‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 355 sur 393 · Comp. Ad. Rom., 5, à Mari. Polyc · texte numérisé non relu

Comp. Ad. Rom., 5, à Mari. Polyc

494 ORIGINES DD CHRISTIANISME. [An 112]

passages où il représente son charlatan jouant le rôle d'évêque et de confesseur, enchaîné en Syrie, embarqué pour l'Italie, entouré par les .fidèles de soins et de prévenances, recevant de toutes paris les députations des ministres chargés de le consoler ». Peregrinus, comme Ignace, adresse de sa captivité aux villes célèbres qui se trouvent sur son passage des épîtres pleines de conseils et de règles qu'on lient pour des lois 2 ; il institue, en vue de ces messages, des envoyés revêtus d'un caractère religieux3; enfin il comparaît devant l'empereur et brave son pouvoir avec une audace que Lucien trouve impertinente , mais que les admirateurs du fanatique présentent comme un mouvement de sainte liberté4.

Dans l'Église, la mémoire d'Ignace fut surtout relevée par les partisans de saint Paul 8. Avoir vu

î. De morte Peregr., $$ 11-13, 18, 41.

2. AiaGwaç riva; xai irxpatvÉaj'.ç xat vo'f/.o'jç. Lucien peut très-

bien avoir eu entre les mains la collection des sept lettres pseudoignatiennes. La mort de Peregrinus est placée par Eusèbe en l'an 165. {Chron., p. 170, 171, Schœne.)

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