Voir l'Antéchrist, p
5. II Joh.,1, 5; III Joh., 4, 9, 42. Ce qui concerne cette si ng u- Jière correspondance sera discuté dans notre tome VIe.
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appuyant trop sur ces noms, de discuter des êtres qui, comme dit le Talmud, « n'ont jamais été créés », et ne doivent l'existence qu'à des artifices de faussaires ou même, comme Cyria, à des malentendus.
Rien enfin de plus douteux que tout ce qui regarde cet homonyme de l'apôtre, ce Presbytéros Joannes, qui paraît auprès de Jean dans ses dernières années, et qui, selon certaines traditions, lui aurait succédé dans la présidence de l'Eglise d'Ephèsc1. Son existence paraît probable cependant. Le titre de presbytéros put être l'appellation par laquelle on le distinguait de Yapostolos 2. Après la mort de l'apôtre, il se peut qu'on ait longtemps continué à l'appeler Presbytéros, en omettant son nom 3. Aristion, que de très-anciens renseignements placent à côté du Presbytéros comme un traditioniste de première autorité4, et qui paraît avoir été revendiqué
1. Voir l'Antéchrist, p. xxhi-xxvi , 345, 567-568. Voiries objections, Vie de Jésus, p. lxxii-lxxiii. On craint d'être dupe ici du désir qu'eurent les Pères du me siècle d'avoir deux Jean, pour attribuer à l'un l'Apocalypse, à l'autre l'Évangile, voyant bien que ces deux ouvrages ne pouvaient être d'un même auteur.
2. Sur l'équivoque du mot presbytéros, voir Papias, dans Eus., H. E., III, xxxix, 3-4, et les observations d'Eusèbe, ibid.
3. Papias, dans Eus., H. E., III, xxix , 15; II Joh. et III Joh., init.
4. Papias, dans Eusèbe, III, xxxix, 4, 5, 7, 14. Voir V Antéchrist, Le.
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par l'Église de Smyrne1, est également une énigme. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il y eut à Éphèse un groupe d'hommes qui, vers la fin du Ier siècle, se donnèrent pour les derniers témoins oculaires de la vie de Jésus. Papias les connut ou du moins les toucha de très-près et recueillit leurs traditions*.
Nous verrons plus tard une rédaction évangélique d'un caractère tout particulier sortir de ce petit comité, qui paraît avoir obtenu l'entière confiance du vieil apôtre, et qui se crut peut-être autorisé à parler en son nom. Dès l'époque où nous sommes, et avant la mort de Jean, quelqu'un de ces disciples qui semblent avoir entouré et comme accaparé la vieillesse du dernier survivant des apôtres, ne chercha-t-il pas à exploiter le riche trésor qu'il avait à sa disposition? On a pu le supposer8; nous-mêmes y avons autrefois incliné. Nous pensons maintenant qu'il est plus probable qu'aucune partie de l'Evangile qui porte le nom de Jean n'a été écrite soit par lui, soit par tel ou tel de ses disciples de son vivant. Mais nous persistons à croire que Jean avait bien une manière à lui de raconter la vie de Jésus, manière très-différente des récits originaires de Batanée, supérieure à quelques égards, et où en parti-