‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 336 sur 393 · Fluegel, Mani, p. 83 et suiv., 132 et suiv · texte numérisé non relu

Fluegel, Mani, p. 83 et suiv., 132 et suiv

406 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 10-4]

le temps où nous sommes, les derniers neveux du grand fondateur gaWléen s'éteignent, entourés du plus profond respect par les communautés transjordaniqnes, mais presque oubliés des autres Églises. Depuis leur comparution devant Domitien, les fils de Jiide, revenus en Batanée, étaient tenus pour des martyrs. On les mit à la tête des Eglises, et ils jouirent d'une autorité prépondérante jusqu'à leur mort sous Trajan1. Les fils de Glopas, pendant ce temps, semblent avoir continué de porter le titre de présidents de l'Église de Jérusalem. A Siméon, fils de Glopas, avait succédé son neveu Juda, fils de Jacques2, auquel paraît avoir succédé un autre Siméon, arrière-petit- fils de Glopas3

i. Ilégésippe, dans Eus.. II. E., III, xx, S; xxxu, 6.

2. Conslit. apost., VII, 46; note de Cotelier sur ce passage. Voir l'appendice, à la fin de ce volume, p. 545-547.

3. Le Syncelle (Paris, p. 345, 347;comp. Eusèbe, Chron., d'après Scaliger, 2e édit., p. 80) et saint Epiphane (heer. lxvi, 20), d'accord avec les Constitutions apostoliques, donnent un Juda pour successeur à Siméon. Ailleurs (Lus., Chron., 1. II. ad ann. Traj. 10 et 12; Hist. eccl., III, 35; cf. Nicéph., Chronogr., p. 409, Paris), ce successeur est appelé Justus. Les critiques sont il'accord sur ce point qu'un Siméon, fils de Clopas, mourut martyr vers la fin du règne de Trajan. Mais Siméon, cousin germain de Jésus, a de la sorte une vie et un épiscopat beaucoup trop longs. On concilie tout en supposant trois fils de Clopas, évèques de Jérusalem, après Jacques : 1° Siméon, fils de Clopas et cousin germain de Jésus; 2° Juda, fils de Jacques, petit-fils de

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Un événement politique important se passa, Tan 105, en Syrie, et eut pour l'avenir du christianisme de graves conséquences. Le royaume nabë.*téen, resté jusque-là indépendant, qui contournait la Palestine à l'est, et comprenait les villes de Petra, de Bostra, et de fait, sinon de droit, la ville de Damas *, fut détruit par Cornélius Palma*, et devint la province romaine d'Arabie. Vers le même temps; les petites royautés, feudataires de l'empire, qui s'étaient jusque-là maintenues en Syrie, les Hérodcs, les Soèmes d'Édesse, les petits souverains de Chalcis, d'Abila, les Séleucides de la Comagène, avaient disparu. La domination romaine prit alors en Orient une régularité qu'elle n'avait pas eue encore. Au delà de ses frontières, il n'y eut plus que le désert

Clopas et petit-cousin de Jésus; 3° un second Siméon, fils ou petitfils de Jacques, de José ou de Siméon I, par conséquent petit-fils ou arrière-petit-fils de Clopas, petit-cousin ou arrière-petit-cousin do Jésus. C'est celui-ci qui aurait été martyrisé sous Trajan. La série des chefs de l'Église de Jérusalem serait ainsi : Jacques, frère du Seigneur; Siméon, fils de Clopas; Juda, fils de Jacques; Siméon II, petit-fils ou arrière-petit-fils de Clopas; Justus. Voir le Syncelle (l. c); Tillemont, Mèm., II, p. 186 et suiv.

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