‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 346 sur 393 · Terlullien, Apol · texte numérisé non relu

Terlullien, Apol

2. Spartien, Septime Sévère, 16; Caracalla, 1; Lampride, Alex. Sév., 22, 45, 51, et surtout la lettre d'Adrien, dans Vopiscus, Saturn., 8.

3. L'opposition est bien indiquée dans saint Justin, Dial cum Tryph., 39, fin.

4S2 ORIGIK£S DU Cil HISTIA MSM E. (An 112]

volte, "ses garanties et ses privilèges l; Chose singulière, le judaïsme, qui «e révolta trois fois contre l'empire avec une fureur sans nom, ne fut jamais officiellement persécuté; les mauvais traitements que subissent les juifs sont, comme ceux qu'endurent les raïas des pays musulmans, la conséquence d'une position subordonnée, non un châtiment légal2; trèsrarement, au second et au troisième siècle, un juif est martyrisé pour ne pas vouloir sacrifier aux idoles ni à l'image de l'empereur. Plus d'une fois même, on voit les juifs protégés par l'administration contre les chrétiens3. Au contraire, le christianisme, qui ne se révolta jamais, était en réalité hors la loi. Le judaïsme eut, si l'on peut s'exprimer ainsi, son concordat avec l'empire*; le christianisme n'eut pas le sien. La politique romaine sentait que le christianisme était le termite qui rongeait intérieurement l'édifice de la société antique. Le judaïsme n'aspirait pas à pénétrer

4. Lampride, Alex. Sév., 22: Judœis privilégia reservavit. Cf. Terlullien, Apol., 21.

2. Il ne faut pas exagérer ceci. Cf. Spartien, Carac, 1 ; Talm. deBab., Aboda zara, 8 b.

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