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Tous ees maux sortent du dedans, et souillent l'homme

24. Partant de ce lieu, il s’eu alla vers les contins de Tyr et de Sidon ; et étant entré dans une maison , il vouloit que personne ne le sût, mais il ne put demeurer caché.

25. Car une femme dont la fille avoit en elle un esprit immonde, sitôt qu’elle eut ouï dire qu’il étoit là, entra et se jeta à ses pieds ! .

26. C’étoit une femme d’entre les Gentils , Syro-Phénicienne de nation. Et elle le prioit de chasser de sa fille le démon.

27. Il lui dit : Laissez d’abord les enfants se rassasier; car il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et le jeter aux chiens.

28. Elle lui répondit : Il est vrai. Seigneur. Cependant les petits chiens mangent sous la table les miettes des enfants.

29. Il lui dit : A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille.

30. Et étant retournée en sa maison , elle trouva sa fille couchée sur le lit, et que le démon étoit sorti d’elle.

31. Quittant de nouveau les confins de Tyr, il vint par Sidon à la mer de Galilée, en traversant le milieu de la Décapole.

32. Et ils lui amenèrent un sourd-muet, et ils le prioient de lui imposer les mains.

33. Le menant hors de la foule à l’écart, il mit ses doigts dans ses oreilles , et toucha sa langue avec de la salive.

34. Et levant les yeux au ciel, il soupira et dit : Ephpheta, c’est-à-dire , ouvrez-vous.

35. Et aussitôt ses oreilles s’ouvrirent, et le lien de sa langue se rompit, et il parloit distinctement.

36. Et il leur défendit d’en rien dire à personne. Mais plus il le leur défendoit, plus ils le publiaient ,

37. Et plus, saisis d’admiration, ils disoient : Il a bien fait toutes choses; il a fait entendre les sourds et parler les muets.

1 L’envie.

* Il y a dent condition* du salut : le tèle de ceux envoyés pour guérir; le désir d’être guéri, en ccui qui ont besoin de guérison.

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La réforme de l’homme intérieur, c’est ce que Jésus veut opérer, en cela contraire aux Pharisiens qui s'attachoient aux purs dehors. 11 leur reproche d’avoir aboli le commandement de Dieu par leurs traditions. Quand l’esprit de vie se retire de ceux qui sont chargés de le répandre, quand les institutions, ayant perdu leur vigueur primitive, penchent vers leur lin, il arrive deux choses : on multiplie les cérémonies, les rites, les pratiques extérieures, et on leur attribue une efficacité chimérique, persuadant aux hommes qu’elles suppléent les vertus réelles et dispensent de l’accomplissement de la loi véritable. Alors il se forme, au sein des sociétés soumises à ce fatal enseignement, comme une fausse conscience. On voit des peuples entiers conserver avec zèle je ne sais quelle foi spéculative, et croupir tranquilles dans l’oubli des devoirs les plus saints, dans une corruption si générale que rien presque ne s’y dérobe. Ils se lavent les mains avant de manger le pain du corps, ils purilient les vases de terre et les vaisseaux d’airain, insouciants des souillures de l’àme. Le cœur est laissé à lui-même, et du cœur sortent en foule les vices dont Jésus fait l’effrayante énumération. Lui, par une doctrine opposée, dit : Descendez dans le cœur pour en arracher toute racine mauvaise. Qu’importe le dehors? C’est au dedans qu’est le bien et qu’est le mal. Voilà ce qu’enseigne le Christ. Qui donc enseigne autrement, n’enseigne point selon le Christ, n’est point le disciple du Christ. 11 abuse de son nom pour tromper les hommes, il est de ces faux apôtres dont le Christ lui-même a dit : « Gardez-vous de ceux qui viendront à » vous couverts de peaux de brebis et qui au dedans sont » des loups rapaces. » Et encore : » Tous ceux qui disent, » Seigneur, Seigneur! « qui prient des lèvres et demeurent dans le mal par le fond de leur volonté, » n’entreront pas - dans le royaume des cieux. «

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