‹ Les évangilesChapitre 17 sur 268 · K Y A XL ILE · texte numérisé non relu

K Y A XL ILE

2(». Jésus leur dit : Pourquoi étcs-ious ou crainte, hommes de peu de foi 1 ? Alors, se levant, il commanda aux vents et à la mer; et il se lit un grand calme.

27. Et, dans leur admiration, ces hommes disoient: <^)uel est celui-ci, que les vents et la mer lui obéissent?

28. Et Jésus ayant abordé de l’autre côté du lac, dans le pays des (îcraséniens , deux démoniaques, si furieux que personne n’osoit passer par ce chemin, sortirent des sépulcres et s’avancèrent vers lui.

29. Et ils se mirent à pousser des cris, disant : Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus Fils de Dieu?

30. Or, non loin d’eux, étoit un troupeau de porcs qui paissoient.

31. Et les dénions le prioicnt , disant : Si vous nous chassez de ceux-ci , envoyez-nous dans ce troupeau de pores.

32. Il leur dit : Allez . Eux donc, sortant des possédés, entrèrent dans les porcs; et voilà que, d’une course impétueuse , le troupeau tout entier se précipita dans la mer; et ils périrent dans les eaux.

33. Ceux qui les gardoient se levèrent , et venant dans la ville, ils racontèrent tout ceci, et ce qui étoit arrivé aux possédés.

34. Et voilà que toute la ville sortit au-devant de Jésus, et l’ayant vu, ils le prioient de s’éloigner de leurs confins 2 .

Les enseignements abondent ici : la puissance de la charité qui doit un jour guérir toutes les maladies, toutes les infirmités, toutes les langueurs de l’humanité souffrante, chasser les démons qui s’emparent des hommes et les tourmentent, les pouvoirs oppresseurs, et aussi les penchants

1 Celui qui craint, celui qui doute, qu’il ne monte point sur la barque qui porte Jésus. C’est aux hommes de foi qu’il est donne de traverser a\ec lui la mer soulevée par les vents, et d’aborder aux rivages où se manifestera son pouvoir sur les puissances mauvaises qui dominent et tourmentent l'humanité dont elles ont pris possession.

2 Les (icrnscuiens, ce sont ceux qui, attaches par-dessus tout aux biens materiels et les préférant à la délivrance, s'accommodent des choses telles qu'elles sont, tant que la tyrannie ne* menace pas directement leurs intérêts. Ils veulent conserver leurs troupeaux de porcs, et disent à Jésus : Sortez de nus contins.

SELO.V SAIXT MATTHIKl. 13

vicieux, les instincts mauvais, les passions sensuelles qui transforment la créature intelligente en un animal immonde, et la conduisent par l’abrutissement à la perdition : la puissance de la foi qui obtient tout et qui opère tout, car le monde appartient à ceux qui croient, et quand elle s’éteint, il ne reste plus que l’inertie et la servitude. Mais en ces temps où les peuples attendent le signal du plus grand combat qui jamais se. livra sur la terre entre le bien et le mal, où des bruits de guerre grondent sourdement à tous les points de l’horizon, où chacun sent que bientôt se choqueront les deux armées qui décideront du sort futur du genre humain, de sa liberté ou de son esclavage, l’armée de Dieu et l’armée de Satan; en ces temps solennels, de qu’il faut surtout qu’on sache bien, c’est que, pour mériter d’ètre soldat dans l'armée de Dieu, il faut, comme son chef, renoncer à tout; il faut, comme le Fils de l’homme, image en cela des pauvres qu’il vient sauver, n’avoir pas même où reposer sa tête, afin de ne pas s’amollir, afin detre plus librement ici aujourd'hui, demain là, partout où se trouveront des périls à braver, des luttes à soutenir; il faut laisser les morts ensevelir leurs morts; et ceux-là sont morts qui, plongés uniquement dans les soins de ce qui passe, le souci des choses matérielles, ne savent pas même qu’ils ont une àmc à délivrer, et que vivre c’est combattre, c’est mourir pour accomplir cette grande délivrance.

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