‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 28 sur 393 · Ibid., p. 523. V. apoc. de Baruch · texte numérisé non relu

Ibid., p. 523. V. apoc. de Baruch

5. Orine, in qua fuere Hierosolyma, longe clarissima urbium OrientiSj non Judœœ modo. Pline, Hist. nat., V, 70. On sent là un peu d'exagération adulatoire pour Titus, à qui l'ouvrage est dédié; cf. saint Épiph., De mens., c. 14.

6. 11 n'y a pas de texte formel pour cette époque. Maiscertainenient, s'il eût été possible aux juifs de s'établir dans la ville ruinée, ils l'eussent fait. Or c'est àlabné, à Béther, etc., qu'ils s'agglomérèrent. Le système d'Eusèbe, selon lequel Jérusalem n'aurait été interdite aux juifs qu'à partir d'Adrien (Démonslr. émnq., VI, 48), ne repose que sur des raisons a priori. Voir V Antéchrist, p. 523, note 2.

t8 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 74]

pour les derniers outrages1. La légion 10" Frète nsis continuait à tenir garnison dans un coin de la ville déserte2. Les briques qu'on a trouvées au timbre de cette lésion3 prouvent qu'elle construisit. Il est probable que des visites furtivesaux fondements encore visibles du temple4 étaient tolérées ou permises à prix d'argent par les soldais. Les chrétiens, en particulier, gardaient le souvenir et le culte de certains lieux, notamment du Cénacle, sur le mont Sion, où l'on croyait que les disciples de Jésus s'étaient réunis après l'Ascension5, ainsi que de la tombe de Jacques, frère du Seigneur, près du temple6. Le Golgotha, proba-

1. Jos., D. J., VII, vin, 7; cf. Eusèbe, Thcoph., ix (col. 648- 649, M igné).

l. Saulcy, Revue arckeol., oct. 1869; Numismat. de la Palestine, p. 82-83; pi. v, nos 3 et 4; Comptes rendus de l'Acad. /(es inscr., 1 872, p. 1 62. On a cru posséder un témoignage des dérivions que la lésion victorieuse n'épargnait pas aux vaincus dans les pièces conlre-marquées par cette légion où Ton voit un porc; mais cet emblème était romain, légionnaire, et n'impliquait aucune raillerie antijuive. Madden, Jeiu. coin., p. 212.

3. Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1872, p. 161 et £uiv. 11 est vrai que cette légion resta longtemps à Jérusalem. ». m trouve des vestiges de son séjour dans MVvd Capilolina après Adrien.

4. Théodoret, Hist. ceci., III, 15; S. Cyrille de Jérusalem, Calech-, xv, 4&

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