plus d'usage que de n'importe quel livre saint, et ne la distingue en rien des Ecritures révélées*. Vigilance y puise le germe de son hérésie sur l'inutilité de la prière pour les morts. La liturgie y fait des emprunts5. Roger Bacon l'allègue avec respect. Christophe Colomb6 y trouve des arguments pour l'existence d'une autre terre.

4. Strom., I, xxi, p. 330 édit. Paris; III, xvi, p. 468. Cf. IV Esdr., v 35.

2. Elle n est pas dans la Synopse attribuée à saint Athanase. Nicéphore (canon 4) la rejette. Anastase le Sinaïte (§4) et le catalogue publié par Cotelier (Patres aposl., I, p. 4 97) la rangent parmi les apocryphes.

3. Prœf. in Esdr. et Neh., ad Domnionem et Rogatianum, Contre Vigilance, c. 40.

4. De bono morlis, c. 40, 44, 12; De Spir. sancto, II, 6; De excessu Satyri, I, 66, 68, 69; Epist. 38, ad Horonlianum; Comment, sur Luc, II, 34 .

5. Hilg., Mess. Jud., p. xxiv, 70, 447; Volk-nar, IV Buch Esra, p. 273, 376; Le Hir, Études bibl, I, p. 140, 144, 473.

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