‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 386 sur 393 · Voir ci-dessus, p. 495 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 495 et suiv

3 Constitut. apost., VII, 46. Voir ci-dessus, p. 466, 467.

murés par Marc et Matthieu comme frères de Jésus étaient en réalitéses cousins-germains, fils de Marie Cléophas. Mais cela est inadmissible1. Beaucoup d'autres passages supposent que Jésus eut de vrais frères et de vraies sœurs. L'agencement de la petite scène racontée par Matthieu (xiu, bk et suiv.) et Marc (vi, 2 etsuiv.) est très-significatif. Les « frères » y sont rattachés immédiatement à la « mère ». L'anecdote (Marc, m, /»1 et suiv.; Matth., xn, 46 et suiv.) prête encore moins à l'équivoque. Enfin, toute la tradition hiérosolymitaine distingue parfaitement les « frères du Seigneur » de la famille de Clopas. Siméon, fils de Clopas, le second évêque de Jérusalem, est appelé âve^ioç toû cwT-^po: 2. Pas un seul des â^eAçol toû xupiou ne porte après son nom l'addition tcO Kawicôc. Notoirement, Jacques, frère du Seigneur, n'était pas fils de Clopas3; s'il l'avait été, il eûtéié aussi frère de Siméon, son successeur; or Hégésippe ne le croyait pas; qu'on lise leschapitresxi, xxxn du troisième livre de YHistoire ecclésiastique d'Eusèbe, on s'en convaincra. La chronologie ne permet pas non plus de le supposer, Siméon mourut très-vieux sous Trajan; Jacques mourut en l'an 62, fort âgé aussi*. La différence d'âge entre les deux frères eût donc été de quarante ans environ. Donc le système qui voit les àrkXcpol toO *upioo dans les fils de Clopas est inadmissible. Ajoutons que, dans l'Évangile des Hébreux, qui a si souvent la supériorité sur les autres textes

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