‹ Les évangilesChapitre 103 sur 268 · Et que donnera j’ homme en échange de son âme · texte numérisé non relu

Et que donnera j’ homme en échange de son âme

38. Qui aura rougi de moi et de mes paroles, au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui, lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les Anges saints.

39. Et il leur disoit : En vérité, je vous le dis, il y en a parmi ceux ici présents qui ne goûteront pas la mort, avant d’avoir vu le royaume de Dieu venant dans sa puissance.

Jésus appeloit à lui les hommes, disant : « Venez à moi, " vous tous qui ployez sous le faix du travail, et je vous ra- » nimorai, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon

1 Sa vie.

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« joug est doux et mon fardeau léger. » Puis voilà que, convoquant le peuple avec ses disciples, il leur déclare que quiconque veut le suivre doit se renoncer soi-même, et prendre sa croix, et la porter, à son exemple, jusqu’au Golgotha, s’il le faut, perdant son àme pour la sauver. Est-ce donc que le Christ se seroit contredit? Est-ce qu’il auroit, selon scs pensées du moment, parlé, comme au hasard, en un sens et un autre sens? Non, certes, et il est vrai que son joug est doux, son fardeau léger; et il est vrai aussi, qu’à moins de se renoncer soi-même, à moins de prendre et de porter sa croix , on ne le saurait suivre dans la voie qu’il a ouverte aux hommes. Car vivre pour ses frères, se dévouer à eux, n’est-ce pas renoncer à soi? Car s’engager à vaincre l’orgueil, la cupidité, l’avarice, la sensualité, la mollesse, tous les penchants vicieux, toutes les passions mauvaises, n’est-ce pas prendre sa croix? N’est-ce pas la prendre, que d’accepter les oppositions, les persécutions que rencontrera constamment quiconque, animé de l’esprit de Jésus, travaillera comme lui à établir le règne de Dieu dans le monde? Voyez, après tant de siècles, où ce monde en est encore. Qu’est-il qu’une pâte pétrie avec le levain des Pharisiens et le levain d’Hérode? Et que doivent attendre de lui, de sa haine pour tout ce qui menace la puissance du Mauvais auquel il est livré, les disciples du Fils de l’homme? Oh ! oui , s’ils le veulent suivre, il faut qu’ils prennent la croix. Mais la croix elle -même est le fardeau léger, le joug plein de douceur promis à tous ceux qui viendront à Jésus. Car, quoi de plus doux que la paix du cœur, la conscience du devoir rempli, des combats soutenus pour détruire le mal? Quoi de plus doux que de se donner, de plus doux que l’amour, de plus doux que la croix imposée par l’amour? Heureux donc, heureux ceux qui la prennent, qui l’acceptent de Jésus, comme Jésus l’accepta du Père; car ceux-là peuvent dire : Je vis, non plus moi, mais Dieu en moi (Saint Paul).

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