De plus, un grand abîme est affermi entre nous et vous
1 1/argent, les richesses.
7 La moquerie n’a point cessé, mais la parole de Jésus reste, et heureux qui la recueille en soi-ménie u\ec fui!
3 Sorte de soie adhérente au lest du coquillage appelé pinnn marina.
de sorte que ceux qui voudroient passer d’ici il vous, ou venir ici de là où vous êtes, ne le peuvent.
27. Et le riche dit : Père, je vous prie donc de l’envoyer dans la maison de mon père,
28. Où j’ai cinq frères; afin qu’il leur atteste ces choses, et qu ils ne viennent point eux aussi dans ce lieu de tourments.
29. Et Abraham lui dit: Ils ont Moyse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent.
30. Et il dit : Non, père Abraham; mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils feront pénitence.
31. Mais Abraham lui dit : S’ils n’écoutent point Moyse et les Prophètes, quelqu'un des morts rcssusciteroit, qu’ils ne le croiraient pas non plus.
Un temps viendra où les principes de fraternelle égalité prêches par Jésus, passant de la conscience publique dans les institutions et les lois, modifieront l’état social, en feront disparoitre certaines énormités qui sont encore aujourd’hui partout la honte des nations chrétiennes. Quelque part que l’on jette les yeux, que voit-on si ce u’est l’effrayant contraste de ce qu’il y a de plus extrême dans l’opulence et dans le dénûment, ici toutes les jouissances, là toutes les privations, toutes les angoisses, toutes les douleurs, la nudité, la faim, et pas une pierre pour y reposer la tête. Le monde est plein de La/ares couchés à la porte du riche, désirant se rassasier des miettes qui tombent de sa table splendide , et nul ne leur en donne, et nul n’a souci de leurs maux, ne panse leurs plaies, que les chiens plus compatissants viennent lécher. Comprenez-vous maintenant qu’on ne puisse à la fois servir Dieu et Mammon? Car servir Dieu, c’est servir le prochain; et qu’est-ce que le prochain pour celui que la passion de posséder contine en soi, identifie avec l’objet même de sa convoitise insatiable? La richesse endurcit, non pas tous, mais le plus grand nombre. Et malheur au riche insensé, qui, se croyant riche pour lui seul, oublie que T
simple dispensateur des biens dont il a reçu le dépôt, il dépouille ceux qu’il ne vêtit pas, il tue ceux qu’il ne nourrit pas; que, meurtrier de ses frères, il perpétue la race de Caïn. Mais la justice divine qui ne fléchit jamais, qui embrasse les périodes successives de la vie sur la terre et au delà de la terre, rétablit l’empire de ses lois par d’ultérieures compensations que Jésus rappelle dans les vives images de sa parabole. A Lazare le sein d’ Abraham, le repos, la joie, le rassasiement : au mauvais riche les tourments de l’enfer, la fièvre qui dévore les âmes malades, le remords qui les brûle, la soif, et à cette soif la goutte d’eau refusée, comme il avoit refusé les miettes de sa table à la faim du pauvre. Certes, entre ces deux états est un grand abîme : mais cet abîme que creuse le péché, le repentir le comblera ; et tous, après avoir payé leur dette, car tous faillissent, purifiés, éclairés, ramenés au bien par les suites terribles du mal même, s’embrasseront dans le sein d’ Abraham.